.:.Compte Rendu de Concert.:.

Pochette

Art Rock journée 3 - partie 2

1ère partie :

Le : 15-05-2016

Lieu : Saint-Brieuc

compte rendu proposé par Fabien et publié le 04-08-2016

C'est une ambiance un peu cosy qui nous attends à la Scène B avec Sage, ex-Revolver, qui tente une aventure solo. Derrière son clavier et accompagné de deux batteurs, Sage nous fait part de ses nouvelles chansons qui même si elles sont belles de manière globale ne masquent pas vraiment le manque d'interaction qu'il peut exister entre lui et son public. Ca casse un peu l'ambiance à vrai dire. Sage reste collé sur son siège, concentré et concerné par sa musique mais il manque un peu de chaleur. Certes, la musique jouée est belle et insiste sur une ambiance intimiste même si cela monte parfois un peu en puissance mais on a du mal à partager son implication toute particulière. Dès lors, on écoute poliment et on se dit que le faire sur disque était tout aussi suffisant. En soi, il a manqué un petit quelque chose pour que tout bascule et Sage ne l'a pas encore. En tout cas, ce ne fut pas notre sentiment.

Par contre, le feu sacré (si tant est qu'on puisse l'appeler comme cela), Feu ! Chatterton le possède et le transmet à qui veut bien le recevoir. Par contre, on se trouve à l'inverse de Sage. Musicalement, on ne trouve pas l'ensemble particulièrement folichon mais ils savent parfaitement mettre la chose en valeur voire à la surévaluer, porté par un chanteur hors norme, clairement habité et des musiciens au diapason. Ce qui aurait pu sembler complètement banal est ici transcendé et on se laisse porter facilement par le tourbillon déclenché. Il y a quelque chose de vraiment original chez eux qu'on ne rencontre pas à tous les coins de rue. Feu ! Chatterton soigne allègrement cet aspect pour mettre le public dans sa poche. Mais on doit comprendre que ce n'est pas un artifice. Cela fait parti de leur identité comme cette façon qu'à Arthur, le chanteur, pour parler à son auditoire, avec poésie et chaleur. En soi, ils méritent le succès qui est le leur et en les voyant on comprend pourquoi. Le moment passé avec eux est bon et intense. On ne regrette aucunement.

En parlant d'intensité il en sera aussi question avec Pone qui joue sur la Scène B. Pour résumer la chose, il emporte tout sur son passage bien aidé par un batteur fou et un autre acolyte au laptop et claviers. Il n'est question ici que de son, de musique folle, variée et qui prend aux tripes. Il n'est pas question d'autre chose. Pone n'en est pas à son premier coup d'essai. Il aime surprendre son monde et ici il ne s'en prive pas. En un mot comme en cent, le set de Pone est une véritable claque qui vous remet le cerveau en place (ou l'inverse selon comment on est disposé). On en vient presque à oublier tout ce qui a pu se faire sur les différentes scène de cette édition de Art Rock. Ce serait vraiment injuste pour les autres mais Pone frappe ici un grand coup. Et on en attendait pas moins de lui.

De retour sur la Grande Scène on s'attend à la grande messe indie-pop que doit nous délivrer Two Door Cinema Club. Et à ce niveau nous avons été servis. Le groupe qui a connu une célébrité fulgurante (notamment grâce au morceau What You Know) est devenu désormais une grosse machine prenant le haut de l'affiche dans tous les festivals où ils passent. Et ils se sont aussi donné les moyens d'y rester avec une scénographie adéquate mais aussi en gardant la fraicheur des premières heures. Le deuxième point est quand même plus essentiel que le premier. Il n'en demeure pas moins que, sur la foi des tubes passés et sur ceux à venir (un album est prévu pour la fin 2016), Two Door Cinema Club continue de battre le fer et qu'ils n'entendent pas vraiment laisser retomber la pression. Dans un grand show de lumières, Two Door Cinema Club captivent et s'emploient à ne pas être dans le faux semblant. Les britanniques sont au niveau et comptent bien y rester. Pas de déception donc, pas de syndrome de la grosse tête ou quoi que ce soit d'autre qui aurait pu laisser penser que le groupe serait (déjà) sur la pente descente. On est presque soulagé.

Crédits Photos : Fabien Pondard

A voir également :

http://www.artrock.org/

?>