.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Art Rock journée 2 - partie 2

1ère partie :

Le : 14-05-2016

Lieu : Saint-Brieuc

compte rendu proposé par Fabien et publié le 29-06-2016

On aime bien les gens un peu dingues. En général, ce sont ceux-là qui font les meilleurs concerts. Et avec Husbands on n'a pas été déçu. On y retrouve Kid Francescoli qui, pour une fois, ne jouera pas les premiers rôle et deux membres de Nasser et de Oh ! Tiger Mountain. Non, la véritable attraction est bien ce chanteur bassiste longiligne et fantasque qui enflamme en un rien de temps la Scène B. Il faut dire que leur musique s'y prête bien. Une électro-pop lumineuse et chaleureuse qui se diffuse comme un concentré de bonheur, tout en rondeur et en finesse mélodique. Husbands a ce petit grain de folie qui fait vite basculer les choses. Nous sommes bien avec eux. On pourrait même passer le reste de la nuit en leur compagnie que ça ne dérangerait personne. Et on le voit bien dans le public. La sauce a vite pris et le chanteur d'en rajouter histoire de ne pas faire baisser la pression. Le moment est donc plus qu'appréciable. On en redemanderait presque.

Retour sur la Grande Scène. Et pour une fois, on va y voir un bad boy. C'est l'instant JoeyStarr qui joue ici dans le cadre de Carribean Dandee, projet qu'il partage avec Nathy. On aime ou on déteste le personnage, capable du meilleur comme du pire, parangon d'une certaine indépendance mais ne s'étouffant pas en allant se compromettre dans La Nouvelle Star, sans oublier l'épisode de la mornifle adressée au navrant Gilles Verdez. JoeyStarr aime cultiver une image ambigue mais, clairement, il en est à un moment de sa vie où il peut se permettre de faire ce qu'il veut sans avoir à se justifier. En même temps, cela a toujours été un peu sa ligne de conduite. Ici, avec Carribean Dandee nous sommes loin de la téléréalité et on ne peut qu'admettre que JoeyStarr est un vrai showman. Nathy fait ce qu'il peut de son côté, sans démérité un seul instant et faisant même mieux que se défendre mais c'est bien JoeyStarr qui monopolise les regards. Cependant, il n'est pas question pour Nathy d'être le faire valoir de son célèbre acolyte. En fait, la formule a deux fonctionne plutôt bien, comme une bonne gifle. Dynamique, puissant, énergique, Carribean Dandee emporte tout sur son passage et ne fait pas de quartier. JoeyStarr regrettera que le temps qui lui était imparti était trop court. Visiblement, le bonhomme était chaud pour continuer et faire monter la pression. Même si musicalement on peut avoir un peu de mal, il faut admettre que Carribean Dandee a fait plus que le taf.

Détour à la Scène B pour voir Woodie Smalls pour une autre idée du hip-hop. Une idée peut-être un peu oldschool mais tellement éloignée de la chiasse organisée que l'on entends à longueur de temps sur les ondes hexagonales qui offrent un pont d'or à des tâcherons à la limite de l'analphabétisme. Woodie Smalls, clairement, c'est la classe qui redonne foi en un genre qui, trop souvent, se vautre dans la facilité. De fait, Woodie Smalls nous offre une leçon. Une leçon de savoir faire, de flow et d'intelligence. On en reste quasiment comme deux ronds de flan tant on ne croyait plus la chose possible. Bon, soyons honnête, on savait que celle-ci l'était, mais ça fait tellement de bien de le constater en live. Rien que pour ça, merci Woodie Smalls.

Crédits Photos : Fabien Pondard

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