.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest 2016 journée 1 - partie 1

1ère partie :

Le : 17-06-2016

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 28-06-2016

Hellfest mon amour, Hellfest pour toujours. On a peut-être un peu tendance à se répéter mais c'est tellement vrai. Il faut bien comprendre que le festival des musiques extrêmes est devenue une machine hors norme qui, d'année en année, ne cesse de grandir et de se transformer. Pour preuve ce nouvel aménagement de la Warzone et cette statue dédié à Lemmy Kilmister. Et quel autre festival est capable de vendre la quasi totalité de ses places avant d'annoncer le moindre nom sur l'événement à venir ? A notre connaissance aucun. Ce qui prouve l'intérêt quasi aveugle pour ce festival. Aveugle oui et non, parce que comme le dit Ben Barbaud, le Hellfest est un festival fait par des passionnés pour des passionnés et de ce fait tout y est fait pour que, d'année en année, ce soit un événement exceptionnel. Sinon, on ne pourrait expliquer pourquoi le Hellfest est sold-out des mois à l'avance et qu'il est l'un des rares festival encore en progression en terme d'affluence. En effet, ce n'est pas moins de 180 000 entrées qui ont été enregistrées pour cette édition si on compte les festivaliers, les invités et les professionnels (entendez les différents médias présents sur le site). C'est une augmentation de 7 % par rapport à l'année dernière. Le Hellfest ne semble pas s'arrêter dans son expansion et quand on voit Ben Barbaud, il en est encore le premier étonné. Même lui, ne pensait pas que cela prendrait une ampleur pareille.

En tout cas, pour nous, être accueilli une fois de plus au Hellfest est un vrai privilège mais cela ne veut pas dire pour autant que c'est la porte ouverte à toutes les complaisances. Une fois de plus sur 160 concerts, on n'aura pas pu tout voir et on a essayé de faire une sélection de ce que nous a paru être le mieux et sur ce qu'on pouvait aussi photographier. En effet, il faut savoir que certains groupes restreignent l'accès aux photographes pour x raisons. Un problème qui devient récurrent pour de plus en plus de tête d'affiche. Mais cette année, les restrictions ont été assez limités. On regrette seulement de ne pas pu avoir fait Rammstein ou Puscifer. Mais c'est la règle du jeu.

Ceci étant, pour nous, le Hellfest a démarré avec Delain sur la Mainstage. Un début en « douceur » avec ce groupe qui dans la lignée des Within Temptation (d'ailleurs l'un des membres de Delain est un ancien de WT) et de tous ces formations à tendance symphoniques. Charlotte Wessels mènera la barque de la meilleure des manières, bien servie par ses musiciens qui sont parfaitement au diapason. Delain n'a sans doute pas encore la stature de quelques uns de ses aînés mais il y a matière à creuser. Déjà fort d'une discographie de six albums, Delain renforce de jour en jour sa réputation. Son passage au Hellfest nous conforte en tout cas dans cette idée mais ils restent encore des outsiders par rapports aux grosses machines. Leur heure viendra.

Par contre, Moonreich sur la Temple, c'est d'une toute autre nature. En gros, ils feraient passer Delain pour une bande de hobbits en goguette et si par malheur ils devaient croiser leur chemin, ils ne leur feraient aucun quartier. Car oui, Moonreich, c'est du gros Black Metal bien comme il faut, saignant à point malgré quelques défauts techniques en début de concert. Pas très grave dans le fonds car les français vont assez bien remplir leur rôle d'ouvreurs en occupant l'espace et le temps impartis sans faiblir. Les choses commencent plutôt bien sous la Temple et on nous chuchote dans l'oreille qu'on ne sera pas au bout de nos surprises.

Tant qu'à faire, autant rester dans le coin avec les trasher allemands de Dust Bolt qui jouent sur l'Altar juste après Moonreich. Là encore changement de registre mais aussi plus remuant. Car, on s'en doute, Dust Bolt n'est pas là pour faire dans la dentelle. Pour autant, le groupe n'est pas non plus adepte d'une musique frontale bête et méchante. Si l'exercice mené est bien remuant et bien dans la tradition trash, on sent chez eux une belle maîtrise et une envie de faire les choses bien tout en se faisant plaisir. De mémoire, il nous semble que c'est leur premier venue au Hellfest. Si c'est bien le cas, l'examen de passage est réussi haut la main. Et c'est peu dire.

Finalement on se sent pas si mal sous les tentes des musiques sombres et brutales. Enfin sombres et brutales ce n'est pas spécialement là où excelle les irlandais de Cruachan. Eux, ils débarquent en kilt, pourpoint en cuir, et distillent un pagan folk metal qui vous fait danser la gigue jusqu'à plus soif. Il faut toujours qu'il y ait un peu de groupes de ce style sur la Temple. Ce n'est pas la charité que fait le Hellfest ici mais chacun a conscience que cela fait aussi parti de la culture metal et ce de manière à part entière. Et au vu du public qui s'est massé pour les voir, l'orga ne s'est pas trompé en les invitant. Solides, festifs, épiques, Cruachan remplit parfaitement le cahier des charges et ce sans contestation notable. Cruachan maintient la pression et c'est tant mieux.

Crédits Photos : Romain Ballez

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