.:.Compte Rendu de Concert.:.

Pochette

Arthur, Joseph

1ère partie :

Le : 13-12-2003

Lieu : Liévin, Arc en Ciel

compte rendu proposé par drezco et publié le 01-01-2004

Une venue annoncée depuis quelques semaines, celle d'artistes new-yorkais pour une sorte de festival honorant la grosse pomme. Des sets à Lille mais surtout une rencontre à Liévin ( 62 ) avec Joseph Arthur, promu fils caché de Dylan par une certaine presse bien pensante. En préambule : Tall Paul Grundy, anglo-lillois, donc hors-sujet, qui de toute façon n'a pas eu l'opportunité de m'éblouir, l'heure était celle des rencontres avec d'autres spectateurs de mes amis. Deuxième sur la liste, Jennifer O'Connor, vraie new-yorkaise elle, débutant sa carrière internationale par la même occasion, voire sa carrière tout court, à grands coups de ritournelles sèches comme une six cordes, la patte à peine graissée par une bassiste gentiment effacée. Jennifer a repris du Suzanne Vega au Petit déjeuner ( deux fois ) et a oublié de s'acheter une montre, comme de celle que nous visitions du regard voyant son set se prolonger.

Car une crainte était entendue, celle qui veut que Joseph le ténébreux ne joue que quelques morceaux avant son départ définitf vers un quelconque hôtel du Nord de la France. Heureusement, il arriva bien vite, les bras chargés de ses habituels attributs, guitare en bandouillère, sampler suppliant à ses pieds, et, surprise, un synthé acheté pour 30 $, autant dire une frivolité. Comme à son habitude, il entreprit boucles et arpèges avec grand sérieux, gratifiant l'assistance de moult inédits et rares extraits de sa production la plus confidentielle ( dont ses 4 EP successifs ), touchant de temps en temps à quelques traces indélébiles de ses albums officiels. Il s'en alla, au bout de 3 fois 15 minutes, pour revenir biberonnant sa bouteille de flotte, improviser au clavier et entamer un long rappel que l'on qualifiera de seconde partie. Il revint ensuite une troisième et ultime fois, non sans humour, et tel un jukebox humain s'enquit auprès du public des éventuels morceaux à jouer. Qu'il conserva au fond de sa manche, au chaud avec un bras synthétique et quelques secrètes blessures. Et de s'enfuir à la Speed of Light...

PS: il annonça, sans rire ou presque, qu'il était sans domicile fixe à New-York, devenue "trop chère". Adoptons le, au moins pour un temps.

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