.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest 2015 journée 2, partie 6

1ère partie :

Le : 20-06-2015

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 17-02-2016

La journée touche à sa fin mais on n'a pas encore eu toute la décharge d'adrénaline que le Hellfest est capable de nous fournir. Et il aura suffit de jeter à nouveau un petit coup d'œil à la programmation de voir que ce qui nous attends va nous chatouiller plus qu'agréablement les tympans. Et il y a intérêt. Le Hellfest nous a tellement habitué à l'excellence qu'une contre performance d'un groupe, et à fortiori une tête d'affiche, serait pour le moins malvenu.

Direction donc la Valley pour voir l'homme au bandana géant, ex Kyuss à la carrière solo exemplaire. Certes, visuellement il n'y a pas grand chose à voir mais la simple présence de Brant Bjork, imposante et charismatique, suffit à elle même. Et, Grands Dieux, le bonhomme vit sa musique comme rarement avant lui. Bon, on exagère un petit peu quand même mais il faut bien reconnaître à Brant Bjork à captiver son monde avec des morceaux imparables et parfaitement exécutés. Le public, conquit d'avance, ne demandait d'ailleurs que ça et n'en attendait certainement pas moins. Brant Bjork, dont ce n'était pas la première venue à Clisson, fut alors fidèle à sa réputation en restant intense, virevoltant et accompagné par des musiciens de grande classe. Il n'y aura rien à jeter dans ce set impeccable qui confirme bien qu'il y avait une belle vie après Kyuss. Brant Bjork a encore frappé un grand coup et chacun de ses passages ici n'a fait que renforcer son statut d'icône du stoner moderne. Il va finir par être intouchable si ça continue.

Mais on n'a pas trop de temps à perdre car à la Warzone va enchaîner Body Count. BODY COUNT !!! Clairement le genre de groupe marquant que je ne pensais ne jamais voir. L'occasion était sans doute trop belle. Délaissant les derniers instants du concert de Brant Bjork (oui, je sais, c'est moche) je file à la Warzone histoire de ne rien louper. En fait, il fallait bien arriver en avance car celle-ci est bourrée à craquer et se frayer un chemin relève assez vite du parcours du combattant. Mais peu importe. Body Count en vaut largement la peine. Il n'y aura pas de tour de chauffe. Ice T et ses camarades enverront l'artillerie lourde dès le départ histoire de ne prendre personne en traître. Certes, ils ont tous vieillis et prennent leur temps entre les morceaux mais Body Count gardent haut la main la forme et toute l'intensité de ce qui a fait leur réputation. Il n'est dès lors pas difficile d'être comme un gosse devant ce groupe mythique et presque unique dans la scène metal. Pendant 50 minutes les américains ne feront aucun quartier et ce retour inespéré marqué par l'album Manslaughter est une véritable bénédiction. La claque est bien au rendez-vous. Magistral. Bien qu'ils aient joué beaucoup d'anciens morceaux (et surtout de leur premier album) c'est un moment qu'il ne fallait pas rater car il n'est pas sur qu'ils repasseront d'aussi tôt dans le coin.

Après une telle débauche d'énergie on décide de faire l'impasse sur Orange Goblin et Madball. Ce qui n'est pas rien. On revient pour ce qui va définitivement nous achever  : Triggerfinger. Et on a été loin d'être déçu. Les belges a la réputation d'être un groupe incroyable sur scène et preuve nous en a été faite en ce samedi soir. Trois personnages hors normes, un batteur surtout qui ferait faire pâle figure à celui du Muppet Show. Tout est dans la démesure, la folie pure, le rock dans tout ce qu'il a d'énergique, de fou, d'exutoire. Triggerfinger en joue, en surjoue même jusqu'à croire qu'ils en font un peu trop. Mais en fait, non, le groupe est juste lui même, allant jusqu'au bout de lui même, de ses propres forces. Triggerfinger c'est une force incroyable sur scène qui vous retourne comme une crèpe en deux temps, trois mouvements. Les membres du groupes sont pourtant assez différents dans leur approchent mais ils se complètent, remplissant chacun leur rôle sans faire de calcul précis. Honnêtement, je ne m'attendais pas à une telle débauche et cela dépasse la simple bonne expérience scénique. Après Triggerfinger, il était opportun de ne rien voir d'autre. Il y avait bien Biohazard, Venom ou Marilyn Manson mais on aurait été immanquablement déçu. Il ne nous reste plus qu'à rentrer dans nos pénates et attendre tranquillement le lendemain. Triggerfinger nous a achevé...

Crédits Photos : Fabien Pondard

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