.:.Compte Rendu de Concert.:.

Pochette

Dominique A

1ère partie : Pierre Bondu + Feist

Le : 06-03-2004

Lieu : Paris, le Bataclan (les festins d'Aden)

compte rendu proposé par Claire et publié le 14-03-2004

Sur les billets, c’était marqué 18h30. J’arrive donc devant le Bataclan à 18h30 pétantes,… pour y trouver une file d’attente monstrueuse ! Je la remonte ; elle tourne au coin de la rue Oberkampf ; encore 20 mètres… ouf, ça y est ! Heureusement qu’on nous donne plein de flyers, ça fait de la lecture. Une dame qui sort de son immeuble nous remonte le moral : « c’est la queue pour où ? » ; « ah ben vous êtes pas rendus ! ». Enfin entrée dans la salle, je croise quelqu’un qui ressemble à s’y méprendre à Yann Tiersen. Mais n’étant pas physionomiste pour deux sous, je n’en suis pas sure à 100 % ; en plus, vu que je suis assez cruche dès qu’il s’agit d’aller aborder les gens, je n’ose pas aller le voir.

Sur la scène, attendent des chaises et des pupitres, comme pour un concert de musique de chambre. Le concert de ce soir s’annonce mélodique à souhait. Pierre Bondu entre en scène et s’installe seul au milieu de la scène, et commence seul avec sa guitare. Il sera rejoint dès la 2ème chanson par e quatuor à cordes, exclusivement féminin (1er violon : Aurélie ; 2ème violon : Mathilde ; alto : Delphine ; violoncelle : Elisa). Ils enchaînent de belles chansons sophistiquées, dont la mélodie n’est pas évidente à fredonner. Je me dis qu’il faudra que je prenne le temps d’écouter ses albums. La voix de Pierre Bondu est douce et sombre, mais paradoxalement, elle n’est pas susurrée, elle porte bien. Certains titres peuvent faire penser à William Sheller, l’orchestration jouant sans doute beaucoup dans cette ressemblance. Le set se termine par une reprise de « cherchez le garçon », dédiée à Daniel Darc, qui réveille un peu le public. L’orchestration est magnifique, la guitare ne rejoignant le quatuor que pour la montée finale.

Pendant le changement de scène, je revois Yann Tiersen vers le bar. Un pull marin, des boucles d’oreille… j’ai quand même de moins en moins de doutes sur son identité. J’ai mon carnet de groupie dans mon sac, mais pas mon pola. Tant pis, je vais quand même lui demander un autographe. Il me regarde surpris, écrit « merci »… je repars toute tremblante et toute contente. Le temps d’envoyer quelques textos pour raconter cet « événement », et c’est au tour de Feist d’entrer en scène.

La ressemblance physique entre Leslie Feist et Chan Marshall est assez frappante, mais la comparaison peut s’arrêter là. Je ne suis pas trop fan de sa musique, mais le set qu’elle nous présente restera dans ma mémoire comme un très bon moment, grâce aux projections qui animent les morceaux. Une dessinatrice posera sur la vitre d’un rétroprojecteur des transparents qui racontent des histoires en ombres chinoises ou en couleur, ou encore dessinera en live au pinceau. A un moment, la dessinatrice dansera également en ombre chinoise devant l’écran. Feist fera également une chanson, en se présentant en ombre chinoise sur un fond de nuit étoilée. Sur une des dernière chanson, la dessinatrice fera à l’encre un portait de Feist, qui ressemble d’abord à une petite fille, mas qui petit à petit devient une très vieille femme. Impressionnant.

Enfin, voici le moment où Dominique A entre sur scène. Il est seul sur scène, et le restera jusqu’à la fin, malgré ce que pouvaient laisser supposer les 2 micros. Il utilise en fait le deuxième micro pour faire les chœurs, en s’enregistrant en boucle par-dessus lui-même. « Tout sera comme avant » n’étant pas encore sorti au moment du concert, c’est avec attention que le public écoute les nouvelles chansons. Au bout de quatre chansons, il entonne « pour la peau », ce qui fait réagir le public immédiatement. Dominique enchaîne ainsi les chansons, alternant ainsi les nouvelles et les anciennes, y compris celles qui ne figurent pas sur ses albums, comme « mon camarade » qu’on peut trouver sur la compilation « avec Léo », ou « bagatelle » qui est sur « l’absente » de Yann Tiersen. Plusieurs fois, dans la soirée, il se perdra dans ses textes, la première fois dans « les enfants du Pirée », qui n’est pourtant pas une nouvelle composition. Il s’excusera d’un « n’importe quoi ! La bête n’a pas tous ses neurones ce soir ». Puis vient le rappel, avec « Antonia », puis un « hit hit hit » qui mettra le public en délire, ce qui nous vaudra un « en somme vous n’aimez pas les chansons tristes ; quel dommage » très ironique de la part de Dominique, avant qu’il n’enchaîne sur « les éoliennes » effectivement très sombre. Il quitte la scène alors que les boucles de guitares enregistrées continuent sans lui. Rapidement, la lumière se rallume, le personnel du Bataclan commence à pousser les gens vers la sortie, les techniciens s’agitent sur scène et éteignent les retours. Mais le public ne veut pas en rester là ; les applaudissements ne s’arrêtent pas, cris et sifflements fusent de toutes part ; tant dans la fosse qu’au balcon, les gens se refusent à bouger… Et Dominique revient en lançant un « vivement le stade de France » (non mais ça va pas…), et reprend sa guitare, sous les cris enchantés du public. Les techniciens se précipitent pour rallumer les retours, et c’est reparti pour trois titres supplémentaires, qui terminera en nous disant « merci beaucoup ; tous au lit ».

C’était finalement un concert de reprise très agréable, même si maintenant, j’ai hâte de revoir Dominique A sur scène avec un groupe.

Set list de Dominique A : La folie des hommes | Elle parle à des gens qui ne sont pas là | Le départ des ombres | Pour la Peau | Mon Camarade | Revenir au monde | Le Fils d'un enfant | Bagatelle | Les enfants du Pirée | Hvergardi | Douanes | Le commerce de l'eau | Pères | Dans les hommes | Tout sera comme avant | Dobranoc ||| Antonia | Hit, Hit, Hit | Les éoliennes ||| Tourisme | Empty white blues | Oublie

A voir également :

http://www.commentcertainsvivent.com

http://www.tout-sera-comme-avant.com

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