.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest 2017 journée 1 - partie 1

1ère partie :

Le : 16-06-2017

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 28-08-2017

C'est comme une sorte de pèlerinage. D'année en année et ce malgré les critiques des true, le Hellfest devient La Mecque du metal, dans toutes ses variations et avec son lot de surprises. Et c'est le souci de Ben Barbaud et de son équipe qui se creusent la tête pour surprendre le public qui ne renouvelle son soutien et ce sans connaître les groupes qui viennent pour l'édition suivante. Un luxe dont personne ne peut vraiment s'enorgueillir. Certes, pour cette édition 2017 beaucoup de groupes sont déjà venus mais les voir dans un contexte pareil, ce n'est tout de même pas la même chose. Le Hellfest reste l'un des festival les plus impressionnants en France, voire même en Europe. En tout cas en ce qui concerne la scène metal. Même si la concurrence s'organise, et pas toujours dans le plus grand fair play, le Hellfest demeure hors catégorie et on le comprends aisément quand on voit les nouveaux aménagements du village et de l'espace VIP (surtout ce dernier) qui laissent sans voix. Pour autant, on ne se laisse pas abuser par la décoration car on s'est concocté un programme de marathonien pour cette première journée.

Et celle-ci commence avec avec Putrid Offal qui ouvre les hostilités sur l'Altar et ce devant un public qui n'est pas en retard. Il faut dire que l'entrée au festival a été des plus fluides cette année permettant aux festivaliers de profiter des premiers concerts plus rapidement. Personne ne s'en plaindra et surtout pas Putrid Offal, groupe de Valenciennes dont le décorum est une morgue badigeonné de sang et où l'on voit des perfusions accrochées aux pieds des micros. Une entrée en matière plus qu'appréciable que Putrid Offal met à son profit avec un death/grind efficace et brutal à souhait.

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Sur la Mainstage, Sidilarsen sont également en forme. Rater un passage au Hellfest, cela fait franchement mauvais genre. Mais c'est le genre de chose qui peut arriver. Ce ne sera pas le cas de Sidilarsen qui la joue à l'énergie. Là encore, ce n'est pas morne plaine devant les français. Le Hellfest fait déjà le plein. Il est un peu plus d'onze heure et il fait déjà chaud. Une chaleur qui ne baissera pas du week end et ce dans tous les sens du terme. Sidilarsen contribuera largement en faisant participer un public plus que réceptif, initiant l'un des premiers wall of death de cette édition 2017. Clairement, Sidilarsen a bien fait le taf.

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Au même moment, sur la Temple jouent les théâtraux Deathcode Society. Habits noirs, capuches masques vénitiens sont la panoplie du groupe qui applique un black metal implacable et des plus techniques à réveiller les morts. Ceux qui ont du mal de la cuite de la veille (qu'on ne me dise pas le contraire, les habitués du camping ne sont pas que des joueurs de belote) s'en prenne plein les esgourdes et ce n'est que mérité. Avec un côté Phantom of the Paradise en plus sombre, le chanteur de Deathcode Society joue son rôle sans faillir avec un maniérisme qui va parfaitement avec l'identité du groupe et de sa musique. Un groupe qui aurait mérité de jouer plus longtemps mais étant donné que le répertoire de Deathcode Society reste limité aux chansons de leur seul album à ce jour. Deathcode Society va grandir et on attend que ça.

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Par contre on n'attend pas grand chose de Myrath, formation tunisienne qui même si elle propose un show carré ne parvient pas à évoquer chez nous la moindre empathie. Le format prog y est pour beaucoup, déclenchant une montée d'urticaire difficile à surmonter. Pas assez saignant à notre goût, peut-être un peu trop consensuel, Myrath n'en fait pas moins un set correct sans vraiment d'accroc. Cependant, il suffit pas d'apporter une touche orientale et de faire monter sur scène une danseuse pour nous amadouer. Sans leur jeter la pierre, on n'était pas le public qui leur fallait. D'autres auront su apprécier d'une meilleure manière que nous.

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Plus brouillon, plus brutal, plus rentre dedans, Sick of Stupidity qui joue sous l'Altar est plus dans notre rayon. Eux n'en ont rien à foutre de la bienséance et des mélodies bien faite. Le groupe débarque comme si ils allaient à la baston, en formation serrée et avec la fougue de la jeunesse. Rare groupe à proposer deux chanteurs, Sick of Stupidity va tout de suite à l'essentiel sans passer par les préliminaires. Ca tabasse dur et même si le public reste par moments dubitatif, les hollandais sont impressionnants dans la débauche d'énergie. On revit.

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Crédits Photos : Romain Ballez

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