.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest 2017 journée 1 - partie 6

1ère partie :

Le : 16-06-2017

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 13-04-2018

Quoi qu’on en dise, le Hellfest c’est aussi le lieu où les groupes qui ont de la bouteille peuvent s’en donner à cœur joie. Oui, il faut le dire, le Hellfest est un festival qui accueille majoritairement des formations expérimentées. Il n’est donc pas rare de voir des groupes qui ont 20 ou 30 ans d’existence. Parmi eux, Komintern Sect, qui bien qu’ils se soient séparés une première fois en 1986, a connu une belle renaissance en 2014. Punk’s not dead, donc. Mais que fallait-il attendre d’un groupe dont les meilleures années se situaient dans les années 80 ? Sans doute pas grand-chose mais voir un groupe historique de punk français, malgré les controverses (le groupe s’en étant toujours détaché) dont tout le monde se fout aujourd’hui. Enfin au Hellfest en tout cas. Alors oui, ce n’est pas le line-up originel (l’un d’eux est tout de même décédé), oui ceux qui en était ont pris naturellement de l’âge mais, dans l’esprit, Komintern Sect reste dans la droite ligne de ce qu’ils ont toujours été. Leur passage à la Warzone fait plaisir à tous ceux qui ont pu assister à leur concert. Le groupe a joué détendu mais avec détermination. Pour les plus jeunes d’entre nous c’est bien un moment d’histoire punk qui se déroule devant nos yeux mais qu’on se rassure car en disant cela on ne considère pas les orléanais comme des fossiles ou des bêtes curieuses. Komintern Sect n’a rien à perdre, ni rien à gagner. Ils sont justes heureux de jouer.

Komintern Sect (1)

Komintern Sect (2)

Komintern Sect (3)

Komintern Sect (4)

Komintern Sect (5)

Komintern Sect (6)

Sous la Valley, c’est Helmet qui prend possession de la scène. Et pas pour rien en plus. Clairement les américains vont nous donner l’une des belles claques de la journée. Sur le papier, Helmet faisait parti des immanquables et personne n’a été déçu. Enfin ceux qui ont pu accéder à la Valley. Entre ceux qui voulaient assister au concert et ceux qui cherchaient un peu d’ombre il était quelque peu difficile de se frayer un chemin. Et ce fut d’ailleurs une constante. Les jours de grosse chaleur, la Valley devient tout de suite trop petite. Quoi qu’il en soit, qu’il fasse chaud ou pas, Helmet fit encore monter la température de quelques degrés. Féroces, implacables, solides, les Helmet ne font pas dans le détail et impose leur rythme à tout le monde et tant pis si Page Hamilton n’est pas toujours juste au chant, ce n’est qu’anecdotique. Non, Helmet fait plus que tenir la baraque, ils dépassent toutes les espérances. Plus rien n’existe aux alentours. Helmet joue, Helmet martèle, Helmet est au meilleur de sa forme. On en pleurerait presque de bonheur.

Helmet (1)

Helmet (2)

Helmet (3)

Helmet (4)

Helmet (5)

On n’aura pas la même émotion en voyant The Bouncing Souls qui officient sur la Warzone mais on passera tout de même un bon moment. Il faut dire que Greg Attonito sait vous mettre rapidement dans la poche. Celui-ci communique beaucoup avec le public, n’hésitant pas à aller à sa rencontre (quand on connait la hauteur de la scène de la Warzone et la distance qui la sépare du public, on peut dire que l’effort n’est pas anodin). En tout cas, c’est la bonne humeur qui prédomine avec The Bouncing Soul et leur punk rock efficace. Si Attonito n’a pas le physique de l’emploi, c’est largement compensé par la performance du groupe qui joue sans complexe et avec une belle efficacité. Suffisant en tout cas pour faire se soulever la poussière de la Warzone qui commence à voir disparaître dangereusement sa verdure.

Bouncil Souls (1)

Bouncil Souls (2)

Bouncil Souls (3)

Bouncil Souls (4)

Bouncil Souls (5)

Bouncil Souls (6)

Sur la Valley c’est Red Fang qui officie. Les américains sont devenus des habitués des lieux. Après un passage sur la Mainstage en 2015, les voilà de retour sur la Valley (comme en 2013). Les gusses viennent donc, grosso modo tous les deux ans et c’est avec un gros plaisir qu’on les retrouve. On commence donc à bien les connaître et le show du groupe n’a plus de secret pour les réguliers du festival. Pour autant, on est toujours étonné de les voir si incisif et massif sur scène. Le groupe en impose toujours et ce n’est sans doute pas près de s’arrêter. Faisant le mix entre les morceaux du dernier album et ceux plus anciens, Red Fang fait le bonheur des petits et des grands. Et même quand Aaron Beam rencontre quelques soucis techniques avec sa basse, le reste du groupe trouve illico la parade en ne s’arrêtant jamais de jouer. Red Fang est sûrement l’un des meilleurs groupes de stoner en activité. En tout cas, l’un des plus apprécié ici et en les voyant, on comprend aisément pourquoi.

Red Fang (1)

Red Fang (2)

Red Fang (3)

Red Fang (4)

Red Fang (5)

Red Fang (6)

Crédits Photos : Fabien Pondard

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