This Is Not A Love Song 2019 – Jour 1 – Partie 3

Arstistes : Shellac – Ron Gallo – Kurt Vile

Lieu : Nîmes, Paloma

Date : 2019-05-30

Après avoir tout balayé sur son passage trois ans auparavant, Shellac remet les pieds dans la Grande Salle de la Paloma pour ce qui s’annonce comme l’un des grands moments du festival. Et ce fut le cas car Shellac n’est pas le genre de groupe à être dans le compromis ou la concession. Tout y est brut, tout y est à l’énergie, dégageant une saine tension qui emporte tout sur son passage. A l’image de ce qu’ils ont toujours été, Shellac n’a pas fait dans le détail et a très rapidement taillé dans le vif. On ne va pas à un de leur concert par hasard parce qu’il faut être un tant soit peu armé pour ça. On se prend tout en pleine figure, comme une décharge électrique qui vous revigore en deux temps trois mouvements. Même si l’on sait ce que cela va donner on ne peut s’empêcher d’être dans une forme d’excitation à peine contrôlable. Shellac nous met en situation et on sait dès les premières notes que malgré le poids des ans, le trio reste le maître du genre noise-math-rock et haut la main. Pour autant Steve Albini, Bob Weston et Todd Trainer ne sont pas de ceux qui restent le cul collé sur leur trône. Chaque concert est une remise en question, un exercice d’équilibriste où la prise de risque se veut maximale. Et encore une fois cela se sera avéré payant. Le bonheur total et sans partage.

Sur la Mosquito, Ron Gallo nous permet de nous remettre tranquillement de la performance impeccable de Shellac. Il ne faut pas comprendre que celui-ci ait délivré un concert mou du slip mais juste que sa musique permet une ambiance surement plus détendue mais pas moins bonne. Oui, parce que Ron Gallo a été à la hauteur, apportant sa fraîcheur naturelle et sa bonne humeur. Personne ne s’y est trompé, accordant réservant à l’américain le meilleur des accueils. Sur la lancée de son dernier album (Stardust Birthday Party) Ron Gallo remporte aisément l’adhésion et ça se comprend aisément puisque le bonhomme se montre particulièrement bon et affable avec le public. Il n’en faut pas plus pour mettre la Mosquito en ébullition. Et ça tombe bien parce que même après Shellac on n’avait pas trop envie d’un coup de mou. Merci donc, Ron Gallo.

En parlant de coup de mou, c’est un peu ce à quoi on a eu le droit avec Kurt Vile qui passait juste après sur la Flamingo. Mais bon, on le savait. Kurt Vile est un song writer des plus talentueux. Ses disques parlent pour lui et il n’y a rien à redire là-dessus. Pour autant en concert, on le sait plutôt introverti et il n’y a pas à regarder ce qui se passe sur scène puisque c’est on ne peut plus statique. Cela fait partie du personnage et il faut faire avec. C’est le type de concert que l’on peut écouter les yeux fermés puisque rien d’autre n’a d’importance. Même si on reconnait aisément la justesse des morceaux du Kurt Vile on se dit qu’on aurait peut-être mieux fait d’aller voir The Messthetics avec des anciens de Fugazi qui jouaient au Club. Cela aurait au moins permis de rester dans une certaine cohérence avec les deux précédents concerts. On ne fait pas toujours les meilleurs choix dans la vie.

Lien : https://thisisnotalovesong.fr/

Crédits Photos : https://fabienpondard.fr/

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