.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Art Rock journée 1 - partie 1

1ère partie :

Le : 13-05-2016

Lieu : Saint-Brieuc

compte rendu proposé par Fabien et publié le 09-06-2016

Saint-Brieuc. Depuis 1983 se tient le festival Art Rock en plein centre ville et ce sur plusieurs scènes agrémenté d'un off plus que actif. Arrivé la veille de l'ouverture, il fallait bien se rendre compte de ce que cela pouvait représenter. Bien que toutes scènes soient déjà monté, on ne sent pas une effervescence particulière. Comme si tout cela était normal et que cela faisait parti du quotidien. Les seuls à s'affairer vraiment sont bien l'équipe du festival qui donne le dernier coup de main pour que tout se passe bien. Le briochin, pour lui, cela semble une journée comme une autre avec la pluie fine qui l'accompagne.

Art Rock c'est quatre scènes. La Grande Scène, la Scène B, le Forum et la Scène Métro. Il faut savoir, pour qui n'y est jamais allé, que certains concerts (en partie ceux du Forum et de manière intégrale sur la Scène Métro) sont en accès libre. Ainsi le festival a pu se targuer d'avoir eu pour cette édition 78 000 visiteurs sur trois jours dont 38 000 sur les concerts libres. Ce n'est quand même pas rien. Et ce dans un cadre plutôt sympathique, en plein centre ville autour de vieilles pierres qui côtoient les ensembles architecturaux plus modernes.

Le jour J, les festivaliers arrivent sans se presser à l'ouverture du festival. La pluie fine de la veille a miraculeusement disparue et on peut se diriger tranquillement au Forum pour assister au concert de Elk Eskape qui a la lourde tâche de lancer les hostilités. La salle se remplit peu à peu et le groupe joue a sans doute conscience qu'il ne fera pas le plein. Mais peu importe, il laisse développer son rock racé et aérien tout en jouant sa carte comme n'importe quel autre. Sans être totalement exceptionnel, on a senti Elk Eskape parfaitement concerné par ce qu'ils faisaient tout en rendant honneur à la délicate place qu'on leur a confié. On pourra toujours penser que ce n'était qu'une mise en bouche mais ce serait leur faire un peu injure car la musique lumineuse de Elk Eskape n'avait rien d'anecdotique. On se souviendra d'eux car le potentiel est largement là.

A quelques pas du Forum on se tourne vers la Grande Scène où l'on va retrouver la très bondissante Jain. Tout s'est accéléré pour cette jeune femme dont la carrière a connu un sacré coup de pouce grâce à Yodelice. Manifestement Jain est des plus à l'aise sur scène malgré qu'elle soit seule. Ce qui est certain également c'est qu'elle sait occuper l'espace qui lui est dédié. Elle bouge, courre, harangue la foule, joue avec elle et ne se laisse pas intimider par le grand nombre de spectateur. Une vraie professionnelle en somme, qui sait profiter du moment présent et qui a compris ce que devait être un concert avec le type de musique qu'elle délivre. La fraîcheur (autant que celle de sa musique d'ailleurs) de Jain fait donc plaisir à voir et on se dit que son succès actuel est on ne peut plus normal. Si certaines réussites sont tirées par les cheveux, celle de Jain ne souffre pas beaucoup de discussion tant elle maîtrise son sujet. Et sa performance ici à Art Rock nous fait que nous le confirmer.

Par contre, Balthazar qui succède à Jain a été un peu décevant. En effet, le début du concert est assez molasson et on ne les sent pas spécialement investis. En mode diesel, Balthazar met un peu de temps à se chauffer. Ils donnent même l'impression d'être un peu absent. Mais celle-ci finit par s'estomper et laisser place à la chaleur naturelle du groupe. Une chaleur qui aurait probablement mieux convenue à la salle du Forum qui aurait donné la pleine mesure de ce qu'ils sont capable de faire. Sur la Grande Scène, Balthazar n'est pas aussi à l'aise et semble parfois un peu forcer son talent. Un peu le cul entre deux chaises, le groupe fera la boulot comme on dit mais on a quand même un peu un arrière goût d'inachevé.

Après la semi déception due à Balthazar on arrive un peu tard pour voir Colorado. On arrive même sur la fin. Pas de quoi donc, porter un jugement définitif mais sur ce qu'on a pu voir on se dit qu'on aurait du décrocher de Balthazar pour voir le duo qui semblait ne pas faire de complexe particulier tout en faisant transparaître une joie communicative. Une prochaine fois, on n'hésitera pas à ne plus faire cette demi impasse.

Crédits Photos : Fabien Pondard

A voir également :

http://www.artrock.org/

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