.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest 2016 journée 1 - partie 4

1ère partie :

Le : 18-06-2016

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 02-08-2016

Un groupe comme Wo Fat n'est pas fait pour vous en mettre plein les mirettes mais bien plein les oreilles. Les américains vont à l'essentiel et bien souvent c'est amplement suffisant. Et de toute façon, ils ne sont pas là pour faire dans la dentelle. Wo Fat se garde bien d'être trop communicatif laissant leur musique parler pour eux. Délivrant un stoner doom à l'épaisseur adéquate ne mettent pas très longtemps pour mettre tout le monde d'accord. Alors oui, Wo Fat n'est pas le groupe le plus sexy du monde mais ça joue. Ca joue vite, fort, lourdement avec un Kent Stump bien en voix qui sait que tout cela suffit à faire un bon concert. Personne ne s'y trompe. Wo Fat est une valeur sure et et ils font tout pour que cela ne change pas. Dès lors, on s'en prends plein la tête mais c'est pour la bonne cause et on en reste baba devant la qualité de ce qui nous est balancé en travers de la tronche. Du top niveau et, franchement, on en attendait pas moins d'eux. On se dit alors que le Hellfest 2016 est parti sur de bonnes bases et on espère vraiment que cela continue.

On poursuit l'aventure avec All Pigs Must Die avec son chanteur des plus expressif qui rajoute un coup de pression au niveau de la Warzone. Même si une petite pluie fine a tendance à vouloir s'inviter cela ne décourage personne. De toute façon pour qui a vécu l'édition 2007 qui était une réelle épreuve au niveau des intempéries, ce n'est pas quelques gouttes qui vont faire reculer les festivaliers. All Pigs Must Die, n'en ont également cure et mettront un point d'honneur à mettre le feu à la Warzone. Pas question, donc, de préliminaires. Il n'est pas question de perdre du temps et les américains, renforcés par la batteur de Converge (et ça s'entendra et d'ailleurs chaque membre du groupe font partis d'autres formations d'importance), ne feront pas de quartiers. Bon set donc, avec un Kevin Baker très en verve et résolu à donner tout ce qu'il a. On continue dans la qualité et le haut niveau et c'est plutôt tant mieux même si on sait que le meilleur est encore à venir.

Ramesses maintenant. Et c'est à la Valley. Et ils auront fort à faire puisqu'on ne les attendait pas spécialement. Remplaçant au pieds levé Windhand, il fallait bien que les britanniques parviennent à mobiliser les foules. Si le groupe compte en son sein Mark Greening de Electric Wizard cela aurait du suffire à piquer la curiosité du public. Hélas pour eux ce ne fut pas vraiment le cas. Mais n'exagérons pas, la Valley n'était pas vide mais on pouvait se placer sans trop de problèmes. Il n'en demeure pas moins que les absents ont toujours tort et Ramesses, outre une certaine forme de classicisme (hormis la voix rauque et puissante de son chanteur Adam Richardson), saura tirer son épingle du jeu. Si le groupe ne laisse pas un souvenir impérissable, il ne rate pas non plus sa prestation gardant une belle attitude et délivrant un sludge/doom gras et puissant à souhait semblant sortir des catacombes. Franchement, on ne demandait pas plus et cela a suffit à notre bonheur.

Crédits Photos : Fabien Pondard

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