.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest 2018 journée 1 - partie 2

1ère partie :

Le : 22-06-2018

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 17-07-2018

Le moins que l’on puisse dire c’est que débuter par Caïnan Dawn sous la Temple ce n’est pas s’assurer un moment de tendresse et de gros câlins. Il faut dire que l’attitude des français n’incite pas vraiment à se taper des barres. C’est une belle ambiance de black metal qui s’est installée. Noirceur, occultisme et chape de plomb s’abat sous la Temple. Ça fait son petit effet, d’autant plus que le groupe joue parfaitement le jeu de la formation BM avec son chanteur introverti et des musiciens au sérieux implacable. De fait, ils ont reçu l’accueil qui devaient leur être dû avec un public impassible qui grognera après chaque morceau. La journée commence donc sous les meilleurs auspices.

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Sur la Mainstage 2, Bukowski fait son retour au Hellfest mais toujours dans la position d’outsider comme s’ils n’avaient pas évolué depuis 2012 dans la hiérarchie. Cependant, Bukowski a bien bourlingué ces dernières années, ne se laissant pas marcher sur les pieds et jouant toujours sa carte à fonds. Raison pour laquelle les parisiens jouent comme s’ils n’avaient rien à perdre, délivrant un concert vivant et efficace. On le sent, Bukowski a du métier et ils en profitent. Et nous aussi par la même occasion. Le bon moment a pourtant une courte durée. C’est le lot de tous les outsiders ici et Bukowski fera ses 30 minutes sans sourciller et comme à leur habitude : à fonds.

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Eux aussi, ils sont à fonds. Darkenhöld est un groupe de black metal à tendance médiéval. Raison pour laquelle le groupe avec un accoutrement adéquat fait de cape, d’avant-bras cloutés et tutti quanti. Bien sûr, à défaut d’un décorum à la hauteur, Darkenhöld saura se montrer aussi théâtral que possible. Alors, de deux choses l’une. Soit on trouve la performance bonne, Darkenhöld se montrant plus qu’investit dans sa mission, soit on se met à pouffer de rire devant ces preux chevaliers sans armures qui semblent s’être perdu dans le monde moderne. Si le chanteur a un peu tendance à en faire des caisses (mais pas forcément plus que d’autres), Darkenhöld est globalement maître de son sujet et fera un sans faute en ne commentant pas d’impair. En tout cas, rien de flagrant et le public présent n’en a que d’autant plus apprécié, se fendant même d’une belle ovation à la clôture du set. Donc, petit scarabée, ne soit pas moqueur quand tu vois des gens habillés bizarrement et qui font de grands geste limite grandiloquents, les apparences ne faisant pas tout.

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Pour Tesseract, pas d’habit spéciaux. Eux, se contentent d’un jean et d’un t-shirt, voire une chemise. A la cool, quoi. Un peu comme leur musique, qui si elle se complait dans des formes progressives, elles fonctionnent assez bien en live. Si les musiciens sont assez statiques, le chanteur (Julien Perier), lui, essaye d’occuper la scène avec plus ou moins de bonheur. Oui, parce qu’au final le risque de trouver ce concert assez maniéré n’est pas qu’une simple hypothèse. Mis à part le chanteur, nous ne sommes pas loin de penser que ça manque un peu de passion et d’énergie, le reste du groupe restant quelque peu amorphe. C’est dommage, parce que ça joue plutôt bien, Tesseract n’étant pas un groupe inintéressant. Mais, à force de les regarder, on se dit qu’il leur manque encore un petit quelque chose, une flamme particulière qui les ferait rentrer dans la cour des grands. Manifestement, nous n’en sommes pas encore là.

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Crédits Photo : Romain Ballez

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