.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Les Escales journée 3 - partie 1

1ère partie :

Le : 31-07-2016

Lieu : Saint-Nazaire

compte rendu proposé par Fabien et publié le 16-05-2017

Un festival comme Les Escales ce n'est pas que de la musique. Ils sont quelques uns comme cela à se diversifier. En cette fin d'après midi de dimanche, c'est une Battle de corde lisse qui attire notre attention. C'est quoi ça ? Et bien c'est tout simplement une battle entre plusieurs équipes (ou de manière individuelle) en réalisant des épreuves autour de cordes accrochées au plafond du hangar ouvert de la Scène Estuaire. Des battles où se mêlent l'agilité, la force, la souplesse et la créativité. Impressionnant, les participants s'affrontent dans la bonne humeur sans qu'on sente d'hostilité ou d'esprit de compétition particulier. Il serait idiot de jouer les blasés. Ce qui nous est présenté ici est un véritable tour de force et on mesure pleinement les efforts qui sont fournis par chacun des participants. En les regardant, je pensais fortement à mon osthéopathe. Allez savoir pourquoi.

En parlant d'agilité, on se demandait aussi si Johnny Clegg allait nous faire son pas de danse si caractéristique qui l'a fait connaître dans les années 80 avec Scatterlings of Africa. Le zoulou blanc a dépassé la soixantaine mais l'homme dégage toujours autant d'énergie. A vrai dire, il étonne car l'homme n'a jamais abandonné ce pour quoi il s'est toujours battu et garde en lui une fraîcheur qui est communicative. Pourtant l'homme est malade. Atteins d'un cancer (on l'a su au mois d'avril 2017), Clegg ne laisse rien paraître et joue comme au premier jour ses classiques, ses morceaux plus récents. Johnny Clegg reste tel comme il a toujours été dans mon souvenir. Un homme souriant, ouvert et parlant largement avec le public. Véritable homme de scène Johnny Clegg montre qu'il est toujours celui qu'il a été et qu'il n'a jamais changé. Et, oui, il a fait son fameux pas de danse zoulou, mais, dans le fonds, c'est presque anecdotique.

Autre artiste sud africain qui, lui, est en train de monter, c'est bien Petite Noir. Yannick Ilunga est peut-être né à Bruxelles, mais dès ses 6 ans c'est bien en Afrique du Sud qu'il vit. Avec un album et un ep au compteur, Petite Noir a su étonner son monde. Et sur scène, il impressionne encore plus. Charismatique et expressif, il est bien aidé par des musiciens aux petits oignons. Les Escales fait parti de ces festivals qui nous permette de faire des découvertes et avec Petite Noir c'est bien le cas. Même si le bonhomme a le vent en poupe, il est encore méconnu dans nos contrées. Son passage a été remarqué et a montré un artiste qui en a à revendre. Si Johnny Clegg avait un petit côté nostalgique, Petite Noir nous donne la première bonne grosse claque de la journée. Une totale merveille.

On retrouve Orange Blossom après les avoir croisé au Stéréolux quelques mois auparavant. Dans une formule un peu resserrée, la formation offre toujours ce voyage lointain dont ceux qui les ont écouté ne sont toujours pas revenus. Certes, la surprise sur scène ne joue plus mais Orange Blossom est toujours dans l'excellence et la chanteuse Hend Elrawy nous le rappelle très rapidement. Bien que le groupe ne s'est pas arrêté de jouer (les dates se sont enchaînés à une vitesse folle), Orange Blossom a encore de l'énergie à revendre. On en apprécie d'autant plus un disque comme Under the Shades of Violet qui prend sur scène tout son sens. Véritablement, Orange Blossom est à son sommet et la tournée qui fut la leur restera à coup sur dans les mémoires.

Crédits Photos : Fabien Pondard

A voir également :

http://www.festival-les-escales.com/

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