.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest 2016 journée 1 - partie 2

1ère partie :

Le : 17-06-2016

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 30-06-2016

La Warzone était devenue problématique victime d'un succès grandissant. Pour qui a vécu le concert de Body Count l'année dernière sait à quel point il fut difficile de s'extirper de l'endroit. La Warzone était devenu trop petite pour des aficionados de plus en plus nombreux. Longtemps considéré comme le vilain petit canard du Hellfest, la Warzone est devenue peu à peu "the place to be". On ne compte plus vraiment les moments légendaires qui ont eu lieu là bas. De fait, il fallait vraiment faire quelque chose avant que cela devienne invivable. Chose entendue puisque la Warzone a été complètement réaménagée et pas qu'un peu au point qu'elle est devenue méconnaissable. Agrandie et avec le bénéfice d'un nouveau décor qui accueille la statue dantesque de feu Lemmy, la Warzone est désormais le point de départ d'une nouvelle histoire.

Et c'est aux français de Cowards d'avoir la lourde tâche d'inaugurer ce nouvel espace. Mais bon, en général ceux qui passent à la Warzone ne sont pas des âmes sensibles et Cowards fera un set solide et sérieux. Voire même assez implacable. De toute façon, ils n'avaient pas le temps pour faire de longs discours. Cowards ouvre donc les hostilités et ils le font plutôt bien avec une belle attitude et des morceaux tranchants. C'est donc une belle entrée en matière que nous propose Cowards au point qu'on aurait aimé en voir un peu plus. Ca commence donc fort et personne ne s'en plaindra même si la Warzone ne fait pas encore le plein. C'est le matin aussi, faut pas déconner.

A la Valley si on a loupé Monolord (alors qu'il ne fallait pas parait-il) on s'est vite rattrapé avec Stoned Jesus. Et croyez bien que cela valait le détour. Les ukrainiens sont de vrais showmans et apparaissent frais comme des gardons. En un rien de temps le trio fait l'unanimité, leur stoner faisant merveille à chaque instant. Il n'y a pas à dire les ukrainiens ne loupent pas leur passage et nous gratifie d'une réelle performance scénique. Efficaces de bout en bout, Stoned Jesus marquera les esprits en variant les plaisirs montrant ainsi qu'ils ne sont pas le groupe d'une seule et même idée. Décidément, la journée commence plutôt bien et tend à confirmer que les choix de l'orga sont à la pointe de l'exigence. Pas de défaillance donc chez Stoned Jesus et on espère qu'il n'y en aura pas d'ici la fin du week end. On peut toujours rêver.

Retour à la Warzone pour un concentré de testostérone. Oui, parce qu'à voir le chanteur de Harm's Way, celui-ci ne se nourrit clairement pas à la junk food. Reste désormais à savoir si la musique des américains est aussi body-buildé que son remuant chanteur. Certes on ne fait pas dans la finesse ici. Vous connaissez un groupe de hardcore qui en fait ? Pas moi. Il n'en demeure pas moins que Harm's Way déploie l'artillerie lourde et ne fait pas semblant. Son chanteur ne cesse de bouger de droite à gauche, ne s'arrêtant que pour hurler dans son micro. Le reste du groupe est un peu plus statique, préférant prendre des poses plus classiques. Clairement, Harm's Way tente de s'imposer au forceps mais n'y réussit pas toujours. Qu'on se comprenne bien. Harm's Way fait parfaitement le job mais il ne parvient pas complètement à instiller le petit truc en plus qui ferait enflammer le public. Il ne manquait sans doute pas grand chose mais en sortant de leur concert on n'était pas spécialement déçu. Le sentiment d'avoir passé un bon moment était quand même là.

Crédits Photos : Fabien Pondard

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