.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest 2016 journée 1 - partie 5

1ère partie :

Le : 17-06-2016

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 08-08-2016

Behexen, ça fait peur. Les finlandais sont de ceux qui, de par leur apparence, font tressaillir dans leur slip kangourou toutes les grenouilles de bénitier d'ici et d'ailleurs. Il faut dire que Behexen n'y va pas avec le dos de la cuillère et qu'ils ne sont pas réputés pour s'étendre sur une tendresse particulière. Et puis quoi encore ? Un groupe de black metal qui enverrait des petits cœurs ? Et puis quoi encore ? Non, Behexen est bien dans cette mouvance qui explore les recoins les plus sombres de votre âme. Et cela fait vingt ans que cela dure. Pour que cela puisse continuer il n'est pas question de lever le pied. Tout en théâtralité, Behexen imprimera un rythme démoniaque et ne laissera que peu de place au doute quant à leur capacité à plonger dans une noirceur métallique totale. Manque de chance pour eux, c'est un peu un moment creux et la Temple ne fait pas le plein. Ajoutez à cela une qualité de son un peu médiocre et vous aurez le sentiment que tous les efforts de Behexen sont un peu vain. Il n'en demeure pas moins que le groupe reste impressionnant et que son chanteur donne toute la mesure de sa puissance et de son charisme. Dommage donc pour eux de ne pas avoir pu attirer le gros des festivaliers.

Changement de décor avec Halestorm sur la Mainstage et ce dans un registre beaucoup plus classique et convenu. Il faut dire que les américains sont des adeptes du bon gros hard rock à la papa, très fort techniquement, avec une chanteuse tout en puissance et subtilité (et oui, les deux ne sont pas incompatibles) et qui est une véritable meneuse de foule. Dire qu'on passera un moment inoubliable est sans doute exagéré mais on ne s'ennuie pas pour autant. Alors oui, Halestorm est assez classique dans la forme mais cela reste du bon classique et personne ne pourra leur enlever ça et pour rivaliser avec une chanteuse comme Lzzy Hale, il va falloir se lever de bonne heure.

Pour autant ce n'est vraiment pour Halestorm qu'on était venu mais un peu plus pour Mass Hysteria dont on connait la capacité à soulever les foules, surtout au Hellfest. Docteur honoris causa du wall of death, Mouss, donnera de la voix pour motiver ce qu'il appelle les "furieux et les furieuses". En même temps, il n'en faudra pas beaucoup pour déclencher la foudre. C'est quasiment devenu une habitude pour eux. Mettre le feu partout où ils passent est un sacro-saint leitmotiv, nécessaire et salutaire. Tout comme le message hautement politique que Mass Hysteria fait passer qui est celui de la liberté, l'émancipation de tout populisme, des politiques mortifères et du merdier dans lequel on nous mets chaque jour. Mass Hysteria c'est un souffle. Celui de la libre pensée, du libre arbitre et de l'auto-gestion. Donc oui, Mouss et ses potes mettent le feu mais un feu qui n'est pas celui de l'anarchie dans le sens où le bon bourgeois bien assis dans son fauteuil et englué dans son confort l'entends. Mass Hysteria c'est une saine violence et encore une fois, ils en font la brillante démonstration.

Après la claque Mass Hysteria (parce que c'est en toujours une tant la débauche d'énergie est énorme) on revient à des considérations plus "terre à terre" avec Vader qui n'est pas là pour jouer les seconds couteaux. Ici, on est moins dans l'émotionnel et plus dans la technique. Et sur cette question, Vader se pose bien là. Ca joue, vite, bien, fort et ce dans tous les compartiments. Donc, non, Vader ne plaisante pas et tout leur set ne variera pas d'un iota sur ce point. De toute façon, leur réputation n'est plus à faire depuis le temps qu'ils tournent (1983...) et les amateurs de death et de trash auront su apprécier un groupe qui est aussi intransigeant que tranchant. Vader c'est du solide et on en attendait pas moins.

Crédits Photos : Romain Ballez

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