Knotfest 2019 – Partie 2

Artistes : Behemoth – Papa Roach – Powerwolf – Rob Zombie

Lieu : Clisson, Hellfest

Date : 2019-06-20

Ce n’est quand même pas la première fois que Behemoth passe sur les terres clissonnaises. Pas la première fois non plus qu’on se dit que leur show est vu et revu. Pourtant on se laisse encore avoir par le décorum, par la présence imposante de Nergal et un show qui, manifestement, n’a rien perdu de sa force. Pour ceux qui voient Behemoth pour la première fois, cela reste impressionnant. Pour les autres, il va sans dire qu’il serait malheureux qu’ils soient déçus tant les polonais tiennent leur rang. Massif, cérémonieux, rituels et noirceurs sont les qualificatifs que l’on peut aisément ressortir de cette nouvelle expérience avec Behemoth. Rien de surprenant dans le fonds mais on sent que le groupe tient à défendre pleinement leur dernier album en date ( I Love You at Your Darkest). Mission donc réussie haut la main et ce sans que cela puisse souffrit d’aucune critique.

À suivre, Papa Roach apportera sans doute un peu plus de peps et de fraîcheur. Ce qui a d’ailleurs permis au public de se bouger un peu le derche après le trop de sérieux déployé par Behemoth. Papa Roach, à son habitude, joue de cette carte à fonds avec un Jacoby Shaddix qui ne cessera de communiquer avec ledit public, le motivant, ne restant jamais en place. Et cela fonctionne, Papa Roach ne met pas très longtemps pour mettre tout le monde dans sa poche. C’est presque trop facile mais il n’en demeure pas moins que les américains mettent les moyens pour ça. Dès lors il y a une sorte de communion entre le groupe et le public qui fait plaisir à voir. Et ce même quand Papa Roach rend hommage à Keith Flint de The Prodigy en reprenant Firestarter, l’un de leurs morceaux les plus emblématiques. Il est donc clair que Papa Roach emporte l’adhésion et il serait ridicule de ne pas le reconnaître quand, comme votre humble serviteur, on n’a pas d’atomes crochus avec eux. On s’incline donc.    

On pourra même s’incliner devant Powerwolf tant qu’on y est. Il y a un côté kitsch chez les allemands qui peut vite se montrer insupportable si on a du mal avec ce type de metal quelque peu grandiloquent. Pour autant, on ne peut nier à Attila Dorn ne de pas savoir manier sa barque et de jouer les divas imbuvables. Bien au contraire il démontre une belle capacité à faire corps avec son public, jouant avec lui, le faisant chanter plus que de raison. Cela donne un côté festif presque bon enfant. À croire même que c’est leur marque de fabrique. On adhère ou pas mais il y a comme une espèce de communion dans laquelle on peut aisément se laisser porter. Powerwolf joue parfaitement son rôle et même si par moment on trouve qu’ils en font un peu trop, on reste indulgent devant cette concorde qui donne le sentiment que le public appartient à une seule et même famille. Le critère musical en est presque secondaire ici. Powerwolf nous transmet toute son énergie est c’est déjà l’essentiel.

Evidemment avec Rob Zombie c’est une autre histoire, une autre émulation. On connaît tous ses qualités sur scène, Rob Zombie ne faisant jamais les choses à moitié. On aurait sans doute préféré le voir un peu plus tard dans la soirée où son show, à la nuit tombée, prend tout son sens. Peu importe car, dans l’absolu, voir Rob Zombie est toujours une belle expérience et pour s’en prendre plein les esgourdes il n’y a sans doute pas mieux. En ce sens, nos espoirs ont été récompensés puisque monsieur Zombie, loin de faire dans la dentelle, s’est montré en forme et pour le moins percutant. Dès les premières notes de Meet the Creeper, qui inaugure le set, on sait sur quel ton va se diriger ce concert qui sera mené tambour battant. Mais qui pouvait vraiment en douter ? Rob Zombie n’a jamais été le genre de personne qui peut transiger. Même si cela semble être un show maitrisé de A à Z on voit bien que les américains donnent ce qu’ils ont de meilleur. Le plaisir que l’on prend est donc à son maximum et il est bien difficile de dire que l’on s’ennuie en les voyant. Clairement on passe un stade supérieur avec eux mais on préfère en rester là pour le Knotfest même si derrière il y a encore Amon Amarth, Slipknot et Sabaton qui, de l’aveu de beaucoup, ont été largement à la hauteur et spectaculaires. Même si le Knotfest semble avoir été une sorte de one shot dans l’histoire du festival, cela donne à réfléchir quant à la pérennisation d’un quatrième jour. Cela ouvre des perspectives et personne ne peut négliger l’idée que d’autres événements de ce type pourront venir se greffer à nouveau au Hellfest. Qui vivra, verra.  

Lien : https://www.hellfest.fr/

Crédits Photos : https://www.romainballez.com/
https://fabienpondard.fr/

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