.:.Compte Rendu de Concert.:.

Pochette

Arman Mélies + Lust + Gameness + Hopper

1ère partie :

Le : 25-05-2004

Lieu : Paris, le Glaz'art

compte rendu proposé par Claire et publié le 03-06-2004

Ce soir, au Glaz’art, c’est le second volet du festival 48è parallèle, organisé par les parisiens de Hopper. La première soirée de ce festival, à laquelle je n’ai pas pu assister, s’était déroulée une semaine auparavant et avait accueilli Exsonvaldès, Melk, Issue Sixteen et the Midsaventure of.

En première partie de cette seconde soirée, Arman Méliès. Il se présente seul sur scène avec sa guitare. A l’instar de Joseph Arthur, par lequel il est visiblement influencé dans sa musique, il se sample pour jouer sur sa propre musique. Une musique mélancolique à souhait ; des pop-songs finalement sympas, malgré des vocalises pas forcément indispensables à mon goût ; des textes en anglais ou en français selon les chansons. Arman terminera son set par un long morceau instrumental très chouette, qui fournira une parfaite transition avec le groupe suivant.

Puisque c’est ensuite au tour de Lust de venir mettre en musique cette soirée. Lust nous propose un très bon post-rock, finalement assez inclassable. Qu’il est agréable de se laisser emporter par les envolées instrumentales de cette musique. Quel bonheur de se laisser surprendre par les extraits parlés parfois diffusés en début ou en fin de morceaux. Qu’il est doux de se retrouver suspendu au chant retenu de Benjamin. Qu’il est bon de se laisser submerger par toute la violence contenue de cette douce musique. Quel vide au moment où le groupe quitte finalement la scène, laissant derrière lui l’écho d’une ultime distorsion. Une belle découverte que ce groupe, vraiment.

Ensuite, Gameness. Que dire ? Je pourrais me contenter de citer le leader du groupe : “Je sais qu’on passe pour les bourins de la soirée”. Non, disons juste que c’est une musique un peu trop violente pour moi. Ce groupe ferait sans doute fureur dans un concert où les gens seraient venus pour écouter ce genre de musique, où le chanteur hurle dans son micro, où les sons sont bruts (“c’est quoi cet echo ? on avait dit pas d’effets”), où le public pogote sans arrêt… On retrouvera cependant au pied de la scène des irréductibles, secouant la tête avec un sourire indéfinissable. En ce qui me concerne, ce sera plutôt le bon moment pour aller me reprendre une bière…

Enfin, c’est aux maîtres de cérémonie de venir clôturer ce festival. La musique de Hopper est un rock torturé et sombre, sur lequel il est agréable de se laisser aller à dodeliner doucement de la tête, puis à lentement balancer son corps, et finalement à danser franchement. En début de set, pourtant, nous avons eu peur quand Aurélia nous a annoncé un début d’extinction de voix. Cela ne l’a cependant pas empêché d’assurer ses parties de chant, avec un timbre certes plus rauque qu’à l’ordinaire. N’en déplaise à ceux qui n’apprécient pas les voix féminines dans le rock, il faut convenir que celles de Dorothée et d’Aurélia auront séduit le public tout au long du set.

Au final, l’impression que je garderai de cette soirée est d’avoir passé un très bon moment, en compagnie d’un trop petit nombre de personnes, malheureusement. Je n’ai pas forcément tout apprécié dans la musique qui passait ce soir là, mais je garde dans la tête de belles découvertes musicales, ainsi que de belles prestations scéniques pour des groupes que je ne connaissais que sur album. Et même si le concert s’est terminé après le passage du dernier métro, je n’ai aucun regret d’être resté jusqu’à la fin, et d’avoir pu discuter avec certains membres des groupes encore présents.

A voir également :

http://wearehopper.free.fr/

http://www.dust-lust.com/

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