Libertines, The – The Libertines (2004)

Artiste : Libertines, The
Album : The Libertines
Année de sortie : 2004

Label : Rough Trade
Tracklist : |01 Can’ t Stand Me Now|02 Last Post On The Bugle|03 Don’ t Be Shy|04 The Man Who Would Be King|05 Music When The Lights Go Out|06 Narcissist|07 Arbeit Macht Frei|08 The Ha Ha Wall|09 Campaign Of Hate|10 What Katie Did|11 Tomblands|12 The Saga|13 Road To Ruin|14 What Became Of The Lakely Lads|

Note : 4.5

D’ abord il y a cette déclaration de Mick Jones, à propos de ce nouveau disque des Libertines dont il est le producteur: " Un album comme il n’y en a qu’ un par génération ". Des paroles qui invitaient franchement à la méfiance. Ensuite, il y a cette pochette ridicule où nos deux amis posent et sur laquelle Doherty montre ses bras ou ses veines, ouais il se défonce, ça c’ est Rock N Roll. Et puis enfin, il y a la musique, ce sur quoi l’ on doit juger un groupe finalement.

Le tout s’ ouvre sur " Can’ t stand me now ", excellent single, et se clôt sur le très réussi " What became of the lakely lads ". Entre les deux, douze titres ennuyeux. On s’endort jusqu’ à la plage six, on aura au passage noté la présence de " Music when the lighs go out " une chanson datant de " Up the bracket ", réengistrée en moins bien ici… Les Libertines tentent de nous réveiller par des titres rapides mais terriblement moins efficaces que les " Vertigo " ou autres " Horror show " d’ antan… Certains n’auraient même pas été gardés comme face B à une certaine époque. Beaucoup de morceaux sont baclés, parfois inutilement rallongés, remplis de ponts ratés, de solos pas très inspirés. Dur constat. Tout n’ est pas du niveau du nullissime " Don’ t be shy ", globalement tous les titres contiennent de bonnes idées, mais voilà à part trois ou quatre compositions, aucune ne tient vraiment la route de bout en bout. On les aimait tant quand ils jouaient le punk romantique de leur premier essai. On était touchés par la spontanéité et la mélancolie des " Babyshambles ". D’ ailleurs, on retrouve quelques morceaux issus de ces sessions, sur ce nouvel album. Mais ce qui sonnait brut avant, sonne creux aujourd’ hui, sans relief, la faute aussi à Mick Jones, producteur fantôme.

Ceci dit, peut-on en vouloir aux Libertines d’ avoir sorti un album plus que moyen? On imagine que la maison de disques les a pressés pour rentrer en studio. Et quand on connait les difficultés que traversent le groupe, il aurait été vraiment étonnant que le duo nous sorte quelque chose de bon… Enfin le résultat est là, ce disque nous donne l’ image d ‘un groupe déjà usé. Triste.

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Par Yann

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