.:.Compte Rendu de Concert.:.

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This Is Not A Love Song Journée 2 - part 2

1ère partie :

Le : 10-06-2017

Lieu : Nîmes, Paloma

compte rendu proposé par Fabien et publié le 29-11-2017

La gratuité n'a qu'un temps. Si le Tinals propose une sorte de première partie qui permet à un (souvent) jeune public de découvrir des groupes pour pas un rond, il arrive une certaine heure où il n'est plus possible de rester sur le site sans avoir son précieux sésame. S'engage alors un curieux manège où le personnel de sécurité est chargé de faire le tri entre ceux qui ont un billet et ceux qui n'en n'ont pas. On essaye parfois de resquiller mais on n'échappe guère à la vigilance des hommes en noirs avec quelque fois des prises de becs mais sans incidences réelles.

Il fallait donc montrer patte blanche pour voir Clan Edison qui officiait sur la Mosquito. En pleine chaleur, les locaux (Clan Edison est en effet de Nîmes) font le taf solidement et sans faillir. Déjà bons sur disque Clan Edison ne nous la fait pas à l'envers en jouant à l'économie. En soi, c'était le groupe idéal pour commencer cette fin d'après midi. Solidement ancré sur la scène, le groupe est efficace et fait plaisir à un public qui n'est pas encore massif. Ils ont bien tort, Clan Edison n'était pas à négliger.

Clan Edison (1)

Clan Edison (2)

Clan Edison (3)

Clan Edison (4)

Clan Edison (5)

Par contre, quand on a assisté à la performance d'Echo & the Bunnymen on se dit qu'on aurait mieux fait d'aller au bar. A part la satisfaction de les avoir vu au moins une fois dans sa vie était sans doute suffisant. D'ailleurs on ne restera même pas jusqu'à la fin tellement il ne se passe rien sur scène et Ian McCulloch n'est pas le personnage le plus communicatif du monde. Le concert reste propre mais sans allant particulier. On est presque comme à la messe. On écoute, religieusement, un groupe dont on sait déjà tout et qui, aujourd'hui ne nous surprend plus vraiment. Echo & the Bunnymen appartiennent à l'histoire, c'est certain, mais cela s'arrête là. Il n'y a que la nostalgie qui émane de ce groupe qui joue ici sans trop de conviction et de manière sans doute trop polie. Les héros d'antan ne sont pas forcément les héros d'aujourd'hui...

Echo & The Bunnymen (1)

Echo & The Bunnymen (2)

Echo & The Bunnymen (3)

Echo & The Bunnymen (4)

Echo & The Bunnymen (5)

Heureusement il n'y a pas que Echo & the Bunnymen dans la vie, il y a aussi Baptizein & Secret Yolk, trio qui est sensé mixer Nick Cave et Sedan. Vaste programme. En tout cas, le contraste est assez grand. Entre Baptizein & Secret Yolk et Chiantissimo 1er, il n'y a pas photo. Les français emportent l'adhésion en délivrant un set énergique où le chanteur se contorsionne à n'en plus finir, grimaçant comme un possédé et emportant tout sur son passage. En somme on se sent un peu revivre, sortant de la semi léthargie dont nous avait plongé le précédent concert. Baptizein & Secret Yolk n'ont rien d'académique mais ils sortent leurs tripes au bon moment et cela fait du bien.

Baptizein & Secret Yolk (1)

Baptizein & Secret Yolk (2)

Baptizein & Secret Yolk (3)

Baptizein & Secret Yolk (4)

Baptizein & Secret Yolk (5)

Autre concert qui fait aussi du bien c'est celui des branleurs de Archie & the Bunkers. Deux frangins qui autour d'une batterie et d'un orgue foutent autant le bordel que n'importe quel groupe de punk. Le punk c'est bien l'inspiration du groupe autant que le garage et cela ce voit. Le but étant de se faire plaisir et de ne pas jouer avec le pied sur la pédale de frein, Archie & the Bunkers ne se ménage pas. Un concert quasi sauvage qui aurait mérité que le public s'implique un peu plus même si celui-ci est sous le charme. Sans complexes les deux gamins étonnent et même si tout n'est pas parfait et bien léché on se laisse emporter par leur insouciance. De l'énergie pure en somme.

Archie & the Bunkers (1)

Archie & the Bunkers (5)

Archie & the Bunkers (2)

Archie & the Bunkers (6)

Archie & the Bunkers (3)

Archie & the Bunkers (7)

Archie & the Bunkers (4)

C'est bien en sueur qu'on ressort de la Grande Salle Paloma et on va souffler un petit peu devant Requin Chagrin dont le charisme va aussi bien que le nom dont ils se sont affublés. Parce que oui, les Requin Chagrin sont de grands timides mais ils ne sont pas inertes sur scène. Heureusement. Ils sont bien vivants et le chant de Marion Brunetto rappelant celui de Natacha Le Jeune (AS Dragon) on se laisse aller aux friandises qu'ils nous proposent. En fait, ils sont assez à leur aise mais sont concentrés sur ce qu'ils font ce qui fait que cela manque souvent d'interaction avec le public. Mais qu'à ne cela que tienne. Cela fonctionne et Requin Chagrin fait une performance plus qu'honnête, un peu à l'image de ce qu'on avait pu voir d'eux l'année précédente au festival L'Ere de Rien à Rezé.

Requin Chagrin (1)

Requin Chagrin (2)

Requin Chagrin (3)

Requin Chagrin (4)

Requin Chagrin (5)

Crédits Photos : Fabien Pondard

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