.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest 2018 journée 1 - partie 3

1ère partie :

Le : 22-06-2018

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 09-09-2018

Dopethrone, ce sont des éternels outsiders. Toujours placés, jamais vraiment gagnants, les canadiens n’ont pas pris les voies les plus faciles pour se faire connaître, notamment celle de s’affranchir des labels et de mener sa barque par ses propres moyens. Pour autant, Dopethrone a su se faire une place et la Valley bien fournie pour l’occasion démontre qu’ils ne sont pas des seconds couteaux. A l’image de leurs albums ils se montreront même intraitables avec un son lourd et sale comme il faut, suintant le malsain et psalmodiant un chant tout aussi retors. Dopethrone n’est pas là pour faire dans la délicatesse ou dans le propret. Pichet de bière à ses pieds, Vincent Houde se montre aussi habité que vindicatif. Au moins tout autant que leur impressionnant batteur. Dopethrone n’est pas dans le star système. Ils jouent dans le plus simple appareil, sans déco, sans jeu de lumière particulier, sans artifice quelconque. Ils viennent comme si ils allaient au bar du coin et envoient tout ce qu’ils ont. Ils ont toujours été comme ça. Pas de raisons que ça change et c’est dans cette logique qu’ils sont les meilleurs.

Dopethrone (1)

Dopethrone (2)

Dopethrone (3)

Dopethrone (4)

Dopethrone (5)

Dopethrone (6)

A la Warzone ce sont les australiens de Hard-Ons qui sont à la tâche. Ces historiques du punk rock mélodique avaient pour tâche de rester au moins fidèle à leur réputation. Cependant on peut se demander laquelle. Si le groupe a fait un set plutôt honnête, on ne peut pas dire qu’il restera dans les annales de la Warzone. Le groupe a enchaîné ses morceaux les plus emblématiques sans déclencher un enthousiasme débordant. Si le groupe fait tout ce qu’il peut pour emporter l’adhésion, la sauce ne prend pas vraiment et nombreux sont ceux qui restent sur leur faim. Hard-Ons demeure un bon groupe mais qui n’a plus rien d’exceptionnel. On a plus l’impression d’un groupe qui récite son catéchisme plutôt qu’une formation encore capable d’être au plus haut niveau. Malgré tout Hard-Ons fait passer le temps mais cela ne va guère plus loin. Petite déception donc.

Hard-Ons (1)

Hard-Ons (2)

Hard-Ons (3)

Hard-Ons (4)

Hard-Ons (5)

On fait un petit détour vers la Temple pour voir Schammasch qui est l’un des groupes montant dans la scène black metal. Et on comprend très vite pourquoi. Groupe impeccable sur scène même si quelque peu statique, ils parviennent à imprimer une musique solide et puissante. Le côté théâtral du chanteur, dont le costume rituel est d’une belle classe, rajoute à cette impression que Schammasch est sur de bons rails. Clairement, les suisses impressionnent avec une aura cérémonial qui leur va à merveille. Schammasch s’impose certes, en ne prenant pas des risques inconsidérés (en cela ils répondent à des codes d’un black metal aux tendances mystiques qui emporte actuellement l’adhésion) mais en étant terriblement efficace et en s’appuyant sur des morceaux qui le sont tout autant. Examen de passage plus que réussi, donc…

Schammasch (1)

Schammasch (2)

Schammasch (3)

Schammasch (4)

Schammasch (5)

Si on voulait rester dans une atmosphère pesante et puissante il fallait aller voir Celeste sous la Valley qui enchaînait tout de suite après Schammasch. Si ces derniers valaient le détour, Celeste, dans un style vestimentaire nettement plus sobre (du noir, rien que du noir), a envoyé une déflagration sonore que tout ceux qui y ont assistés ne sont pas près d’oublier. Celeste sera tel un rouleau compresseur, ne faisant pas dans le détail mais se gardera d’être dans le démonstratif. En un sens, avec les français on est encore monté d’un cran et la tension permanente qui règne pendant leur performance n’en est que meilleure. C’est donc avec une délectation non feinte que le sludge-black de Celeste se savoure et le groupe se positionne comme l’un des plus beau épouvantail de cette première journée.

Celeste (1)

Celeste (2)

Celeste (3)

Celeste (4)

Celeste (5)

Crédits Photos : Fabien Pondard

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