.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest 2015 journée 3, partie 1

1ère partie :

Le : 21-06-2015

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 16-03-2016

Comme tous les ans on se dit que ce serait bien d'aller dès le matin le dimanche. Comme tous les ans, on se réveille à une heure indigne. Autant dire qu'on a loupé toute la matinée. Adieu donc les Terra Tenebrosa, Eths, Birds in Rows, The Haunted et autres. On avait qu'à se lever plus tôt. Enfin, on se demande si cela avait pu être possible tant on avait pris les deux jours précédents. En tout cas, on commencera ce dimanche qu'en début d'après midi avec Ne Obliviscaris. Visiblement les australiens sont plus en forme que nous. Heureusement, parce qu'on aurait été capable de leur jeter quelques gobelets en travers de la tronche. Ceci dit, il faut aimer le progressive metal. Dans le cas contraire, le temps qui était alloué à Ne Obliviscaris risque de vous sembler bien long. Certes la palette du groupe est très variée mais il faut savoir apprécier les longs développements. A vrai dire, on a un peu de mal à se concentrer et juger à sa juste valeur la performance du groupe qui, si l'on en croit les gens qui nous entoure à ce moment là ont une opinion des plus favorables sur la question. Soit. Nous n'irons pas à l'encontre de la vox populi car ce que l'on voit sur scène est plutôt positif. De la présence, de l'engagement, une bonne maîtrise. C'est juste qu'on est pas totalement convaincu par les morceaux, un peu trop long, surtout quand on vient de quitter les bras de Morphée. C'est un peu too much...

On espère être un peu plus réveillé pour voir les néerlandais de Carach Angren. Et il le faut bien pour apprécier pleinement le black metal symphonique du groupe. Clairement Carach Angren (nom issu de l'univers de Tolkien) se donne du mal pour attirer l'attention. En tout cas, Seregor, leur chanteur, multiplie les poses théâtrales pour rajouter un peu plus de saveur à la prestation des musiciens. N'allez pas croire que le reste du groupe soit complètement amorphe mais étant donné la technicité de la musique proposée, ils ne peuvent se permettre les fantaisies de Seregor. Evidemment, l'attention se porte sur ce dernier qui bouge quasiment sans cesse et se dépense sans compter au point de gâter méchamment son make-up. Les musiciens se prennent également une suée mais dans un tout autre genre. Il n'en demeure pas moins que la performance de Carach Angren est tout à fait plaisante et montre que la popularité grandissante du groupe n'est pas usurpée.

Pour le coup on file voir les vétérans mais non moins abrasifs Exodus. Et ici, pas de fanfreluches comparé à nos deux expériences précédentes. Exodus est clairement plus direct et son thrash/heavy metal fait certainement moins dans le détail que des progueux sur-maquillés. Il ne faut pas comprendre qu'Exodus manque de subtilité et soit fait pour des primates. Si vous le pensez et si vous tenez à la vie, évitez de le dire devant un parterre de metalleux. Conseil d'ami. Il n'en demeure pas moins que la performance d'Exodus est plus qu'appréciable, le groupe faisant plus que le show sur scène. Visiblement, Exodus avait bien sa place sur la Mainstage, ses morceaux tendus et puissants faisant merveilles sur une foule qui ne demandait que ça et qui a vécu ce moment à l'unisson avec le groupe. Bien que fondé en 1979, les américains tiennent donc encore la forme et n'ont eu sur cette édition du Hellfest de leçons à recevoir de personne.

Pour qui est habitué à être sous la Temple, voir Grave Pleasures a du faire grincer quelques dents et quelques oreilles. Oui, parce que les finlandais sont très loin de l'univers black, death metal et alii. Grave Pleasures fait dans le post-punk. Autant dire que la formation, anciennement connue sous le nom de Beatsmilk, a eu de la peine à trouver son public. Peu importe, Grave Pleasures a fait le job et ce plutôt bien. Les festivaliers, polis (on ne fait pas plus poli qu'une festivalier du Hellfest, il faut le savoir), leur feront un bon accueil mais personne ne criera non plus au génie. Au moins, ce passage aura permis au groupe de se faire connaître pas forcément au fait de leur existence. Même si ce n'est pas le groupe le plus brillant et original du monde dans ce secteur, Grave Pleasures a su abattre les bonnes cartes. C'est pas si mal, vu le contexte.

Crédits Photos :Romain Ballez

A voir également :

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