.:.Compte Rendu de Concert.:.

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This Is Not A Love Song Journée 1 - part 1

1ère partie :

Le : 03-06-2016

Lieu : Nîmes, Paloma

compte rendu proposé par Fabien et publié le 22-05-2017

Qui a dit que pour faire un festival il faut éviter de faire une programmation trop pointue  ? A vrai dire ce genre d'assertion on a tendance à oublier bien vite qui à bien pu les dire. Oui, parce que les contre exemples sont assez nombreux à commencer par le This Is Not a Love Song Festival qui démontre depuis quatre ans que l'on peut associer une programmation exigeante et succès populaire. Enfin, ce n'est sans doute pas les affluences d'un Hellfest, Rock en Seine ou des Vieilles Charrues mais le festival nîmois se défend pas mal, n'étant pas réservé qu'à une simple élite de l'indie qui au lieu de rester à regarder les groupes serait à refaire l'histoire du rock autour de leur dixième pinte. Non, le TINALS (pour les intimes) reste un festival ouvert à tous, sans distinctions.

En tout cas, c'est sous une chaleur écrasante que je mets les pieds pour la première fois sur le site du Paloma (scène de musiques actuelles de Nîmes qui accueille le festival) tout en trépignant d'impatience de pouvoir assister aux premiers concerts. En retirant mon précieux sésame, la chargé de presse ne peut s'empêcher de vanner :  « tiens le nantais, tu nous apportes la pluie ? Bravo. », venant d'un rennais, c'est un peu gonflé mais de bonne guerre. Mais oui, malgré la canicule subit en arrivant à Nîmes, les premières gouttes de pluie font leur apparition. Heureusement, celle-ci ne seront qu'épisodiques et ne perturberont pas vraiment le festival.

Divisé en quatre scènes (deux extérieures et deux intérieures) il faudra ne pas perdre de temps si on ne veut rien louper (chose quasi impossible d'ailleurs). C'est sur la scène Mosquito que l'on commence la journée avec les énervés de Daddy Long Legs avec leur blues de bayou et leur guitariste qui ferait presque croire que Johnny Marr a rajeuni de 30 ans. En tout cas l'entrée en matière se fait de la meilleure des manières avec des fondamentaux que personne ne devrait oublier. Daddy Long Legs se fait fort de nous les rappeler avec une belle énergie. Si ce n'est pas encore la grande foule (nous ne sommes qu'au début de la journée après tout), les américains font leur petit effet et c'est amplement mérité.

On file à la Grande Salle Paloma pour assister au concert d'un des groupes qu'on avait bien apprécié en 2015 : Dilly Dally. Si la filiation à The Breeders, voire à L7 se confirme, les canadiens sont moins remuant que leurs camarades de la Mosquito mais savent monter en gamme quand cela est nécessaire. Dilly Dally, est certainement plus dans la posture mais sait jouer dans la nuance. La voix rocailleuse de Katie Monks fonctionne assez bien et s'acoquine magnifiquement avec le tumulte sonore que propose le groupe. Ceux qui pensaient que Dilly Dally était bon pour faire la sieste ou pour passer un moment de détente ont du être déçu. Enfin, ceux là ne devaient pas être si nombreux quand même.

Pour autant, la première grosse claque c'est bien avec Ty Segall (avec The Mugger, pour le coup) qu'on va l'avoir. Mais, visiblement, on est habitué à le voir. Déjà présent pour les éditions 2012 et 2014. L'homme qui sort des disques comme on s'allume une clope, était venu défendre Emotional Mugger, montre une fois de plus que ce n'est pas un artiste normal mais qu'il sait enflammer une foule avec ses morceaux de haute tenue. Ty Segall est depuis un bon moment une valeur sure et on ne doutait pas un seul instant que ce concert serait un grand moment. Au niveau des attentes, Ty Segall & The Mugger, en bleu de travail, font comprendre à tout le monde que l'édition 2016 du TINALS ne sera pas qu'un moment de tendresse. Ce sera aussi le lieu de quelques montées d'adrénaline. On vient d'en vivre un.

Crédits Photos : Fabien Pondard

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