Kim meets Jorge Bernstein and the Pioupioufuckers – Violence Ultimatum (2018)

Artiste : Kim meets Jorge Bernstein and the Pioupioufuckers
Album : Violence Ultimatum
Année de sortie : 2018

Label : Super Apes
Tracklist : |01 I Hate Rock’n’roll|02 1000 Years|03 Midlife Crisis|04 Ultra Violence|05 Violence in the Air|06 White Flag|07 Arnaud Le Gouefflec Is Deaf|08 Brutal Massacre|09 Eventual Core Music|10 Amelia Parano|

Note : 7.5

 

On a l’impression que Kim ne s’arrête jamais. En fait, ce n’est pas qu’une impression. Il ne s’arrête jamais. La dernière fois qu’on avait croisé sa route c’était il y a une petite dizaine d’années pour l’album Don Lee Doo qui avait fait notre bonheur. Dix ans plus tard, Kim Stanislas Giani est toujours là, a sorti nombre de disques et continuera probablement encore un paquet de temps. Ici il s’associe aux non moins magnifiques Jorge Bernstein & The Pioupioufuckers qui ont largement côtoyé Arnaud Le Gouëfflec ces derniers temps. Bien entendu, il n’est pas question de faire un disque un tant soit peu sérieux. Il n’y a qu’à voir la double pochette : d’un côté un Kim représenté en barbare howardesque et de l’autre un Jorge Bernstein en Hulk déterminé, les deux plantés dans un décor apocalyptique. En tout cas, on l’interprète comme ça. Et pourtant Violence Ultimatum n’est pas le grand n’importe quoi qu’on pouvait attendre. C’est juste un disque de rock intelligent, saignant, brut de décoffrage et avec un petit côté « je me fous de la gueule des grands principes du rock » mais tout en les respectant quand même un peu. Bref, un disque qui sent un peu la sueur mais cette bonne sueur, celle dont on sait qu’un disque ou un concert vous a procuré un bonheur jouissif. Sans faire de grands miracles Kim, Jorge Bernstein et les Pioupioufuckers (comment voulez-vous qu’on les prenne au sérieux avec un nom pareil ?) s’en donnent à cœur joie et se lâchent complètement, jouant des coudes pour mieux aller à l’essentiel. Violence Ultimatum n’a pas vocation à être le plus grand disque de tous les temps mais il a une classe qui oscille entre une certaine élégance et une furie rock’n’rollesque du plus bel effet. Ça crache, ça vitupère et ça ne se laisse jamais aller à la sensiblerie. En dix morceaux, Kim et ses camarades renoue avec une certaine justesse rock avec toutes ses imperfections mais aussi toutes ses qualités. Et ça fait du bien dans un paysage actuel où tout y est quasiment propre et lisse. Rien ne pouvait nous faire plus plaisir qu’un disque pareil qui remet enfin les choses dans le bon ordre. Enfin, comme si il devait avoir un ordre particulier…

 

Lien : http://leblogdekim.blogspot.com/
https://www.facebook.com/JorgeBernsteinPPF/

Par Fabien

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