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Mondkopf

Le : 09-05-2011

Lieu : e-mail

propos recueillis par Fabien et publiés le 13-05-2011

Paul Régimbeau aka Mondkopf est en plein effervescence. Il y a de quoi. Rising Doom va sortir le 18 mai prochain. C'est bientôt et cela vaut bien un peu de stress de la part de son auteur. Car, évidemment, on l'attends au tournant. Galaxy of Nowhere avait mis la barre assez haute et tout le monde espère que le bonhomme saura rebondir. Pour autant, ceux qui ont avoir entre les mains le ep/fanzine The Excuse : Rising Doom auront pu se rassurer. De toute façon, on pourra toujours se faire une idée ICI. Du moins tant que c'est possible. Malgré tout, cela n'empêche pas Mondkopf de nous parler de son disque, brièvement, certes, comme un homme un peu pressé, mais suffisament pour que cela soit éclairant.

Liability : Bonjour, Rising Doom va sortir courant du moi de mai. Quels sont les différences avec Galaxy of Nowhere ? As-tu l'impression que le son Mondkopf a évolué ?

Mondkopf : Une énergie plus directe je pense. J'ai produit l'album en très peu de temps, ce n'est pas la somme de plusieurs morceaux séparés puis regroupés comme avait pu l'être Galaxy of Nowhere... Le son y est plus agressif aussi, plus angoissant, c'est la face obscure de Galaxy of Nowhere, je dirais.

Liability : En ce sens quelle est la direction que tu as voulu donner à ce nouvel opus ?

Mondkopf : La direction s'est faite d'elle même, mais je voulais envoyer l'auditeur dans un terrain plus sombre, avec parfois des percées lumineuses tout de même... Mais faire parler plus mes démons.

Liability : Pour nous préparer un ep avec quatre titres inédits (Day of Anger Black) est sorti avec un magazine (The Excuse : Rising Doom) limité à 1000 exemplaires. D'où est venu cette idée d'un tel format ?

Mondkopf : J'ai toujours apprécié les fanzines, l'idée de spontanéité qu'il y a derrière, je trouvais que c'était un bon support pour élargir l'univers autour de l'album. Parallèlement à ça, le graphiste qui a bossé sur l'album (Jules Esteves) faisait un fanzine avec comme concept de balancer une image qui était le prétexte au contenu de celui-ci. On l'a donc appliqué avec le titre Rising Doom. Du coup se côtoient Victor Hugo, Cioran ou des fausses affiches de film apocalyptiques et des extraits de Futurama...

Liability : De même pour la performance que tu as livré à la Gaité Lyrique le 5 mars dernier tu t'es associé au collectif graphique expérimental lyonnais Trafik. Comment as-tu été amené à travailler avec eux ?

Mondkopf : J'étais frustré quand je devais faire mon live dans des clubs avec plein de lumières mauves qui tournaient dans tous les sens, ça ne correspondait pas à l'ambiance sonore. Au même moment on a rencontré les responsables de la Gaité Lyrique et on s'est dit que ce serait un bon cadre pour développer un live où on controllerait l'aspect visuel. Après quelques recherches, Vincent Carry nous a présenté Trafik, qui, venant du design, ont tout de suite compris nos envies de quelque chose qui joue plus sur des sensations lumineuses que sur de l'illustration.

Liability : Le visuel qu'ils t'ont concocté à cette occasion est assez impressionant. C'est ce à quoi tu t'attendais ou tu n'avais pas d'idée préconçue sur ce qu'ils allaient te proposer ?

Mondkopf : Je n'avais pas d'îdée très précise. Je voulais juste quelque chose d'assez simple en noir et blanc, quelque chose d'orageux avec des lumières violentes. Ils ont alors travaillé en écoutant mon live et de suite on est tombé d'accord ! Ca c'est fait vraiment naturellement !

Liability : Tu vas commencer à tourner à partir de la mi-mai. Est-ce que les sets qui vont suivre seront dans la même veine que ce l'on a pu voir à la Gaité Lyrique ?

Mondkopf : Et bien ce sera type de set oui, je veux vraiment partager mon album avec le public directement, les visuels m'accompagneront toujours aussi ! Après, parralèlement, je ne vais pas me priver de faire des DJ sets selon les opportunités, c'est vraiment une dimension importante pour moi.

Liability : Tu assumes volontiers une influence liée au label Warp. Une influence qui t'es d'ailleurs souvent renvoyée par les journalistes. Est-ce que ce n'est pas finalement agaçant qu'on te renvoie toujours la même image ? Dans le même ordre d'idée ne crois-tu pas le parallèle réducteur ?

Mondkopf : Je ne pense pas que ce soit réducteur vu la qualité que nous a offert ce label ! Je suis très flatté au contraire. Après, j'espère avoir ma propre personnalité musicale.

Liability : A ce propos est-ce que ce sera une déception pour toi si on dit de Rising Doom qu'il est une résurgence des belles années de Warp ?

Mondkopf : Pas du tout, j'ai adoré ces années ! J'aurais aimé sortir mon album à cette époque, et puis le label a, je suis sûr, de beaux jours devant lui.

Liability : A priori en ce qui concerne la musique tu sembles travailler seul. Est-ce que cela a toujours été le cas pour Rising Doom ? Tu ne laisses personne influer sur le résultat final ?

Mondkopf : Je fais participer des musiciens de temps en temps quand j'ai besoin d'enregistrer de vrais intruments, mais ils ne participent pas à la composition de l'album. Après, j'écoute les gens proches souvent, je ne veux pas parler qu'à moi même quand je fais de la musique...

Liability : Si jamais tu avais un souhait, avec qui tu pourrais travailler pour un album futur de Mondkopf ?

Mondkopf : J'aimerai bien faire chanter... pardon, crier Jeff Whitehead du projet Leviathan.

Liability : J'ai précisé Mondkopf parce que tu participes également à Disco Dawn Boys avec Redhotcar (qui est aussi le boss de Fool House). C'est un projet qui est toujours d'actualité ?

Mondkopf : Pour l'instant, c'est en stand by avec la sortie de mon album, on a beaucoup de boulot !

Liability : Enfin que peut-on te souhaiter pour la suite ?

Mondkopf : De ne pas flancher pendant mon live aux Vieilles Charrues ("Ne pas flancher Paul, ne pas flancher...")

A voir également :

http://www.myspace.com/mondkopfonthemoon

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