Oren Ambarchi – Quixotism (2014)

Artiste : Oren Ambarchi

Album : Quixotism

Année de sortie : 2014

Label : eMego

Tracklist : |01 Quixotism Part 1|02 Quixotism Part 2|03 Quixotism Part 3|04 Quixotism Part 4|05 Quixotism Part 5

Note : 8

C’est pratique d’avoir des amis. D’autant plus quand ils sont eux-mêmes musiciens et qu’ils peuvent toucher aux arts plastiques. Depuis le temps qu’Oren Ambarchi navigue dans les sphères des musiques obliques, il a eu le temps de se forger quelques solides amitiés. Des amitiés qui, dans le cas présent, l’ont amené à enregistrer aux quatre coins du monde sur une durée de deux années. De l’Allemagne à l’Islande en passant par les Etats Unis d’Amérique, le Japon et l’Australie, Oren Ambarchi aura été à la rencontre de ses nombreux collaborateurs pour ce Quixotism qui s’est construit comme une suite de singles. Ainsi, Ambarchi aura pu compter sur les talents des estimés Thomas Brinkman, Jim O’Rourke, Matt Chamberlain, Crys Cole, Eyvind Kang, John Tilbury, U-Zhaan, Ilan Volkov & the Icelandic Symphonic Orchestra. Sans compter Stephen O’Malley qui s’occupe de la partie graphique du disque avec le concours d’Estelle Hanania pour la photographie. Autant dire que ça ne plaisante pas.
Faisant en quelque sorte suite à Sagittarian Domain, Quixotism explore les possibilités dans les diverses combinaisons entre les textures électroniques et organiques et dans l’approche de la pulsation et du rythme. Chacun des collaborateurs apporte une touche particulière en fonction de sa propre spécialité. Entre approche glitch, techno minimale, microsound et post-minimalisme, Quixotism ne se limite pas à un seul cas de figure. Ici c’est bien le mouvement qui est mis en exergue avec des mises en contextes plus ou moins différentes. Pourtant, on arrive à trouver une certaine homogénéité entre les cinq parties de ce disque. On n’y trouve pas spécialement de grands écarts. On reste dans une musique abstraite mais qui ne s’adresse pas à un public neurasthénique et c’est sans doute ce qui rend ce disque bien plus abordable qu’il n’y paraît. Chaque partie de ce disque se manifeste comme une mécanique bien huilée agrémentée d’éléments plus organiques (piano, guitares, percussions, cordes diverses) qui donnent justement ce côté sans doute plus abstrait et étiré. Quixotism est un peu un mélange des genres où Oren Ambarchi, en fin organisateur, parvient à trouver des convergences afin de réaliser un disque certes aux accents abstraits mais qui est aussi largement chaleureux et lumineux. Alors qu’il ne semble plus pouvoir s’arrêter depuis quelques années (les sorties de disques s’enchaînent à une vitesse stakhanoviste), Quixotism s’inscrit comme l’une de ses meilleures réalisations tant par le processus créatif que par son côté dynamique et protéiforme. Dans son genre, c’est un must.

Lien : https://orenambarchi.com/

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