Hellfest 2018 journée 1 – partie 6 – Clisson – 2018-06-22

Artiste : Hellfest 2018 journée 1 – partie 6

Lieu : Clisson

Date : 2018-06-22

Pour beaucoup, les choses sérieuses commencent avec Meshuggah. Pourquoi pas. C’est, en tout cas, l’un des premiers « gros » à entrer en lice. Et en véritable bête de concours, les suédois ne décevront pas la foule venue les applaudir. Concis, précis, impitoyables, Jen Kidman et sa troupe ne sont pas là pour rigoler et impriment un rythme soutenu pour ne laisser à personne le soin de reprendre son souffle. Certes, cela manque d’interactions avec le public mais avec Meshuggah on n’est guère étonné et leurs postures plus ou moins statiques a au moins le mérite de nous obliger à nous concentrer sur leur musique implacable. En soi, Meshuggah sera sans pitié et les cinquante minutes (un peu moins si on regarde bien) du show auront été pleinement utilisées. Meshuggah aura donc été largement à la hauteur.

Dans le genre curiosité, Mysticum va se poser là. Considéré comme un groupe culte dans la scène black, on s’est rapidement dit qu’il ne fallait peut-être pas faire l’impasse sur ce groupe. Surprise, les norvégiens, outre qu’ils joueront sans batteur (entend on qu’une bande son ou celui-ci est-il planqué quelque part ?) les trois membres visibles du groupe joueront en haut de trois colonnes sur lesquels on projette des effets cinématiques, de lumière, des pentagrammes en veux-tu en voilà. Dans une tendance black-indus très marqués, Mysticum laisseront sceptiques bon nombre de spectateurs. D’ailleurs, la Temple ne fera pas le plein. En fait, le set atteindra assez vite ses limites même si le côté visuel de la chose peut paraître original. Là encore, on assiste à une performance à poigne mais on a quelques doutes sur l’intérêt de la chose. Et nous ne sommes pas les seuls à se poser cette question.

A la suite c’est Carnivore A.D qui s’installe qui était sensé avoir disparu après le décès de Peter Steele en 2010. Résurrection donc du groupe qui connait un nouveau chanteur en la personne de Marc Piovannetti. Outre le fait que groupe fera un set sérieux et sans trop d’impairs, Carnivore A.D laisse l’impression d’être dans une survivance qui laisse encore planer l’ombre de Peter Steele. Si on arrive à en faire abstraction on découvrira un groupe pas manchot, des plus expérimentés et certainement plus chaleureux que les deux groupes qu’on a vu précédemment. Ainsi, on a plus envie de rester et de se laisser aller à ce nous présente Carnivore A.D que de s’infliger des formations qui ignorent totalement ou presque leur public.

Quitte à choisir. Hollywood Vampires ou Solstafir ? Il n’y avait pas à réfléchir trop longtemps en même temps. L’intérêt d’une formation comme Hollywood Vampires étant assez faible voire inexistante, si ce n’est que pour constater que Johnny Depp sait effectivement jouer de la guitare, Solstafir était donc le meilleur choix à faire en cette fin de journée. Et grand bien nous en a pris puisque les islandais sont des spécialistes des sets bien rodés et portés par une forte émotion. Et là-dessus personne n’aura été déçu. Sachant tout à la fois être subtil que de hausser le ton, Solstafir a fait étalage, une fois de plus, de tout son savoir faire avec un sérieux qui ne peut faire que l’approbation de tous. Du haut niveau donc, mais qui pouvait craindre le contraire ? Ceux qui ne connaissent sans doute pas le groupe ou ceux qui ont préféré saigner des oreilles sur les Mainstages au même moment. La subtilité ou l’opportunisme ? La subtilité (islandaise) l’a emporté très largement.

Crédits Photos :   https://www.romainballez.com/

Lien: https://www.hellfest.fr/

Par Fabien

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