Saycet – e-mail

Artiste : Saycet
Date : 2007-03-01
Lieu : e-mail

Liability : Saycet, bonjour. Votre premier album, One Day At Home, est sorti il
y a peu.
Rétrospectivement quel regard portez-vous sur lui ?

Saycet : Bonjour Fabien, l’album est sorti il y a environ un an en auto-production
ce qui veut dire que j’ai dû le finir vers novembre 2005, le rétrospection serait trop longue…
Pour faire court c’est un album qui vieillit bien à mes yeux malgré toutes les imperfections qu’un auteur reproche à son travail

Liability : On vous prête pas mal d´influences mais finalement qu´est-ce qui
alimente
l´univers de Saycet ?

Saycet : Si on ne parle pas de musique (au niveau de l’alimentation) ce sont mes démons qui alimentent
Saycet. Je veux dire par là que j’essaye de faire une musique qui me rassure et dans laquelle je me sens "protégé",
je me plonge dans cet univers pour fuir. C’est aussi une évasion de composer ce genre de musique comme si on inventait
un nouveau monde…

Liability : Les avis sur la toile sont plutôt unanimes à votre égard. Vous
n´avez pas
peur qu´on vous attende au tournant pour la suite ?

Saycet : Cela m’inquiète un peu… voire beaucoup, ça dépend du moment mais j’essaye de ne pas trop y penser sinon je ne vais pas avancer. En même temps je pense que c’est le doute qui est le moteur de la création.

Liability : On dit aussi souvent de votre musique qu´elle est cinématographique.
Qu´est-ce que cela vous inspire ?

Saycet : Je pense que c’est logique, vu que cette musique a été conçue pour s’évader, si les gens se font des images dessus c’est que cela a fait son effet.
Cela tient aussi au fait qu’il n’y a pas ou peu de paroles dans mes compositions,
ce qui laisse beaucoup plus libre cours à l’imaginaire.

Liability : One Day At Home est résolument un disque tourné vers l´intimisme.
Cela ne doit pas être évident à faire passer ce sentiment sur scène ?

Saycet : C’est assez difficile… Le live est en constante mutation car on n’a pas réussi à trouver la forme qui correspond parfaitement à l’univers. En ce moment on désire travailler sur différents modes de projections (vidéo) mais c’est très long à mettre en place.
Du reste, le public a l’air satisfait. On est donc sur la bonne voie

Liability : Beaucoup de gens vous ont découvert via le concours CQFD des Inrocks.
Qu´est-ce que cela a changé pour vous ?

Saycet : Le CQFD a été le point de départ de la diffusion de Saycet.
C’est à ce moment-là que je me suis dit qu’il était possible de faire un album qui puisse intéresser des inconnus.
J’ai reçu beaucoup de mails suite à la sortie de la compilation CQFD, ça motive énormément et ça fait chaud au coeur.
Le CQFD m’a permis de trouver un public… et c’est un très beau cadeau…

Liability : Demain, Pascal Nègre vous appelle et vous offre un contrat en or.
Vous signez?

Saycet : Tout dépend du contrat… S’il est en or pour lui ou pour moi!!!
SI j’ai la même liberté et la même mise en avant que Björk je ne cracherai pas dessus…
mais avant que cela n’arrive… J’ai le temps de vivre une dizaine de vies. Je préférerais avoir un contrat en or dans une maison qui corresponde
le mieux à ma musique et qui ne la voie pas uniquement comme valeur marchande.

Liability : De qui vous sentez-vous proche aujourd´hui, musicalement parlant ?

Saycet : Mogwai, Silver Mount Zion, Domotic, Mum, Joe Hisaichi, Steve Reich, Cliff Martinez, Eric Satie

Liability : D´ailleurs, à ce propos, vous avez acheté quoi récemment ?

Saycet : J’ai racheté Dummy de Portishead, Mono, les peel sessions de Mogwaï,

Saycet : Le successeur est en fabrication actuellement et il commence là où le premier s’est arrêté; je ne me pose pas vraiment la question de savoir s’il est dans la même veine ou pas; je compose énormément, tout n’est pas bon. Parfois un morceau me plaît, je le garde, et le lendemain je le jette… Et rarement il me plaît plus de trois jours… A ce moment-là, il sera sur l’album

Liability : Vu le bon accueil réservé à votre disque vous a-t-on fait des
propositions de collaborations avec d´autres artistes ?

Saycet : Je travaille en ce moment avec Melanie Bauer sur une chanson.
C’est assez nouveau pour moi et je trouve ça bien de s’adapter à l’autre, c’est une contrainte libératrice.

Liability : En ce sens y a-t-il des personnes avec qui vous voudriez par-dessus tout travailler ?

Saycet : J’aimerais beaucoup travailler avec Jon Brion, Cliff Martinez ou encore Danny Elfman (on peut toujours rêver)
mais pour aller au-delà de ça, j’aimerais travailler avec des réalisateurs

Liability : Aura-t-on la chance de vous voir sur scène prochainement ?

Saycet : le 22/02/2007 au divan du monde à Paris avec oto efekt (un projet dont je fais partie)
le 03/03/2007 à Saclay dans le 91
le 19/04/2007 au nouveau casino en première partie de Boom Bip
le 04/05/2007 au point éphémère à PARIS
le 17/05/2007 aux nuits sonores à LYON

Liability : Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Saycet : D’être heureux 😉

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Par Fabien

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