.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Malkmus, Stephen and the Jicks

1ère partie : Clearlake

Le : 14-03-2003

Lieu : Paris, Café de la Danse

compte rendu proposé par Thomas F. et publié le 30-12-2003

Délicat. Oui très délicat de rendre compte de ce concert du 14 avril de Stephen Malkmus and The Jicks au Café de la Danse tant il s’est approché de la perfection, du moins telle que pouvait la concevoir un fan absolu dans mon genre en entrant dans cette très belle salle parisienne.

Totalement éclipsée la pourtant bonne première partie assurée par Clearlake, le quatuor anglais originaire de Brighton. Le groupe a su insuffler suffisamment de nervosité dans son jeu pour faire décoller les efficaces compositions -à mi-chemin, dans l'esprit, entre les Smiths pour les parties chantées et le Radiohead des tout débuts pour le son abrasif- de leur dernier album en date Cedars. Mention spéciale au chanteur qui, dans son registre finalement assez rare de nos jours, a confirmé tout le bien que l’enregistrement studio laissait à penser de lui.

Hélas pour eux donc, la tête d’affiche dès son premier morceau, le très enlevé Oyster, a paru décidée à leur octroyer une très petite place dans la case bons souvenirs de la plupart des spectateurs. La cohésion et la cordiale entente du groupe -une bassiste, un batteur, un clavier/guitariste et S.M.- transpiraient bien plus que lors de la précédente tournée même si Malkmus, son éternelle « coolitude », et son excellent jeu de guitare restent bien sûr en avant. Conséquence immédiate : les morceaux sont parfaitement exécutés (à part peut être un Jennifer and the ess dog un poil (hum hum) bâclé) avec en bonus cette petite pointe de folie qui peut faire défaut par moments sur le dernier lp.

Alors certes on pourra regretter que les deux courts rappels n’aient pas été transfigurés par la même grâce que le reste du set et que finalement leur principal intérêt fut de voir Malkmus et le batteur du groupe intervertir leurs rôles pour un morceau. Mais au final seul compte le sentiment d’avoir vécu un très grand moment de bonheur tout simplement, dans la continuité de l’impression générale délivrée par le décidément très chouette Pig Lib. Une anecdote sans intérêt d'ailleurs : sur le chemin du retour, le concert ayant vraisemblablement titillé une partie engourdie depuis longtemps de mon cerveau, je me suis mis à chantonner les morceaux du Pinkerton de Weezer*, cet autre grand disque de pop tout fou tout flemme qui fait beaucoup de bien !

*à quand des chroniques audios sur Liability que vous aussi puissiez subir mes vocalises :D

A noter enfin pour ceux que ça intéresserait, non il n’y a pas eu un seul morceau de Pavement sur la setlist principalement composée des chansons du dernier album et des « tubes » du précédent, un flamboyant Church on white en tête.

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