.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest 2015 journée 2 - partie 5

1ère partie :

Le : 19-06-2015

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 11-12-2015

Certains prétendent que de ne pas avoir de Rollex à un âge donné c'est avoir raté sa vie. Certes c'est n'importe quoi mais en ce qui concerne un concert de Killing Joke c'est peut-être un peu plus vrai. En soi, c'est assez incontournable rien que pour la figure charismatique qu'est Jaz Coleman. Et il faut bien dire que le groupe tourne principalement autour de sa personne même si Geordie, et Youth (Paul Ferguson est absent) ne sont pas des faire valoir, Coleman a tendance à vampiriser l'attention. Pour autant, le groupe n'aurait pas duré aussi longtemps si il n'y avait que Jaz Coleman. Killing Joke c'est aussi des morceaux imparables et tranchants qui ont l'insigne avantage de ne pas vieillir d'un iota. Et les voir à nouveau sur scène en est une preuve suffisante. Intense, incantatoire, puissant, Killing Joke montre qu'ils sont toujours dans le haut niveau. D'ailleurs leurs dernières livraisons discographiques nous l'avaient confirmé. Là où d'autres groupes s'obstinent à continuer une aventure musicale qui ne rime plus à rien, Killing Joke continue d'étonner son monde, réaffirmant à chaque fois son statut d'outsider magnifique et qui tout au long de son vécu n'a jamais la pute. Voilà donc une formation qui est sans concession et parfaitement intègre. Et bien que les britanniques aient souffert de la concurrence de Body Count au même moment sur la Warzone, Killing Joke, impressionnant, a bien donné l'un des meilleurs set de la journée.

Et on ne pourra pas en dire autant de ZZ Top qui leur succèdent sur la Mainstage. Les texans savent toujours imprimer la même force à leurs morceaux, les plus connus tant qu'à faire, mais visuellement cela reste plus que limité. Alors certes, cela fait plaisir de les voir mais cinq minutes pas plus. Au-delà on commence à avoir les pieds qui s'enfoncent dans le sol. Au-delà de ça, on avance en terrain connu, sans plus de fantaisie et ce n'est pas les quelques écrans ajoutés pour l'occasion qui vont changer grand chose. De fait, on peut bien s'asseoir et prendre le temps de siroter une bière tout en écoutant le jeu infaillible de ZZ Top. Parce que bon, sur scène, il n'y a rien à signaler de plus...

Après le set des papys Brossard du metal venait la grosse attraction de la soirée : Faith No More. Mais comme nous n'avons pas eu le droit de faire de photos (ce sont des choses qui arrivent hélas) nous nous sommes rabattus sur Mayhem. Pas sur que l'on ait gagné au change mais bon. En tout, il faut bien savoir que Faith No More n'a pas déçu. Pour une reformation, ça valait son pesant de cacahuètes. Quoi qu'il en soit, on a aussi vu Mayhem et il valait mieux pour eux qu'ils fassent un set bien meilleur que celui de 2011 qui en a déçu plus d'un. Manifestement, Mayhem est revenu à un style plus direct et frontal qui ne peut laisser personne indifférent. Attila Csihar sera le parfait instrument de cette résurrection quasi inespéré. On disait Mayhem en perte de vitesse. Après ce passage sous le signe du rouleau compresseur, on aura pu constater qu'il n'en est rien. Mayhem fait encore parti des pointures ce qui ne fera certainement pas plaisir aux quelques intégristes religieux qui s'acharnent encore à tempêter contre le festival...

Et pour bien finir la soirée, autant aller se retourner la tête avec les massifs Obituary. Eux aussi, tiens, n'ont pas déçu. Les américains vont, en effet, justifier leur statut et pas qu'un peu. Massifs, ils l'ont été pendant tout le concert et ce sans faiblir. Si le groupe prenait son temps pour enchaîner entre les morceaux (sans que ce soit scandaleux non plus), il montrera toute l'étendu de sa force. Intraitable, Obituary ne fera donc pas de quartier. Bien remplie, l'Altar finira donc en beauté cette seconde journée. On aurait même pu s'arrêter là tant la claque donnée par Obituary a été forte. Certes, après il y avait Venom. En même temps, il y avait Scorpions. Autant dire qu'on n'a rien loupé d'extravagant. Sous la Valley il y avait Triggerfinger... Ah oui, merde, faut y aller... On délaisse Obituary avec regrets car le show est vraiment dantesque et impitoyable. Snif...

Crédits Photos : Romain Ballez

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