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Hint vs Ez3kiel

Le : 21-08-2010

Lieu : Corsept

propos recueillis par Fabien et publiés le 11-11-2010

Au départ, dans le cadre du festival Couvre-Feu, il était prévu que je fasse que l'interview d'Opium du Peuple. Arrivé sur place, on me propose d'en faire d'autres. Cela aurait pu être possible avec Jello Biafra mais, apparement, il fallait montrer patte blanche. Par contre les gens de chez Hint et Ez3kiel étaient tout à fait disponibles. Leur association, considérée comme l'un des plus beaux projets de l'année dernière, jouait à Corsept les prolongations. Retour donc sur cette épopée au travers d'une interview largement improvisée.

Liability : Bonjour Hint-Ez3kiel

Matthieu Fays : Bonjour.

Liability : Donc voilà, finalement une tournée qui devait durer que 10 dâtes se prolonge. Ce n'était pas spécialement prévu.

Arnaud Fournier : A la base c'était une création qui devait avoir lieu pour deux concerts uniquement, à la fin 2008. A la suite de ça, vu qu'on avait pris beaucoup de plaisir, qu'il y avait de la demande pour le show etc, on a décidé de faire une tournée de dix dâtes. Là dessus on a décidé de faire un live dessus, un dvd, un cd live. Donc, du coup, on s'est dit qu'on allait pas s'arrêter là et il eu quinze dâtes qui se sont remontées cette année, par dessus. Voilà un truc comme ça, plus les festivals. Et là, ce soir à Couvre Feu c'est le dernier concert du projet.

Liability : Il n'y a rien d'autre de prévu après ?

Arnaud Fournier : Ben, chacun dans son coin.

Matthieu Fays : Si, plein de projets, mais chacun dans son coin.

Liability : Donc, Hint, pas de prochain album ?

Arnaud Fournier : Alors, je vais te dire, ça c'est un truc dont on parle depuis 10 ans. On en parlait sincèrement. Le projet Hint existe toujours même si on fait rien (rires). Mais en tout cas, Hervé et moi on est à fonds pour en refaire un mais il faut juste qu'on arrive à faire coïncider nos emplois du temps et puis retrouver le truc. On est plus dans les mêmes villes, on n'a plus les mêmes vies, donc c'est juste une question de timing. Donc on a bien envie d'en faire un, et on va essayer d'en faire un mais quand ?...Enfin, on est encore plus motivé depuis l'expérience avec Ez3kiel, ça nous a reboosté dans l'envie de faire durer ce projet qu'on a commencé en 93.

Liability : Et donc pour Ez3kiel, quelque chose de prévu après ?

Arnaud Fournier : Ah des projets, nous on en a plein. Bon là, ce soir, on part en vacances pendant un mois et après on rattaque, pas sous la forme musicale mais sous la forme des installations des Mécaniques Politiques qui vont être exposées six semaines au Palais de la Découverte à Paris. Ensuite, d'autres expo à la Maison des Métallos. On va plus revenir sur le côté Naphtaline avec ces installations pendant toute l'année prochaine et qui vont se ballader un peu partout. Et puis on prépare un concert avec un orchestre classique au Théatre de Tours pour les 23,24 et 25 juin de l'an prochain. Donc pareil, il y aura l'expo pendant un mois sur Tours et un concert au Grand Théatre. Enfin trois concert. Et puis ensuite, on va faire la même chose à Lille. Mais à chaque fois on prend des élèves du conservatoire du lieu dans lequel on joue donc ça demande des répétitions en amont.

Liability : Et ce sera avec le répertoire d'Ez3kiel ?

Arnaud Fournier : Ce sera avec les morceaux de Naphtaline, ouais. Et plus...comme on l'avait déjà fait à Grenoble, on avait, quand on avait fait un truc avec des chercheurs et des scientifiques, ce qui nous avait donné la possibilité de jouer avec un orchestre. Donc, on l'a fait et au départ c'était exactement comme avec Hint c'est à dire que c'était que pour une seule dâte. Et puis ce projet nous a tellement fait plaisir qu'on s'est dire pourquoi ne pas essayer de le faire dans plusieurs villes, en arrivant, en allant voir les gens de la ville, du conservatoire et puis de prendre le temps qu'il faut pour ça. Donc voilà ce sont les prochains projets pour l'instant...Quelques dâtes à l'étranger aussi, une résidence à Labo avec un jongleur multimédia à Grenoble au mois d'octobre et puis on va commencer à réfléchir à un nouvel album mais il ne verra pas le jour avant 2012, je pense.

Liability : D'ailleurs ce projet Hint vs Ez3kiel cela n'a pas donné des idées à d'autres, qui vous auraient contacté pour faire la même chose mais avec vous ?

Arnaud Fournier : Bah nous, non, parce qu'on n'avait même idée du truc. C'est Jarring Effect qui a eu l'idée de cette rencontre. Non et puis, Hint, contrairement à Ez3kiel, n'est pas du tout actif. On n'a rien sorti depuis onze ans, douze ans, donc fallait avoir l'idée. Donc voilà, ça nous a vachement plu mais on ne cherche pas non plus d'autres collaborations ou quoi que ce soit. Déjà ce serait pas mal de se retrouver tous les deux et faire quelque chose de Hint.

Liability : D'ailleurs cette collaboration est un peu bizarre parce que Hint et Ez3kiel ce sont deux mondes assez opposés musicalement parlant.

Arnaud Fournier : Alors pas tant que ça je trouve. En fait, grosso modo, il y a un peu de l'un dans l'autre. On s'est formé la même année, je crois ?...93. On a eu des circuits parallèles. Et en fait...

Matthieu Fays : ...on s'est rencontré en fin d'activité de Hint.

Arnaud Fournier : Exactement.

Matthieu Fays : Sur une ou deux dâtes, je crois.

Arnaud Fournier : En 2000, c'est ça ?

Matthieu Fays : Ouais.

Arnaud Fournier : Et en fait, je trouve qu'il y a dans les deux groupes un côté expérimental et le côté super mélodieux. Donc, tu vois, il y a la finesse et la brutalité. Il y a un peu plus de brutalité chez nous, globalement. On est aussi deux groupes à jouer avec des vidéos. Et c'était aussi marrant d'avoir le concept de deux groupes complètement identitaires sur la vidéo et se retrouver sur un projet où il n'y a pas de vidéo, où il y a un beau show light, de la déco, etc.

Liability : D'ailleurs, c'est un gros ensemble. Comment ça se met en place ? C'est dur à monter ? C'est quoi la symbiose du truc ?

Matthieu Fays : Ben, ça prend ou ça prend pas et là ça a pris. Ce s'est fait rapidement, du coup, parce que pour la première dâte, pour le festival de Jarring, il y avait trois jours de répèt. Donc c'est pour ça aussi qu'on a pas mis l'accent sur le côté vidéo, qu'on a plus cherché une install' scénique originale, le mur d'ampli correspondait bien à l'état de la tournée qui allait suivre (rires).

Arnaud Fournier : Je reviens sur le fait qui est assez étonnant...sur scène, la position d'Ez3kiel n'a absolument pas changé. C'est exactement la même que quand on est pas là. Et Hint, sans Ez3kiel on a exactement cette implantation, jouer très serré au milieu, les quatre amplis collés, machin...On s'est juste incrusté dans l'implant' d'Ez3kiel et ça rentre absolument parfaitement, comme si cela avait été conçu pour. Ca s'est fait vraiment assez facilement et puis la rencontre artistique...ouais, c'est vrai que pour parler du projet on a fait une réunion à Angers d'une heure pour discuter, pour choisir les titres. Tu sais pas, parce que tu connais pas très bien etc, et puis tu sais pas si ça va marcher. Et puis en fait artistiquement et humainement ça a collé. On a répété à Annecy...on est arrivé à Annecy pour trois jours. La premier jour on a tout branché et on a joué, on savait que c'était gagné. Ca a demandé vachement de travail et de concentration puisqu'en trois jour il fallait faire un set d'une heure et quart, vingt. Donc oui, c'était super intense. Et en même temps c'est une super expérience. Pour le dvd c'est pareil, on avait répété deux-trois jours et le premier concert de la tournée était capté. Il n'y avait pas le droit à l'erreur. C'était un peu une folie de capter un concert après trois jours de répèt', tu vois ? Et non pas en fin de tournée, quoi, où on était plus à l'aise. Donc ça te booste aussi, il y a une prise de risques et au final si ça passe c'est cool !

Liability : Vous n'avez jamais eu peur que ça ne fonctionne pas en fait ?

Arnaud Fournier : Bah au tout début et pour le dvd, on avait des craintes quand même. Quand on a capté le premier concert à Saint Etienne, on s'est dit oulala.

Matthieu Fays : Je pense aussi que c'est ça qu'on recherche. Quand on a une démarche artistique c'est aussi prendre des risques, même sans savoir trop où tu vas. Et donc tu te dis que t'as ça a donner, tu donnes tout et voilà quoi, ça part. Et puis de toute façon, là, en l'occurence, on avait pas de recul. La tournée était calée, par rapport au planning on ne pouvait répéter que trois jours avant. Et puis de toute façon, en trois jours on devait donner le maximum qu'on puisse mettre.

Liability : C'est vrai qu'en parlant de recul, en regardant le dvd, on voit des passages avec des gens du public qui donnent leur avis sur le concert. C'est vrai que la plupart venaient pour Ez3kiel. Ils ont été vachement étonné, de la chose, enfin de la symbiose qu'il pouvait y avoir entre vous. Vous avez été étonné de ce retour du public, qui était quasiment immédiat ?

Arnaud Fournier : Ca a marché ouais.

Matthieu Fays : Sur l'ensemble de la tournée, on s'est quand même rendu compte qu'il y avait les vieux fans de Hint, qui étaient là et qui étaient trop contents. Il y avait un peu deux générations. Il y avait les trentenaires-quarantenaires pour Hint, puisque c'était les gros hard-coreux des années 90 : "Putain, ils remontent sur scène !". Du coup, je pense que c'est peut-être plus notre public qui a été surpris. Mais en même temps on essaye de les habituer à chaque fois à des choses différentes. Après, il y a une affiche, si ils ne font pas attention aux noms qu'il y a dessus. On ne va pas leur lire à leur place.

Liability : Donc là, vous allez jouer ce soir à Corsept, cela va être exactement le même show que vous faisiez avant ou il y aura des apports supplémentaires ?

Matthieu Fays : Il y a une formule festival en fait, où on ne joue pas les trucs trop calmes.

Arnaud Fournier : Il y a deux morceaux qu'on enlève, ouais. Par contre, il n'y a pas la déco. Ce sera le groupe , à poil.

Matthieu Fays : Il n'y aura pas les lumières. Toute la créa lumière qui avait été créé pour les salles.

Liability : Je reviens un petit peu à Hint. 10 ans sans rien faire, qu'est-ce qu'il s'est passé pendant toute cette période ?

Arnaud Fournier : Bah on a fait vingt concerts entre 2000 et 2005, les derniers, quoi. On a fait une tournée pour les 10 ans du groupes, c'était en 2003, je crois. Et puis moi, je tourne à fonds avec La Phaze, depuis 10-11 ans, donc, ça me prends tout mon temps, absolument. Et puis Hervé il bosse dans une boite d'informatique donc tu vois on ne s'est pas tourné les pouces. On est juste pris sur pleins de projets à côté. Voilà, c'est pour ça qu'on a dit que le projet existe toujours. On a jamais splitté, on ne s'est jamais faché, on a jamais eu la non envie de rejouer ensemble. Au contraire, c'est juste encore une histoire de timing. On attends depuis 10 ans d'avoir l'opportunité de se dire : "Ah là, on y va, on fonce, on fait un disque".

Liability : Justement ce projet va peut-être vous ouvrir des portes via des labels ou des choses comme ça , non ?

Arnaud Fournier : A la limite, il n'y a pas de problèmes de label. A la limite on s'en fout quoi. Nous on a jamais cherché de label, on faisait un disque et voilà. Le premier il a été sur Black & Noir, le suivant sur Pandemonium, la réédition et le dvd sur Jarring Effect. Sachant que les mecs de Jarring Effects c'étaient ceux qui tenaient le Pèse Nerf il y a quinze ans où on jouait tous les six mois. On boucle un peu une boucle, donc voilà, on a jamais rien démarché, on a jamais été managé, c'était vraiment à la roots, à l'ancienne et là ce sera pareil. Si on fait un disque, on fait un disque. Enfin, c'est d'abord jouer et créer de la matière, de la musique. Après, le disque, si on le sort, ce ne sera pas bien difficile aujourd'hui et de toute façon on sait très bien que ce sera pour en vendre de petites quantités aux aficionados, à des curieux et voilà.

Liability : Ce sera à l'envie quoi ?

Arnaud Fournier : Oui, bien sur. C'est juste du plaisir. Il n'y a aucun carriérisme là dedans.

Liability : Et oui, donc, Ez3kiel sur Jarring Effect, un label qui prend de plus en plus d'importance. C'est un label où vous vous sentez vraiment bien ?

Matthieu Fays : Ca fait dix ans qu'on y est mais on est assez loin d'eux quand même. Et comme on est pas trop au courant de leur actualité, on les contacte à chaque fois qu'on veut sortir un disque et voilà. Est-ce que ça vous dit de le sortir et ils nous disent "oui, on le sort", jusqu'au prochain. Après, High Tone...tout ce qui sort là bas. Disons que c'est un gros-petit label qui a grandit avec une scène qui existait en France, qui a contribué à la création d'un mouvement qui s'appelait le dub à l'époque et puis, voilà, ça se suit, petit à petit.

Liability : Justement, avec Ez3kiel vous avez l'impression de faire partie d'une famille bien particulière ou vous vous sentez un peu comme un franc tireur ?

Matthieu Fays : [...]Là maintenant, on est dans notre bulle à Tour.

Arnaud Fournier : Moi, je vois vraiment Ez3kiel comme un groupe franc-tireur, comme tu dis. Enfin vraiment, c'est un groupe absolument à part, quoi. Il n'y en a pas deux et puis c'est rare, justement les groupes qui naviguent comme ça, en faisant un projet avec un quatuor néo-classique et Daho, faire un truc noise avec Hint, de faire des trucs avec orchestre, avec des scientifiques, de faire des installations de multimédia. Enfin, c'est quand même...Ez3kiel, ce n'est pas que le groupe, c'est quelque chose de très vaste. Et c'est le seul groupe en France, à mon avis, qui fait ça de cette manière là. Et même d'un point de vue musical, quand on nous a présenté le projet, c'était Ez3kiel plutôt qu'un autre parce que c'est un groupe qui fait son truc comme il l'entends et qui fait de la musique qui ressemble à Ez3kiel. Et justement, dans la scène dub, il y en a tellement qui ont essayé de copier High Tone ou Zenzile, copier Lab°, avec sa branche roots, électro, noise, peu importe, là il y avait vraiment un scène. Ez3kiel, je ne vous ai jamais considéré comme un groupe de dub, déjà.

Matthieu Fays : Du tout, non. On a été affilié à cette scène parce qu'il y avait ce mouvement qui sortait et puis bon...là ce soir, je crois qu'on sera loin du dub. (rires)

Liability : Cela vous a dérangé qu'on vous ait associé à cette scène là ou cela vous ait complètement passé au-dessus de la tête ?

Matthieu Fays : Ce sont des termes génériques utilisés par les journalistes. Nous, on fait ce qu'on a à faire, sans trop se poser de questions.

Liability : Ca vient, comme ça vient...

Matthieu Fays : Ouais, c'est ça. On ne s'est pas dit "on va faire du dub". On s'est retrouvé à un moment où auparavant, dans notre staff on avait une chanteuse qui est partie. On s'est "qu'est-ce qu'on va faire ?". Pour combler ce vide, on est passé aux samplers, un côté plus électronique. Après, Yann qui travaillait dans une école de graphisme, quand on a eu les moyens, on a rajouté l'image. Puis, petit à petit, ça s'est imbriqué et on a créé notre univers au fur et à mesure. On va là où on veut aller. Voilà, si un jour on a envie de faire un film on fera un film. On ne se donne pas de limites pour l'instant. Voilà, on avance comme on a envie d'avancer. On a encore des choses à dire. Mais de quel ordre ? Le futur le dira.

Liability : Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter globalement pour la suite ?

Arnaud Fournier : Continuer à bien s'amuser (rires). Parce que là on s'est bien amusé quand même. Sur ce projet qui parait sérieux, je veux dire, dans le son, on s'est quand même bien marré. C'était des tournées qui n'étaient pas tristes, on va dire. On a tous entre 35 et 40 balais pour certains, je trouve qu'il y a une décontraction à dire que c'est vachement de fun. C'est sérieux, on présente un spectacle sérieux, travaillé, on va dire. On ne fait pas ça par dessus la jambe. On prend vachement de plaisir, on n'est pas là à partir, faire directement le show, partir à l'hôtel. Non.

Liability : En tout cas, ça se ressent dans le dvd, vous prenez du plaisir à jouer. Vous êtes entre vous, entre amis surtout...

Arnaud Fournier : Ouais, absolument, absolument.

Matthieu Fays : Mais c'est pas mal, de faire des petites formules, éphémères et du coup tu rentres dans l'univers d'un autre groupe aussi. Ca t'apporte plein de choses. Et pour ta musique et puis vice versa je pense. Enfin c'est marrant, quand on a fait l'expérience avec Daho, après quand on a fait Naphtaline, qui était quelque chose de beaucoup plus orchestré que les autres albums, et eux ils sont aussi partis sur un truc où ils essayaient de rajouter de l'électronique. Ce qui fait qu'on se rend bien compte au final que la réunion des deux univers a servi à chacun. Voilà, l'expérience de l'un a alimenté l'autre. C'est la vie, c'est l'expérience. Ca se fait au fil des rencontres. Celle-là elle était assez improbable. Pour nous, Hint c'était arrêté. Quand Jarring nous a proposé de faire la création avec Hint, on s'est dit "bah ouais, ouais, si ils existent encore !". Et puis eux ils se sont dit "bah tiens on va se reformer pour". Ils avaient envie de rejouer et c'est un truc qu'on aurait pas pensé de nous même.

Arnaud Fournier : C'est clair.

Matthieu Fays : Là ils se retrouvaient dans une situation où, au départ, il devait y avoir une création avec Ez3kiel et High Tone. High Tone était en vacance à ce moment là, et ils voulaient rebondir pour ce festival et c'est une très bonne chose qu'ils aient pensé à ça.

Liability : Comme quoi, faire si peu de dâte, entre guillemets, ça évite de se répéter sur la longueur quoi.

Arnaud Fournier : C'est un projet éphémère. Au début c'était prévu pour deux, puis pour douze et finalement, il y aura eu quasiment trente dâtes, un dvd live. C'est carrément plus que ce qu'on espérait tous. Même pour le label. Donc, c'est que du plus.

Liability : D'ailleurs, si on revient au dvd, beaucoup l'on considéré comme l'un des projets de l'année dernières. Ca vous a surpris ou pas du tout ?

Arnaud Fournier : Bah moi j'étais dans les chiottes d'une copine il n'y a pas longtemps, je suis tombé sur un vieux magazine Noise où ils classaient les 100 meilleurs albums de l'année et je crois que le dvd était dans les dix premières places et tout. J'me dis "ah ça c'est cool". Planqué entre Sonic Youth et Dälek, un truc dans le genre, enfin, je me dis "ah, ça c'est cool, ça a marqué des gens". Fier et inattendu. Enfin, je suis très fier, et je pense que je ne suis pas le seul, de ce projet. Je ne réécoute jamais les disques, les dvd, auxquels où on joue et là, celui-ci, comme j'ai potassé un peu les plans dessus, j'ai pris énormément de plaisir à revoir le concert en tant que touriste, entre guillemets, de voir le dvd et tout. Et puis ça restera un bon souvenir. Le docu est bien monté, c'est un belle objet, c'est une belle trace de ce projet.

Liability : Merci beaucoup, et bon concert pour ce soir.

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