Park Jiha – Philos (2019)

Artiste : Park Jiha

Album : Philos

Année de sortie : 2019

Label : Tak:til / Glitterbeat

Tracklist : |01 Arrival|02 Thunder Shower|03 Easy (feat. Dima El Sayed)|04 Pause|05 Philos|06 Walker: In Seoul|07 When I Think of Her|08 On Water

Note : 8

Après un Communion qui nous avait un peu laissé comme deux ronds de flan, Park Jiha nous revient avec un Philos tout aussi perturbant. Croyez bien que cela n’a rien d’ironique. La coréenne avait su se rendre aussi émouvante qu’impressionnantes avec son précédent album et avec Philos, elle confirme qu’elle était dans le vrai et que ses choix artistiques n’avaient rien d’hasardeux. Mieux, elle prend ici confiance. En effet, si sur Communion elle s’était entourée de musiciens avec Philos elle aura joué elle-même de tous les instruments. Une façon pour elle de, certes, tout maîtriser mais aussi de produire une musique sans doute plus personnelle, plus profondément pensée. Elle le dit elle-même, ce fut un moyen qui lui a permis d’« explorer [ses] pistes de façon plus solide et [se] concentrer sur une chose à la fois ». Ainsi, Philos est-il un disque tout à fait personnel, des plus intériorisé, reprenant ces échos nostalgiques et mélancoliques déjà entendus sur Communion mais avec une intensité qui n’a rien perdu de sa force évocatrice. Mieux, sa musique prend encore de l’ampleur et on se plait à se perdre dans ce labyrinthe émotionnel qui évoque bien souvent des rêves crépusculaires où l’on semble se balader sous une pluie fine. Park Jiha touche juste, avec délicatesse et une légèreté touchante. Park Jiha avoue que se concentrer ainsi sur sa musique c’est aussi une preuve d’amour, « un amour très puissant », raison pour laquelle elle a nommé son disque Philos. Un amour qu’elle dédit également au temps, à l’espace et au son. Et on peut constater que sa description touche au plus juste. Philos navigue parfaitement dans ces eaux avec aisance et des intonations qui rappellent étrangement Ennio Morricone par moment. À noter qu’il y a bien un apport extérieur. Un seul. Celui de l’artiste pluridisciplinaire (elle est auteure, peintre, chanteuse) libanaise Dima El Sayed qui récite son propre poème avec la même intensité que la musique de la coréenne. Il n’en demeure pas moins que Philos est parfait pour ceux qui ont le pieds léger ou qui souhaitent l’avoir. C’est, du moins le sentiment que l’on a quand on ressort de ce disque. De la légèreté et rien d’autre.

Lien : http://parkjiha.com/

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