.:.Compte Rendu de Concert.:.

Pochette

Hellfest 2016 journee 1 partie 7

1ère partie :

Le : 17-06-2016

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 20-09-2016

On en finit plus d'enchainer. Mais bon c'est pour la bonne cause et quand on nous dit que Killswitch Engage c'est à ne pas louper, on ne s'accroche à la Warzone comme le pire des parasites. Parce que oui, Killswitch Engage c'est tout à fait le genre de groupe qui peut se rendre incontournable. Et pendant près de 50 minutes fera en sorte de ne baisser dans l'estime de personne. Même si ils prennent un peu trop de temps entre les morceaux, les américains parviennent à convaincre sans trop de peine tout en se montrant drôle dans l'entre deux. Clairement, ils ne sont pas là pour se prendre la tête ou jouer les stars. Ils sont venus au Hellfest dans un esprit décontracté et pour prendre du bon temps. Cela se ressent à l'évidence mais Killswitch Engage a suffisamment de métier pour ne pas prendre les festivaliers pour des jambons. C'est suffisant pour que l'on partage avec eux cet instant qui célèbre leur dernier album Incarnate tout en laissant une belle part aux morceaux plus anciens. C'est donc un groupe en forme qui a évolué sur la scène de la Warzone, ce qui fut fort appréciable.

Sacred Reich. Ca y est. Les mastodontes sont de sortie mais le groupe de trash n'aura pas le droit de fouler les planches des Mainstages. C'est l'Altar qui leur donnera l'occasion de montrer qu'ils ont encore de quoi faire trembler le sol sous leurs pieds. Certes, l'équipe a vieilli et elle ressemble un peu à une bonne de vieux potes qui remettent le couvert le temps d'un concert sans qu'ils donnent l'image pathétique de rockers sur le retour qui croient encore avoir vingt ans alors qu'ils en ont trente de plus. Non, Sacred Reich sait aussi rester à sa place et va à l'essentiel, cherchant plus l'efficacité plutôt que le paraître et l'esbroufe. Efficaces, ils le seront donc et au vu de leur performance il aurait été malvenu d'aller en coulisse pour leur donner quelques leçons. Sacred Reich est aussi la preuve vivante que le metal est bien une musique qui est capable de bien vieillir. Chacune de leur saillie nous le rappelle très justement. Il était donc inutile pour eux d'en faire des tonnes.

Cette fois-ci on file vers la Mainstage pour assister à ce qui est devenu une sorte de classique au Hellfest à savoir Hatebreed. Et c'est sous le mode "best-of" que les américains ont choisi de venir, essayant de représenter l'ensemble de leur discographie, y compris leur dernier opus, The Concrete Confessionnal. Et ma foi, ce n'est pas plus mal. De toute façon, quel que soit le morceau joué, Hatebreed donnent tout ce qu'ils ont et rentrent dans la mêlée pour ne plus en sortir. Si jamais ils en sortent c'est que l'opposition est définitivement rincée. Pour le coup ce n'est pas au groupe d'avoir de la ressource mais bien au public afin de tenir le rythme qui leur est imprimé. Ce dernier relève le défi plutôt deux fois qu'une, ce qui incite naturellement Hatebreed à tenir la cadence. C'est un cercle vicieux mais nous sommes tous là pour ça. C'est repus qu'on ressort de la performance (en ce qui les concerne c'est difficile de parler d'autre chose) de Hatebreed. Pour autant il faut se remettre vite d'aplomb car la journée est loin d'être finie.

Volbeat nous rappellera très justement que décrocher quelques temps au VIP ou Kingdom of Muscadet c'est à coup sur louper quelque chose. Enfin presque, parce que si Volbeat avait été l'une des sensations de 2013, il n'était pas certain que ce soit encore le cas en 2016. Déjà, il y a trois, il s'était élevé quelques voix pour dire que Volbeat était surestimé même si on pouvait leur reconnaître une belle maîtrise. Le hic cette année c'est que les danois ne proposent pas grand chose de neuf mis à part les morceaux de leur dernier album. C'est déjà pas mal me direz vous et c'est toujours mieux que ces groupes qui se contentent de recracher leur gloire passée comme un cache misère qui masquerait une créativité réduite à une peau de chagrin. Non, Volbeat n'en est pas encore là. Par contre ce n'est plus un groupe qui parvient à surprendre. Cela reste carré, propre, sans fioritures mais l'impression que donne Volbeat de tourner un peu en rond revient régulièrement. Enfin, bon, on n'a jamais vraiment reproché à un groupe comme AC/DC d'avoir fait toujours la même chose pendant quarante ans. Volbeat reste donc dans les clous et reste droit dans ses bottes.

Crédits Photos : Romain Ballez

A voir également :

http://www.hellfest.fr/

?>