This Is Not A Love Song 2019 – Journée 1 – Partie 4

Artistes : Built to Spill, Caroline Rose, Fat White Family

Lieu : Nîmes, Paloma

Date : 2019-05-30

Comme quoi, un lieu peut tout changer à l’ambiance d’un concert. A l’instar de Kurt Vile, Doug Martsch n’est pas le plus communicatif du monde. Mais dans cet espace fermé et confiné, Built to Spill fait passer la magie de sa musique comme si cela était normal. On se met alors à regretter de ne pas avoir vu Kurt Vile dans la Grande Salle où il aurait été sans doute plus à son avantage. C’est ainsi. Quoi qu’il en soit, Built to Spill joue avec grâce et n’est clairement pas là pour se faire mousser. Ils jouent sans presque se soucier de ce qui se passe autour d’eux. Doug Martsch s’aventure parfois à lâcher quelques mots mais avec une timidité quasi maladive. L’homme préfère se concentrer sur sa musique et là on touche sans doute à des sommets que peu sont en mesure d’atteindre. En un mot comme en cent, Built to Spill a été magistral et un frisson nous a parcouru l’échine. C’est un moment rare qu’il fallait savourer. Ceux qui ne l’ont pas fait sont sans doute passés à côté de quelque chose. En un sens, Built to Spill marque de son empreinte l’histoire du TINALS. Il fallait y être et ressentir toute cette force électrique émanant des américains. C’est presque inexplicable. Il suffisait de se laisser pénétrer par leur musique qui résonnait alors comme une évidence. De la magie, on vous dit.

Retour sur la Mosquito où se produit la pimpante Caroline Rose qui avec sa jeunesse et sa fraîcheur fait un bien fou. Enfin, Caroline Rose n’est pas non plus née de la dernière pluie et elle est sur le circuit depuis quelques années déjà. Pour autant, sa spontanéité est intacte et elle est ravageuse. Bien entourée, elle distille ses morceaux avec une joie communicatrice qui fait mouche au sein du public. Certains diront que ça ne casse pas trois pattes à un canard mais il n’en demeure pas moins que Caroline Rose sait se rendre sympathique et emmener son public grâce à sa bonhomie naturelle. Et sa musique est comme un bonheur simple qui vous fait sautiller de plaisir. A la nuit tombée Caroline Rose est cette bonne surprise qui se prend comme elle vient, sans à priori, sans calcul. On y voit un pop-rock faussement naïf qui est plein d’énergie qui vous donne ces bonnes vibrations nécessaires à une nuit festivalière réussie. Caroline Rose a réussit son coup et on en est plus que ravis.

On revient à la Grande Salle pour voir le phénomène du moment à savoir Fat White Family. Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’on ne sera pas déçu. Pour clôturer cette première journée du TINALS c’est même un choix parfait. Emmenés par un Lias Saudi arrogant et charismatique, Fat White Family va littéralement enflammer le public avec leur musique crâneuse et typiquement british. Et on ne boude pas notre plaisir car au-delà de la hype qui entoure le groupe celui-ci se révèle être un très bon groupe de scène. Il n’y a donc pas de hasard. Le groupe enchaine les morceaux comme si c’étaient de véritables performances et Lias Saudi emploie toute sa personne pour influer sur l’ambiance du concert. Tout en posture et en rage débordante, le chanteur imprime sa marque de fabrique et elle emporte tout sur son passage. Alors oui, on peut parler de réelle performance, de celle que l’on peut attendre d’un groupe comme celui-ci qui même s’il semble jouer un rôle, il le fait remarquablement bien.  Du grand art à cent lieux de ces groupes aseptisés qui donnent l’impression d’avoir tout réfléchi à l’avance. Ce n’est pas le cas avec Fat White Family qui s’adapte à la situation et joue son va tout à chaque fois. C’est le tout ou rien et, pour le coup, ce soir-là, il y avait tout en eux. Tant mieux pour nous.

 

 Lien : https://thisisnotalovesong.fr/

Crédits Photos : https://fabienpondard.fr/

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