Seabear – Paris

Artiste : Seabear
Date : 2006-05-03
Lieu : Paris

A l’occasion du festival ISLANDE MON AMOUR, Seabear nous a accordé cette interview. Allez les voir sur scène, au Nouveau Casino, le 09 Mai avec Benni Hemm Hemm, Apparat Organ Quartet & DJ apfelblut (Orvar du groupe mum)…

Liability : Trois mots pour vous décrire :

Sindri : Home, found, sleep.

Liability : Qu’est-ce que tu as fait la nuit dernière ?

Sindri : J’ai bossé dans un studio toute la journée, puis je suis allé à un anniversaire, où j’ai mis un gros morceau de plastique dans mon sandwich, et du lipstick dans mon verre de vin. La nourriture était plutôt marrante.

Liability : Es-tu amoureux ?

Sindri : Oui, de plein de choses.

Liability : Comment le groupe est-il né ?

Sindri : J’ai vécu à Londres il a quelques années. Je suis tombé gravement malade et j’ai du être hospitalisé quelques semaines. C’est à ce moment que j’ai acheté des machines pour m’enregistrer. Je suis rentré en Islande et j’ai commencé à enregistrer ma musique. J’ai fait le « Singing Arc EP » et je l’ai sorti tout seul. Un des morceaux de cet EP a été sorti par le label Tomlab sur un 45 tours. Quand on m’a proposé d’ouvrir pour The Books en Allemagne, je me suis décidé à adapter ces chansons pour le live. J’ai pris deux de mes amis qui étaient déjà supposés jouer sur mon futur album, mais à ce moment là nous n ‘étions pas encore un groupe. Et puis les concerts se sont vraiment bien passés, et on s’est vraiment amusés, donc on a formé le groupe, pour faire l’album sur lequel on travaille actuellement.

Liability : Est-ce que tu penses que Seabear sonne islandais ?

Sindri : Je ne crois pas avoir d’accent quand je chante, et je ne sais pas si ça sonne islandais. Peut être.

Liability : Est-ce que vous êtes connectés avec beaucoup d’autres artistes islandais ?

Sindri : Pas mal de mes bons amis jouent dans des groupes, et ça a un effet sur ma propre musique. Je viens aussi de commencer un label de musique expérimentale avec mon ami Arni, du groupe MUG. Le label s’appelle « Poundfawer », et on va sortir nos chansons les plus bizarres.

Liability : Quel style de musique ecoutes-tu ?

Sindri : J’aime énormément Tom Waits. Et Yann Tiersen. Toute la musique avec de l’accordéon. Orn Ingi écoute plein de rock comme Thin Lizzy ou Built To Spill, et Guggy adore la musique classique. Mais on écoute tous plein de styles différents. Dernièrement, pendant nos répétitions, on a écouté l’Anthology of American Folk Music, qui est vraiment cool.

Liability : Quel est le premier et le dernier disque que tu as acheté ?

Sindri : Je ne me souviens plus du premier, mais je me souviens que le premier disque que j’ai aimé était un disque chanté par des enfants. Ca s’appelait Eninga Meninga, et je l’écoute encore de temps en temps. J’étais à Berlin il y a quelques mois et j’ai trouvé des bootlegs des Beatles, sur lesquels les Beatles ne sont même pas.

Liability : Combien de concerts avez vous joué ?

Sindri : Je crois qu’on en a fait 10.

Liability : Quels sont vos projets ?

Sindri : Travailler sur notre nouvel album. « Waiting In The Papersea », c’est presque fini.

Liability : Pour le festival “Islande Mon Amour”, est-ce votre premier concert en France ? Est ce que vous attendez beaucoup de cette prestation ?

Sindri : Je suis très excité de venir jouer à Paris ! Guggy and Orn ont déjà été en France mais pour moi ça va être la première fois. J’ai entendu que Paris était magnifique pendant le printemps, et notre manager est français, donc il pourra nous faire découvrir Paris, et nous trouver du bon vin. J’espère qu’il y aura du monde au concert, parce que les deux autres groupes avec lesquels on joue sont vraiment super.

Liability : Qui est impliqué dans le processus de création ?

Sindri : Sur le nouvel album, j’ai enregistré les bases des morceaux, puis Orn et Guggy viennent jouer dessus. Guggy chante aussi sur quelques chansons. J’ai écrit tous les morceaux de cet album, parce que je les ai fait avant que les deux autres intègrent le groupe. Peut être que sur le prochain, ça sera plus une collaboration entre nous trois.

Liability : Singing Arc EP, c’etait du homestudio uniquement ?

Sindri : Les chansons de l’EP ont été enregistrées dans le hall d’entrée de la maison de mes parents. Depuis, j’ai construit un petit studio avec mon père dans la cave de la maison, et on y enregistre l’album.

Liability : Est-ce que tu peux nous parler de la scène musicale islandaise ? C’est difficile de vraiment suivre ça de France. Est-ce que ça bouge bien, il y a beaucoup de concerts, de labels ?

Sindri : Etre créatif est généralement encouragé en Icelande Au moins, dans l’environnement dans lequel j’ai grandi. La scène locale est superbe. Les gens font écouter les disques de leurs amis à tout le monde, et les groupes se prêtent leur équipement pour enregistrer. Il y a beaucoup de concerts, et quelques bons labels oui. Il n’y a pas beaucoup d’argent et la bonne musique islandaise vient surtout des gens qui font de la musique pour faire de la musique.

merci à simon.g

Lien : http://seabear.free.fr
http://www.myspace.com/seabear

Par dorian

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