.:.Compte Rendu de Concert.:.

Pochette

Hellfest 2015 journée 2 - partie 3

1ère partie :

Le : 20-06-2015

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 02-10-2015

Altar, 16h50. C'est le plein cagnard. Et ce n'est pas avec Onslaught qu'on va apaiser les esprits ou que l'on va prendre une bouffée d'air frais. Non, Onslaught n'est pas un groupe qui aime faire des câlins et on le comprend très vite. Tu veux suer mon coco  ? Onslaught est le groupe qu'il te faut. Pas de demi mesure, les britanniques envoient la sauce dès les premières notes provoquant divers mouvements de foule. Technique, brutalité, rapidité, chanteur en verve et soli de guitare intransigeant font que ces quarante minutes passent à la vitesse de l'éclair. Bien que le groupe prend son temps entre chaque morceau (quoique...), la tension ne retombe aucunement. Onslaught ne lâche pas sa proie et il est hors de question que le groupe fasse les choses à moitié. Malgré un jeu de scène presque inexistant (on ne compte pas le chanteur qui se donne corps et âme), Onslaught tout ce qu'ils ont (et ce n'est pas rien) dans l'intensité de leur musique. A ce niveau là personne ne pouvait être déçu. A voir les mines ravies des festivaliers il était difficile de penser autrement. Onslaught ne loupe donc pas son passage et Sy Keeler en était parfaitement conscient en le faisant réagir autant qu'il le pouvait. Aucune déception donc...

Par contre pour Airbourne, ce qui devait être une grosse fête, leur concert a été gâché par des problèmes techniques, amputant d'une bonne partie le show des australiens laissant le public, ultra nombreux, ainsi que le groupe dans l'incompréhension et la stupeur. Une fois le problème réglé, le groupe reprendra comme si rien ne s'était passé. Airbourne, le genre de groupe fait pour les grosses affluences. Il n'est pas étonnant qu'on dise d'eux qu'ils sont les nouveaux AC/DC. Même type d'énergie, même sens du show, œuvrant dans un sillage quelque peu similaire, le parallèle n'est pas complètement idiot. Et à défaut d'avoir Angus Young et ses camarades, on a Airbourne. C'est mieux que rien et on dira même que Airbourne n'est pas un choix par défaut. Le groupe a parfaitement sa place sur la Mainstage et au vu de l'affluence il est difficile de dire le contraire. Et c'est aussi sur ce type de concert qu'on voit que le site même du Hellfest a atteint ses limites. Airbourne fait carrément le plein et même plus. On ne voit même plus la pelouse, ou ce qu'il en reste et ce quasiment à perte de vu. Mais là n'est pas le plus important. Airbourne, malgré les petits problèmes techniques, et croyez bien que cela a jeté un gros froid dans l'assistance, la wallabies s'en sont fort bien sortis, faisant largement honneur à leur réputation. Honneur qui, pour le coup, est sauf. Ouf...

Pas facile pour L7 de passer après. Mais bon, quand même, L7, cela reste une attraction. Groupe culte (si, si, quand même), cette reformation était pour le moins inespérée. Et le moins que l'on puisse dire est que L7, avec son line-up d'origine tout de même, est très loin d'être ridicule. Bien au contraire. Certes, on ne s'attendait pas à ce qu'elles soient au niveau d'il y a vingt ans mais Donita Sparks et ses comparses ont délivré un set qui tient très largement la route. Mieux, on ne les a pas trouvé fatiguées ou ravagées au point qu'elles se comportent comme des grand-mères. Non, L7 a toujours de l'énergie à revendre et, somme toute, on s'en voit plus que ravis. On avait peur au désastre, à la performance mollassonne et sans intérêt. L7 nous a vite fait mentir et enchaîneront les morceaux de leurs différents albums avec une belle fraîcheur. Certains mythes du rock ont la peau dure et c'est tant mieux.

Crédits photos : Romain Ballez

A voir également :

http://www.hellfest.fr/

?>