This Is Not A Love Song 2019 – Journée 1 – Partie 1

Artistes : Rhino – Wallows – The Nude Party – Aldous Harding

Lieu : Nîmes, Paloma

Date : 2019-05-30

Ça fait du bien de revenir à Nîmes pour le This Is Not A Love Song Festival après avoir fait l’impasse sur l’édition 2018. Du bien parce que, nettement, ce festival est l’un des plus cool de France (bien qu’il ne soit pas le seul) qu’il reste à taille humaine, que les gens y sont charmants, viennent de partout, que la programmation est toujours au top (même si on n’est pas obligé de tout aimer) et qu’il prouve que cela peut fonctionner sans de grosses têtes d’affiche qui, de toute façon, trustent les autres festivals. Le TINALS a donc son identité propre, faite de musiques amplifiées, rock, psyché, électronique ou hip-hop oblique. Cette année encore, le festival nous offrira de belles surprises mais aussi quelques déceptions mais, globalement, il n’y a pas lieu de de faire la fine bouche.

La chance est même de notre côté puisqu’il fait une chaleur à se liquéfier sur place et que celle-ci ne nous quittera pas jusqu’à la fin du festival. Je pénètre dans l’enceinte de Paloma avec cette impression de ne l’avoir jamais quitté, comme un retour à la maison. On commence tranquillement en passant par le Patio où se met en place Rhino qui a cette particularité de mettre face au public  tout son attirail de façon à ce que chacun puisse voir ce qu’il fait. Chose plutôt inhabituel mais qui permet de voir toute la technique du bonhomme. Dans une veine électro hybride où viennent se mêler des influences soul, hip-hop, jazz et africaine, Rhino délivre un set parfait pour entamer le festival. Le Patio se prête assez bien aux sonorités proposées par le britannique qui visiblement se fait plaisir. De bonne augure donc pour le reste du festival.

Après s’être nourri de ces sonorités savoureuses on se dirige vers la Flamingo pour assister au set de Wallows, le groupe de Dylan Minnette qui a été révélé comme acteur dans la série 13 Reasons Why. Comme on pouvait s’en douter les premiers rangs sont squattés par un public des plus jeunes. La popularité de Minnette aidant, le groupe connait ici un vif succès. Si on veut être un tant soit peu objectif, il faut reconnaître que Wallows n’est pas le groupe du siècle mais il est aussi assez loin d’être putassier et connoté groupe pour ados. Au contraire, Wallows au-delà de nous servir un concert plutôt honnête, montre des morceaux power-pop assez agréables et sautillants. Mais on ne se leurre pas vraiment, Wallows n’a que peu de morceaux à son actif et les reprises viennent compléter la set-list. Ils font presque office d’apéritifs avant que l’on rentre vraiment dans le dur (et on verra qu’il y aura du biceps durant ces trois jours).

On monte un peu de niveau avec The Nude Party qui joue sur la Mosquito qui a changé de place (enfin quelques mètres afin de remplacer l’ancienne scène Bamboo) pour cette édition. The Nude Party nous propose un rock à l’ancienne, à la cool, limite babeloche sur les bords, participant ainsi au rodage de ce début de festival qui certes semble commencer timidement mais avec les meilleures intentions du monde. Rien ne sert de s’énerver et The Nude Party nous font partager leur bonne humeur et un rock plutôt bien léché. On prend dès lors nos marques et on constate que le niveau monte d’un cran. Il ne manque plus que la bonne étincelle pour définitivement enflammer le festival.

Dans la Grande Salle c’est sans doute la première grande attente qui se tient sur cette scène. En effet, Aldous Harding, dont le nom est sur toutes les lèvres ou presque, entre en jeu. Et on ne sera pas déçu. On le savait, c’est une personnalité hors norme et elle en fait ici l’étalage. Dans une formule presque intimiste (tous ses musiciens jouent assis), tous les regards se portent naturellement sur la néo-zélandaise qui multiplie les mimiques, les poses, les sourires. Mais si elle n’avait que la posture à proposer on serait bien vite parti. La jeune femme enchaîne ses meilleurs morceaux avec une facilité déconcertante et on reste subjugué. Aldous Harding incarne une certaine grâce ponctuée d’une douce folie. On avait sans doute un peu peur que cela soit décevant, surfait comme tous ces artistes que l’on monte en épingle un peu trop vite. Ici ce n’est pas le cas. Le succès grandissant d’Aldous Harding est amplement mérité et on espère qu’elle ne s’arrêtera pas là.

Lien : https://thisisnotalovesong.fr/

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