.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest 2016 journée 1 - partie 10

1ère partie :

Le : 17-06-2016

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 31-01-2017

Magma au Hellfest. Qui l'eut cru. Pas moi en tout cas. Mais l'occasion est trop belle pour manquer ce genre de concert. Après, Magma est encore un groupe qui tourne assez régulièrement mais faire la fine bouche alors que Christian Vander est à côté ce serait se moquer du monde. Pour autant voir Magma au Hellfest cela reste une petite surprise mais peut-être pas aussi étonnante que cela. La formation de Christian Vander a toujours été un ovni musical, unique en son genre, classé dans le prog par facilité, mais dont l'influence dépasse largement les frontières du genre. On en a eu un exemple ici des plus flagrant. Interprétant Theusz Hammtaahk et Mëkanïk Dëstruktïw Kömmandöh, Magma a retourné le cerveau de plus d'un. Jouant dans des conditions quasi idéales (le son y est d'un très bon niveau, ce qui n'est pas toujours le cas), Magma entre de suite dans le vif du sujet. Pour ceux qui ne connaissait que par oui dire le groupe, c'était être pris par surprise ne vous donnant pas le temps de vous retourner. La triplette Stella Vander, Isabelle Feuillebois et Hervé Aknin font des merveilles aux voix. Christian Vander martèle scientifiquement sa batterie, et les autres musiciens sont comme pris de transe. C'est un spectacle que le festivalier du Hellfest n'a pas forcément l'habitude de voir. Ceci étant son ouverture d'esprit étant sans limite, le public a pris fait et cause pour Magma qui s'est vu ovationné à la fin du concert. C'était mérité. Magma reste encore aujourd'hui une valeur sure. Après leur passage, les doutes ne furent plus permis et le mythe ne s'est que renforcé.

Sunn O))) prend la suite sous la Valley. Pour les avoir vu quelques années auparavent (une fois à feu l'Olympic à Nantes et ici même au Hellfest), on ne s'attendait pas à grand chose de bien neuf de la part d'Attila Csihar et des siens. Alors autant calmer les ardeurs de mes camarades photographes en les prévenant qu'il va falloir aimer les fumigènes et bien se protéger les tympans. Sur le fonds, Sunn O))) se présentent quasiment à l'identique que lors de leur dernier passage sur cette même scène. Ritualisme, fumigènes à gogo, drones à s'en faire péter les tympans (donc), et monolithisme ultra rigoureux sont au programme. Pour qui ne les ont jamais vu, cela peut paraître impressionnant. Pour les autres, on essaye de joueur au jeu des différences. Et ces différences sont bien maigres et ne valent pas forcément le coup d'être relevées. Pour autant, Sunn O))) garde toujours un impact très fort sur les esprits. Et tant mieux, parce qu'on sent que c'est un petit peu leur dernier atout.

Après la semi déception Sunn O))) il fallait bien se rattraper avec Kvelertak. Après les avoir loupé lors de leur dernière venue au Hellfest, on s'était juré de ne pas faire une nouvelle fois l'impasse. Grand bien nous a pris, car Kvelertak ne fut pas en reste. Porté par un Erlend Hjelvik des grands soirs, Kvelertak n'apparaît pas comme un groupe spécialement novateur mais qui maîtrise parfaitement les arcanes d'un rock calibré pour passer une excellente soirée. Difficile de voir les choses autrement tant le groupe nous fait penser à pas mal de choses entendues dans les décennies du siècle dernier. Quand le groupe se met à jouer un morceau comme 1985, on ne peut décemment pas nier d'où ils tirent leur énergie. Pour autant, Kvelertak se donne et pas qu'à moitié. Et c'est bien cela qui est appréciable ici et qui imprimera tout le concert. On ne la fait pas à Kvelertak. Ce qui permet à tout à chacun de boucler la soirée avec la banane et c'est tout ce qui compte.

Crédits Photos : Fabien Pondard

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