.:.Compte Rendu de Concert.:.

Pochette

This Is Not A Love Song Journée 1 part - 3

1ère partie :

Le : 03-06-2016

Lieu : Nîmes, Paloma

compte rendu proposé par Fabien et publié le 13-06-2017

Chocolat. Avec un nom pareil on pouvait s'attendre à quelque chose de plus doux, de plus suave. Cependant, sur la Mosquito, surtout en soirée on ne programme pas les amuse-gueules. Mené par Jimmy Hunt, les canadiens sont les dignes représentants d'un rock-psyché énervé qui tient le haut du pavé depuis quelque temps. Et ici, Chocolat ne décevra pas sur la lancée de leur album Tss Tss qui vaut le détour. Cheveux longs, grosses guitares, goût pour le rock d'antan et les belles échappées, Chocolat parvient à enflammer assez rapidement la Mosquito avec sa musique hypnotique et sonique. Dommage que le groupe, par contre, soit si peu loquace, se contentant de distiller ses morceaux. Mais rien que cela permettait dans s'en mettre plein les oreilles tant le groupe n'est pas avare en bonnes sonorités. On ne peut pas tout avoir.

Retour sur la Flamingo alors qu'on a fait l'impasse sur Declan McKenna. Foals est sur scène et ils clôturent cette journée les concerts en extérieur. Si Foals a fait ses preuves sur disque et sur les planches, le début de la performance de ce soir paraît un poil polie. Ils sortent pourtant la grosse artillerie de leur répertoire mais on a du mal à les trouver vraiment concerné par ce qu'ils font. En fait, le groupe fait monter la pression petit à petit mais on a l'impression que le groupe n'est pas tout à fait au maximum de ses possibilités. Si le tout reste assez bien calibré, il manque ce petit grain de folie qui aurait agrémenté le tout. On reste sur notre faim malgré les efforts de Jimmy Smith et de Yannis Philippakis qui aura fait son petit bain de foule en fin de concert avec un micro défaillant. Pas de chance.

Cependant, on finira très bien la soirée et ce à en tomber par terre. Si on zappe Protomartyr (de toute façon le Club Paloma était blindé et difficilement accessible), c'est bien Battles dans la Grande Salle qui va mettre tout le monde d'accord. A l'instar de Foals, Battles on ne les présente plus. Une vraie performance du trio américain qui ont une réputation à tenir. Si un concert de Battles ne vous pas perdre un ou deux litres d'eau c'est à n'y rien comprendre. Triturations électroniques, rythmes métronomosismiques, batteur fou et dépensier, Battles joue sans compter et ne fait pas dans le détail. Bien sur la vraie attraction reste le jeu de John Stanier à la batterie mais, clairement, le groupe va tout emporter sur son passage dépassant de plusieurs classes ceux qui les ont précédés dans la journée. On en repart aussi repus qu'excités. Battles est bien passé par là.

Crédits Photos : Fabien Pondard

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