Dustbreeders – The Only House in Town (2019)

Artiste : Dustbreeders

Album : The Only House in Town

Année : 2019

Label : 213 Records / Elevage de Poussière / Fougère Musique

Tracklist : |01 The Only House in Town|02 The Hall of Machines|03 The Seclusion Room

Note : 7

Depuis la fin des années 90, Dustbreeders n’auront eu de cesse d’explorer les strates de la musique noise et ce sans vraiment faiblir. D’ailleurs, dans la noise il ne peut y avoir d’entre deux. Soit on y est pleinement, à l’extrême, soit on s’en trouve exclu. De Dustbreeders on connait surtout Michel Henritzi qui, outre avoir crée les labels AKT Production et A Bruit Secret, a sorti moults disques sous son propre nom et souvent en collaboration avec les plus dignes représentants de la scène japonaise dont Junko, la chanteuse des mythiques Hijokaidan. Junko que l’on retrouve ici assez naturellement après qu’elle ait participé avec le groupe au disque Mommy Close the Door qui n’est rien d’autre que la réunion de trois lives réalisés en 2002. Ici, elle intervient sur le premier morceau, The Only House in Town, qui était déjà existant sur l’album The Missing Bar mais sur lequel elle n’était pas présente. Quoi qu’il en soit cet E.P. présente toute la radicalité dont le groupe a toujours su faire preuve au fil du temps. Trois morceaux (performances ?) qui ne font aucune concession et qui, si on devait faire simple et donner des comparaisons qui parlent à tout le monde ou presque, laissent penser à des extensions du White Light / White Heat du Velvet Underground ou du Metal Machine Music de Lou Reed. Bien sûr, ce serait limiter Dustbreeders à ce simple cadre et il n’en saurait en être vraiment question. Au-delà du chant saturé de Junko, la musique de Dustbreeders est comme un mur du son qui vole lentement en éclat. Longues échappées, distorsions électriques, drones sauvages, bruitisme sous tension sont les ingrédients de ce disque qui peut facilement mettre les nerfs à rude épreuve pour qui n’est pas habitué. En tout cas, trois ans après The Missing Bar, Dustbreeders nous montre qu’ils n’ont pas jeté l’éponge et qu’ils ont toujours une saine énergie à revendre. Serrez les dents et prenez le tout de plein fouet. C’est ce qu’il y a de mieux à faire.

Lien : http://dustbreeders.canalblog.com/

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