.:.Compte Rendu de Concert.:.

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La Nuit de l'Erdre 2018 Journée 1 -Partie 1

1ère partie :

Le : 29-06-2018

Lieu : Nort-sur-Erdre

compte rendu proposé par Fabien et publié le 22-07-2018

La Nuit de l’Erdre a vingt ans. Ça ne mange pas de pain de le dire mais il faut aussi comprendre que durer aussi longtemps dans le monde saturé des festivals c’est déjà une belle performance. Et dans l’équipe de La Nuit de l’Erdre il était normal de marquer le coup. Pour la première fois, donc, celui-ci se tient sur trois jours et non, comme les années précédentes, sur deux. Il fallait aussi marquer le coup au niveau de la programmation et celle-ci fut plus que variée, nous le verrons. Habituellement dans un registre assez généraliste, le festival aura pris un peu plus de risques cette année tout en se gardant une marge de sécurité. En tout cas, le public fut au rendez-vous. Un public plutôt jeune et familial qui donne de l’événement une image à la cool et où tout le monde peut s’y sentir à son aise en venant voir des artistes autant confirmés que ceux à découvrir.

Le festival s’ouvre avec Gaume, qui, malheureusement pour lui, ne va trouver qu’un public quelque peu parsemé. Ce dernier investit les lieux petit à petit mais semble ne s’intéresser que moyennement à ce qui se passe sur scène. Gaume se la joue plutôt professionnel et ne semble pas trop s’émouvoir de cet état de fait se contentant d’un auditoire qui, malgré tout, reste correct au niveau du nombre. Sans être spécialement transcendant, Gaume se défend plutôt pas mal mais, soyons honnête, le succès reste d’estime et poli. Un show donc assez correct mais sans que l’ambiance soit totalement à son maximum. C’est la dure loi pour les artistes qui cherchent à s’imposer.

Gaume (1)

Gaume (2)

Gaume (3)

Gaume (4)

Gaume (5)

Evidemment, pour Asaf Avidan, il y aura beaucoup plus de monde. Lui, a moins de choses à prouver et il jouera devant un public déjà conquis d’avance. Asaf Avidan jouera la carte de l’intime en jouant seul sur scène. Un peu curieux quand on sait qu’il se trouve sur la scène Gorilla qui est la plus grande du festival. Mais pourquoi, pas. Il fera montre de ses qualités de multi instrumentistes mais aussi de vocaliste que l’on sait des plus particuliers. On le verra même tenir la note comme peu savent le faire, impressionnant tout son monde. Pour autant, il n’y a pas vraiment de surprises dans la performance du bonhomme. Asaf Avidan fait ce qu’il sait faire et le fait bien avec ce côté « je suis à la maison et je joue pour quelques privilégiés ». Clairement nous étions dans le registre de l’émotionnel plutôt que de l’énergie pure. Le commencement en douceur se poursuit donc.

Asaf Avidan (1)

Asaf Avidan (2)

Asaf Avidan (3)

Asaf Avidan (4)

Asaf Avidan (5)

Ceux qui vont vraiment lancer les hostilités ce sont Lyre le Temps qui, sur la scène Maki, emporte quasiment tout sur son passage. Dans la veine d’un Caravan Palace, Lyre le Temps est dans l’énergie pure et porté par un chanteur virevoltant, il ne faut pas longtemps pour retourner le public en leur faveur. Leur musique aussi s’y prête volontiers. De l’electroswing monté sur ressort et qui ne prend jamais de temps mort, sauf peut-être pour laisser un peu de temps à leur chanteur pour respirer deux secondes. Mais, globalement, Lyre le Temps ira tambour battant et fera sans la première grosse impression sur ce festival.

Lyre le Temps (1)

Lyre le Temps (2)

Lyre le Temps (3)

Lyre le Temps (4)

Lyre le Temps (5)

On retourne sur la scène Gorilla pour assister au concert de Catherine Ringer pour lequel on n’attend guère de grosses surprises mais juste pour le plaisir de voir une des icônes de la chanson française. Le premier constat est plutôt plaisant puisque Catherine Ringer est clairement en forme, ravie d’être là et ne fera pas les choses à moitié. Contrebalançant entre nouveaux morceaux et ceux plus anciens datant de la grande époque des Rita Mitsouko, Catherine Ringer donnera sans compter et une joie de vivre plus qu’étonnante. Comme prévu, il n’y a rien eu de vraiment étonnant mais le concert était bon et Catherine Ringer n’était pas là pour cachetonner. C’est ce qui était le plus rassurant et avec ce petit plus qui était de ne jamais tomber dans la nostalgie la plus basique. Catherine Ringer est donc toujours à son meilleur niveau.

Catherine Ringer (1)

Catherine Ringer (2)

Catherine Ringer (3)

Catherine Ringer (4)

Catherine Ringer (5)

Crédits Photos : Fabien Pondard

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