Carl Michael Von Hausswolff – Still Life-Requiem (2017)

Artiste : Carl Michael Von Hausswolff

Album : Still Life-Requiem

Année de sortie : 2017

Label : Touch

Tracklist : |01 Still Life – Requiem I|02 Still Life – Requiem II

Note : 6

Présenter de manière complète Carl Michael Von Hausswolff prendrait des heures et nécessiterait un article de fonds plus que conséquent. Alors autant être le plus concis possible. Considéré comme l’un de ceux qui ont posé les bases d’une musique électronique expérimentale telle qu’on la connait aujourd’hui et qui aurait suscité l’apparition de label comme Raster-Noton ou Touch, Carl Michael Von Hausswolff est apparu à la fin des années 70 avec comme bagages un radar, un magnétophone et un sonar. Entre temps, ses installations sonores qui ont un lien direct avec l’électricité, ont fait le tour du monde, Hausswolff s’imposant partout où il a pu transmettre sa musique et s’ouvrant les portes de, notamment, la biennale de Johannesburg ou celle de Venise. Nombreux sont ceux qui citent aujourd’hui Carl Michael Von Hausswolff comme une influence majeure, sans compter ceux avec qui il a collaboré comme Leslie Winer, John Duncan ou Hans-Joachim Roedelius et ses projets annexes (Ocsid, The Kingdom of Ergaland-Vargaland, Phauss…).

Ici, c’est le second disque qu’il sort pour le compte du label Touch (le premier étant 800 000 Seconds in Harar sortie en 2011) et sa conception a pris pas mal de temps. En effet, Von Hausswolff a conceptualisé ce disque entre 2010 et 2013 mais la composition et la production, elle, s’est réalisée entre 2014 et 2017 à Palma de Majorque et à Stockholm. Ici, le suédois a utilisé comme seule matière issues de la spectroscopie (on vous renvoie à un article plus détaillé pour la compréhension de ce que c’est). Quoi qu’il en soit, de cette matière retirée, Von Hausswolff a conçu une pièce  unique qui a été divisée en deux pour les besoins de l’édition vinyle.

Sans surprise particulière Still Life – Requiem est l’incarnation d’une musique étirée et spectrale qui fait la part belle aux distorsions diverses et variées. Pièce fantomatique, ce disque ne nous apprends certes rien sur les capacités de Von Hausswolff à transformer la matière mais on constate aussi qu’il a toujours autant de maîtrise. Somme toute, dans l’approche, on reste sur quelque chose d’assez classique qui n’amène rien de supplémentaire à ce que l’on sait de l’œuvre du suédois. On se rapproche même de ce qu’on pu faire des sound-artistes comme John Duncan ou Alan Lamb. De fait, Still Life – Requiem a beau être pétri de pas mal de qualités il n’en est pas pour autant décisif.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *