This Is Not A Love Song 2019 – Journée 2 – Partie 1

Artistes : Lou Doillon – DTSQ – Methyl Ethel

Lieu : Nîmes, Paloma

Date 2019-05-31

Après avoir vu l’excellente performance de Poutre sur la Mosquito (mais on a eu une flemme atroce de faire des photos alors qu’on aurait du vu ce qu’ils ont envoyé) et avoir fait l’impasse sur Off the Wagon au Patio (l’appel du bar étant la plus forte, hydratation oblige vu la chaleur), on a vraiment commencé cette seconde journée du TINALS avec Lou Doillon dont, il faut bien l’avouer, on n’attendait pas grande chose. Force est de constater que l’on a été plutôt bien surpris car Lou Doillon a une vraie présence sur scène et dégage une fraîcheur qu’on ne soupçonnait pas. Il y a une grâce et une légèreté chez elle qui fait plaisir à voir. Musicalement on reste sur du pop-rock assez classique mais elle porte bien la chose et est clairement taillé pour elle. Ce qui étonne le plus c’est cette candeur qui émane d’elle, ce sentiment d’être heureuse sur scène et de dérouler comme à la parade comme si cela était naturel. De fait, Lou Doillon est à l’aise, elle ne fait aucun complexe et nous offre un concert qui ne restera sans doute pas dans les annales mais qui est assez éloigné de l’ennui qu’on s’était auto-affligé à l’avance. Donc, la surprise est plutôt bonne et on découvre une Lou Doillon qui ne se trompe pas dans ses choix musicaux (ses disques en témoignaient déjà avant ce concert) et qui est sans doute amené à encore évoluer. En tout cas, on sent qu’il y a chez elle une marge de progression non négligeable et pleine de promesses.

Dans la Grande Salle c’est au tour des coréens de DTSQ d’officier avec leur rock psyché bien comme il faut, peut-être parfois un peu trop sage mais tout à fait agréable à nos tympans. Si le concert est tout à fait sympathique, s’écoute et se regarde sans déplaisir, il n’y a pas cette petite étincelle qui nous ferait grimper aux rideaux. Pourtant, DTSQ donne leur meilleur d’eux-mêmes et sont mêmes bons dans leur partie mais il leur manque, sans doute à nous yeux un petit quelque chose, et ce malgré l’humour du chanteur. Celui-ci ayant un message à faire passer au public et souhaitant se faire comprendre aisément de son auditoire il a enregistré un message traduit vocalement, vous savez par ces traducteurs instantanés qui permettent aux touristes un peu quiches en langues de se faire comprendre par les locaux. Avec ce petit outil pratique, il fit lire la traduction vocale de son message original ce qui a amusé tout le monde puisque complètement inattendu. Hormis ce bon moment de rigolade, DTSQ nous a délivré un concert honnête et solide qui, au vu des morceaux aurait sans doute mérité un peu plus d’exubérance. On ne peut pas tout avoir.

On arrive un peu sur la fin du concert de Methyl Ethel qui jouait à la Mosquito quasiment en même temps que DTSQ. C’est un peu dommage car là encore, on avait affaire avec un groupe éminemment sympathique qui même s’ils ne sont pas des foudres de guerre sur scène, malgré un chanteur grimaçant, sont surtout un véritable plaisir pour les oreilles. Methyl Ethel et DTSQ un peu le même combat serait-on tenté de dire mais le plaisir pour les tympans est bien réel. On peut boire sa bière tranquillement en se laissant porter et se rendre compte que la température à tendance à fléchir quelque peu. Ce qui est assez agréable soit dit en passant. Donc oui, un peu dommage car on aurait aimé en voir un peu plus de cette formation australienne qui a donné l’impression de maîtriser son sujet assez aisément. Peut-être un peu trop facile d’ailleurs. On attend sans doute inconsciemment quelqu’un qui se mette un peu en danger pour une fois.

Lien : https://thisisnotalovesong.fr/

Crédits Photos : https://fabienpondard.fr/

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