Israel Martinez – Pausa (2019)

Artiste : Israel Martinez

Album : Pausa

Label : Aagoo Records

Année de sortie : 2019

Tracklist : |01 Anda|02 Pasajero|03 Delava|04 Pausa|05 Exorcizios Meditatio Sonus I|06 Exorcisios Meditatio Sonus II

Note : 7

Après avoir croisé Israel Martinez avec ses productions solos, avec Lumen Lab (qui n’est autre que le projet de son frère Diego) ou ses collaborations avec KK Null, Fernando Vigueras ou Luis Felipe Ortegas, on se penche une nouvelle fois sur son cas avec Pausa qui peut ressembler à une sorte de compilation puisque ce disque repose sur différents travaux qu’il a réalisé sur ces six dernières années. De fait, Pausa manque sans doute un peu de cohérence sur la longueur. Cependant, ce disque est comme son nom l’indique, une pause. Une pause qui se matérialise par des respirations silencieuses entre chaque composition comme s’il fallait prendre le temps de marquer chaque époque à laquelle les morceaux ont été conçus. Une pause également parce que, pris séparément, ces constructions sonores ne s’inscrivent pas dans un projet particulier. Le processus de création étant différent quasiment à chaque fois et ce dans des contextes tout aussi différents, il est difficile de dire que Pausa se meut dans un objectif précis. S’il y en a un c’est bien de présenter des travaux sonores qu’ils soient faits de field recordings, de traitements digitaux purs ou de performances live qui s’étalent dans la durée et qui montrent toute l’étendue des recherches d’Israel Martinez. Il serait malencontreux de voir dans Pausa quelque chose d’anecdotique. Ce disque n’est en rien un amas de fonds de tiroir qui laisserait penser que le mexicain se laisserait aller à la plus simple des facilités. Il n’en est rien. Pausa montre une fois de plus toute l’exigence de Martinez à aller chercher les sonorités les plus incongrues pour les mêler à celles qui nous entoure de manière quotidienne. Israel Martinez c’est une musique de l’inconscient, du voyage permanent au plus profond de nos êtres qui nous rappelle, par le biais de l’abstrait, que, parfois, l’infiniment petit ou ce que l’on considère comme secondaire ou perturbant à nos oreilles est sans doute tout aussi important que le tumulte journalier de la vie moderne. De fait, Pausa, malgré son caractère décousu, n’en est pas moins un disque de bonne facture qui se garde de frayer avec les formes parfois trop lisse ou trop convenu de la musique électroacoustique entendue ces dernières années.

Lien : http://www.israelm.com/

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