.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Darc, Daniel

1ère partie :

Le : 14-12-2004

Lieu : Paris, l'Olympia

compte rendu proposé par Claire et publié le 07-01-2005

La musique de Daniel Darc, on en pense ce que l’on veut, mais les concerts de Daniel Darc ne peuvent pas laisser indifférent. Le moins que l’on puisse dire c’est que son public éprouve une grande tendresse pour le bonhomme. Il dégage une telle sincérité vis-à-vis de ses musiciens, de ses amis, qu’il serait difficile de ne pas se laisser embarquer dans ce grand tourbillon d’amour universel.

L’été dernier, j’ai eu l’occasion de le voir à deux reprises, en festival. Déjà, sa présence sur scène m’avait bluffé. En salle, ces émotions prennent une dimension supplémentaire. De plus, il semble que Daniel se soit réconcilié avec son passé : seule la moitié de son concert est consacrée à son dernier album, l’excellent crève-cœur, l’autre moitié reprenant d’anciennes chansons, à lui, ou même qui datent de l’époque Taxi Girl. D’ailleurs, dans la salle, dans les premiers rangs est présent Laurent Sinclair, ancien clavier du groupe. En l’apercevant, Daniel lui lancera un sourire radieux, un regard ému, et viendra s’agenouiller sur le devant de la scène pour lui prendre la main. Les groupies des premiers rangs dont je faisais partie se sont empressées de se saisir elles aussi de cette main tendue…

Daniel Darc ne serait pas lui-même sans quelques facéties sur scène. Dès le quatrième titre, au moment où il doit commencer le refrain de Je me souviens…, il s’arrête, lance un sourire mutin vers ses musiciens, et nous explique : “là, j’ai un grand sentiment de puissance, parce que tant que j’ai pas commencé à chanter, ils sont dans la merde…” ; il attend encore un peu, le sourire au lèvres, et repart enfin : “Dis-si-mule dans le silence…”

Comme je l’ai dit plus tôt, son public est tout acquis à sa cause. C’est ainsi que sur la chanson qui commence par ces mots : “Suis-je inutile et hors d’usage ?”, la salle s’empressera de crier un “NON !!” franc et massif. Mais cela n’empêchera pas les spectateurs de réagir alors que Daniel entonnera le Psaume 23… “Laïcité !” ; “tu fais chier, on est athées”. Mais si les cris s’arrêteront très vite, pour laisser le public écouter cette chanson qui est malgré tout très belle, quelques uns garderont leurs majeurs tendus vers le plafond pendant toute la chanson…

A la fin d’Il y a des moments, Daniel Darc se dirige vers le fond de la scène, s’agenouille et se met à graver dans une plaque le mot “RESISTE”. En même temps, entre sur scène Christophe, un caméscope à la main, pour le filmer en train d’écrire, la scène étant retransmise en live sur un écran en fond de scène. Cette entrée est diversement accueillie par le public, certains l’acclamant, d’autres le sifflant… mais le moins qu’on puisse dire c’est que l’assistance est surprise de cette entrée. Tout le groupe sort alors de scène pour laisser s’installer Christophe au clavier, et nous chanter Les paradis perdus. Pour finir cette grosse heure et demie de spectacle, Daniel Darc et son groupe reviendront pour une ultime chanson, et pour le plus grand bonheur des spectateurs, qui une fois la chanson terminée, une fois la lumière rallumée ne voudront pas sortir de cette salle, comme si cela pouvait reprendre, comme s’il était possible de grappiller encore quelques instants de pur plaisir.

Set-list : La pluie qui tombe | Rouge rose | La main au cœur | Je me souviens, je me rappelle | Jamais, jamais | Un peu c’est tout | La ville | At quel crime ? | Nijinsky | Mes amis | Inutile et hors d’usage | Aussi belle qu’une balle | Cherchez le garçon | Paris | N’importe quel soir | Psaume 23 | Rappel : Quelqu’un comme toi | Elégie #2 | Le seul garçon sur terre | Il y a des moments | Les paradis perdus (Christophe) | Viviane Vog.

A voir également :

http://www.danieldarc.net

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