Morgenstern, Barbara – e-mail

Artiste : Morgenstern, Barbara
Date : 2006-08-15
Lieu : e-mail

En sortant The Grass Is Always Greener, Barbara Morgenstern s’est imposé comme l’une des jeunes femme sur qui il faudra compter dans les années à venir. Gravitant dans la sphère d’influence de Robert Lippok, l’allemande s’est fait le chantre d’une idée très germanique de la pop électronique. Rencontre avec une des meilleures représentantes d’outre Rhin.

Liability : Bonjour Barbara, The Grass Is Always Greener est votre dernier album qui vient après votre collaboration avec Robert Lippok mais qui est censé succéder à Nichts Muss sorti il y a trois ans. Qu’y a-t-il de différent entre The Grass… et Nichts Muss ?

Barbara Morgenstern : The Grass… est plus chaleureux et pas aussi électronique que Nicht Muss. J’étais fatiguée de peindre des vbeats sur mon ordinateur alors j’ai demandé au batteur que j’utilise pour jouer live de poser ses rythmiques sur l’album. Je voulais garder la dynamique de mes concerts sur l’album. J’utilise beaucoup plus de piano que d’organe (que j’utilisais jusqu’ici depuis des années et des années), j’ai cherché à être capable de jouer une quantité de chansons au piano – et j’ai réussi.

Liability : Comment pourriez-vous présenter The Grass… en quelques mots ?

Barbara Morgenstern : The piano rules!

Liability : Qu’est-ce qui vous influencé en général pour vos compositions ?

Barbara Morgenstern : En général je suis toujours influencée par Robert Wyatt et Joni Mitchell qui sont mes deux artistes favoris depuis longtemps. Pour ce disque j’avais retenu beaucoup de pianistes comme Gonzales, Antony & The Johnsons et j’ai aussi écouté des pièces de piano de Bela Bartok.

Liability : Vous sortez vos disques depuis quelques années déjà chez le label Monika. On y est mieux qu’ailleurs ?

Barbara Morgenstern : Ouais, j’aime travailler avec des gens sur le long terme et c’est ce que je fais avec Monika. Et nous sommes des femmes ce qui est différent et beaucoup plus amusant. Je suis amie avec Gudrun Gut.

Liability : The Grass… est présenté comme l’album de la maturité. Est-ce aussi votre impression ?

Barbara Morgenstern : Oui, plus ou moins. Peut-être est-ce à cause du piano et d’un songwriting meilleur, je veux dire écrire une chanson au piano.

Liability : Vous êtes, à priori, assez proche de Robert Lippok et de Bill Wells. Ont-ils joué un rôle pour ce disque ?

Barbara Morgenstern : Non malheureusement pas.

Liability : Dans un avenir proche voyez-vous quelqu’un avec qui vous aimeriez travailler ?

Barbara Morgenstern : Ouais. Je suis en tournée aux Etats-Unis en ce moment avec The Mountain Goats et je vais demander à ces gars si ils veulent jouer sur mon prochain disque. Ils sont juste fantastiques.

Liability : Savez-vous déjà à quoi va ressembler votre prochain disque ?

Barbara Morgenstern : Des insonorisations et du piano, beaucoup de piano.

Liability : Vous avez la réputation de voyager beaucoup. La France sera-t-elle une destination prochaine pour vous ?

Barbara Morgenstern : Cela serait intéressant mais malheureusement je n’ai joué qu’une seule fois à Paris. Et après ça je n’ai plus jamais été invitée. Peut-être que cet article changera ça.

Liability : Que vous inspire la scène électronique d’aujourd’hui ? Y a-t-il des artistes qui vous marquent encore dans ce domaine ?

Barbara Morgenstern : Je ne suis pas le genre de fille qui est à la recherche de la dernière sensation du moment, alors je me tourne vers la "vieille" musique électronique et je trouve Oval très très passionnant. Cette couche sonore où tu peux entendre ce que tu souhaites, je trouve ça grandiose.

Liability : A ce propos, quels sont les derniers disques que vous avez achetés ?

Barbara Morgenstern : Hanne Huckelberg, Capital K et un cd de Bela Bartok.

Liability : Si demain on vous proposait une forte somme d’argent pour jouer avec le pire groupe du monde, vous le feriez ?

Barbara Morgenstern : Bonne question. Je dirais que je prendrais un groupe de stature mondiale sinon ce serait ennuyeux. La réponse est Rammstein.

Liability : D’ailleurs vous seriez prête à continuer à faire de la musique rien que pour l’argent ?

Barbara Morgenstern : Non, jamais. Le fun est la plus importante des choses. La musique est une part de moi-même alors ce serait dur de donner cette part juste pour de l’argent. Mais j’aime l’argent, bien évidemment !

Liability : Etes-vous sensible à ce que peut dire la presse à votre sujet?

Barbara Morgenstern : Oh, pas plus que les gens normaux. Je suis drôle et entière, je ne suis pas une marionnette de papier, j’en suis la stricte opposition.

Liability : Si The Grass… s’avère être un échec commercial, cela influerait-il votre manière de travailler ?

Barbara Morgenstern : Je ne sais pas encore. Le court terme quand il est question de succès et d’argent, c’est toujours difficile à prévoir, mais je ne m’arrêterai pas de faire de la musique et de faire des concerts.

Liability : Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Barbara Morgenstern : Du succès à terme et trouver de vrais fans !

Lien : http://www.barbaramorgenstern.de

Par Fabien

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