.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest 2017 journée 1 - partie 4

1ère partie :

Le : 16-06-2017

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 15-02-2018

Le Hellfest c’est toujours l’assurance de voir de magnifiques huluberlus. Et c’est encore mieux quand c’est à l’heure de l’apéro (et Dieu sait combien l’apéro a une connotation sacrée au Hellfest). Et se déplacer sous la Valley pour y voir Noothgrush ça peut valoir son pesant de cacahuètes. Cependant Noothgrush n’a pas une grosse notoriété de ce côté-ci de l’Atlantique et c’est plus un public de curieux qui vient s’amasser sous la tente ou alors ce sont de petits malins qui sont à la recherche de l’ombre qui commence à se faire rare sur le festival. Quoiqu’il en soit, si le chanteur avoue être déjà bourré, il peut s’enorgueillir d’être au diapason avec une bonne partie dudit public. C’est déjà ça. En tout cas, Noothgrush délivre un set pesant et rageur. Parfait pour la digestion. Dino Sommese, qui n’est pas le chanteur d’origine, a beau être saoul, sa performance tiendra la route. Particulièrement expressif et hargneux, il sera en osmose avec son groupe, implacable jusqu’au bout. Dommage que les festivaliers ne se soient pas plus passionnés pour ce groupe. Peut-être que dans le genre doom/sludge, Noothgrush est-il trop classique. Cela pourrait expliquer le petit manque d’enthousiasme.

Noothgrush (1)
Noothgrush (2)

Noothgrush (3)

Noothgrush (4)

Noothgrush (5)

A la Warzone, ce n’est pas plus la folie quand Leftöver Crack investit la scène. Pourtant, les américains ne sont les plus inintéressants de la journée. Bien au contraire. Formation de punk avec des nuances de hardcore et de ska (faut bien chercher quand même), Leföver Crack s’articule autour de son chanteur dandy Stza et d’une chanteuse (désolé je n’ai pas le nom) qui intervient que sur certains morceaux. Là aussi, nous sommes en pleine découverte puisque Leftöver Crack est assez peu connu par chez nous. Ce qui ne veut pas dire inconnu, loin de là. Le groupe connait des initiés et quand bien même le public ne le serait pas, il a quand même joué le jeu. C’est ainsi à la Warzone, la scène qui est sans doute la plus ouverte en termes de goût. Si quelques problèmes techniques sont venus entacher leur performance, celle-ci est resté à la hauteur de ce qu’on attend généralement à la Warzone. A savoir de l’énergie, de la bonne humeur et de la poigne. Que demander de plus.

Leftöver Crack (1)

Leftöver Crack (2)

Leftöver Crack (3)

Leftöver Crack (4)

Leftöver Crack (5)

Leftöver Crack (6)

Sous la Valley, on retrouve de vieilles connaissances. Enfin, Subrosa n’en est pas à sa première venue au Hellfest. Ils étaient déjà au même endroit en 2014 et les revoir trois ans plus tard, cela fait franchement plaisir. D’autant plus que le groupe ne fait plus parti de ceux que l’on regarde avec circonspection, ne sachant pas qui ils sont ni d’où ils viennent. Mieux, ils ont pris de l’assurance. On savait ce que valait Subrosa sur disque et, au fil du temps, ils n’ont fait que de se bonifier. Il en est de même sur scène. Pourtant, Subrosa fait aussi parti des groupes qui ne font pas l’unanimité. On leur reproche de ne pas être dans les clous, voire même très à côté. Mais, pour être un bon groupe de doom faut-il respecter à la lettre tous les prérequis. Clairement, Subrosa est un groupe à part qui fait fi des conservatismes. C’est sans doute ce qui agace. En tout cas, Subrosa ne mérite surement pas les critiques qui leur sont fait. Au vu de leur concert du jour, même si la gestion du son (problème récurent sous la Valley) ne leur a pas rendu service, Subrosa aura été la hauteur.

Subrosa (1)

Subrosa (2)

Subrosa (3)

Subrosa (4)

Subrosa (5)

Petit passage sous l’Altar pour voir Exhumed. En mode nostalgie. Oui, parce que ce groupe historique de deathgrind est l’un des premiers que j’ai pu photographier au Hellfest. Ca remonte, mais on est heureux de constater que l’énergie du groupe ne les a pas quitté. Heureux de retrouver Matt Harvey et ses sbires, comme de constater que le groupe perpétue son joyeux bordel sur scène agrémenté d’un médecin/chirurgien/infirmier (on ne sait trop), psychopathe dont le but est de démembrer à tout va et de jouer de la tronçonneuse. Parfait. Si certains avaient décidé de faire la sieste, ce n’était pas le moment de la faire sous l’Altar. Exhumed était en mode bulldozer et ça faisait clairement du bien pour la digestion.

Exhumed (1)

Exhumed (2)

Exhumed (3)

Exhumed (4)

Exhumed (5)

Crédits Photos : Fabien Pondard

A voir également :

https://www.hellfest.fr/

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