Aidan Baker & Gareth Davis – Invisible Cities (2018)

Artiste : Aidan Baker & Gareth Davis

Album : Invisible Cities

Année de sortie : 2018

Label : Karlrecords

Tracklist : |01 Memory| 02 Sky| 03 Signs| 04 Desire

Si c’est la première fois que Aidan Baker (Nadja, Orchard) collabore avec Gareth Davis (Oiseaux-Tempête), sortir un disque sur Karlrecords n’est pas totalement inédit pour lui. En effet, en 2015 Baker avait déjà sorti un album avec Idklang et rien de disait que ce ne serait qu’un one shot pour le label. Il faut dire que Aidan Baker sort énormément de choses sur différents labels et qu’il n’a aucun problème pour passer de l’un à l’autre. C’est donc comme une sorte de retour que Aidan Baker signe ce disque sur Karlrecords avec un projet complètement différent qui ne se prendra pas comme une suite logique de In the Red Room. Un chapitre donc à part qui fait la part belle aux évocations urbaines, ces sonorités nocturnes que l’on apprivoise avec cette sensation de se placer en dehors du temps. Ici, Aidan Baker et Gareth Davis choisissent d’évoquer ces cités invisibles. Non pas celles que l’on peut voir mais celles que l’on imagine, que l’on écoute ou que l’on ressent. On pourrait dire que cela est de l’ordre du fantasme mais celui-ci prend pieds dans le réel. Invisible Cities n’est pas que le fruit de l’imagination des deux hommes, il est aussi l’interprétation d’observations, de mises en perspectives de sonorités collectées ça et là. Sans être forcément de l’ordre du voyage initiatique, ce disque offre une vision et une perception de la ville qui nous échappe parfois, celle qu’on peut vivre à chaque instant mais qui, inconsciemment, nous habite sans que l’on y prête une attention accrue. Il n’est pas question non plus d’une forme de célébration de l’urbanisme mais bien d’y voir la ville comme une propre extension de nous-mêmes, comme quelque qui fait corps. Disque nonchalant, rêveur et pour le moins nocturne, Invisible Cities tisse sa toile avec délicatesse et avec ce souci de demeurer un peu hors du temps comme si celui-ci n’avait pas vraiment d’importance. Sans être forcément atypique, Invisible Cities ne se range pas non plus facilement dans des cases. Ce qui fait également tout son attrait et qu’on y revient pour se plonger dans ses nombreuses nuances.

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