.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Motocultor 2015 journée 1, partie 1

1ère partie :

Le : 14-08-2015

Lieu : Saint-Nolff

compte rendu proposé par Fabien et publié le 26-08-2015

Le Motocultor. Certes, ce ne sont pas les mêmes moyens que le Hellfest, c'est plus petit, il y a moins de groupes, moins de scènes (bien qu'ils en aient rajouté une cette année) et moins d'espace. L'avantage c'est qu'il y a aussi moins de monde et qu'on respire un peu mieux. Tout le monde vous dira qu'il y a un côté plus convivial au Hellfest mais, quoi qu'il arrive les deux festivals ne boxent pas dans la même catégorie. Sont-ils concurrents pour autant  ? Pas du tout. Ils sont même complémentaires. Pour autant, si le Hellfest a assuré ses arrières pour un bon moment, le Motocultor en est encore à se poser la question de sa survie. Il n'est pas aisé d'être un festival de moindre envergure par les temps qui courent. Bien que le festival ait encore attiré 22 000 personnes en trois jours (ce qui est loin d'être ridicule) celui-ci serait bien en peine de se projeter sur le long terme. Le Motocultor peut compter sur des fidèles et sur une programmation qui d'année en année s'étoffe et parvient à attirer de grosses pointures. Encore pour cette édition, on aura le droit à Sepultura, Tryptikon, Eluveitie, Opeth, Aborted, Solstafir, Sodom, Tankard, God Seed, Trivium, Kataklysm, Septicflesh... Cela valait bien que l'on fasse le déplacement.

La seule petite ombre au tableau c'est la météo. On sait qu'il va pleuvoir et on n'a pas spécialement envie de vivre ce qui s'est passé au Wacken cette année. Enfin, je suis peut-être le seul avec les autres photographes à craindre ce genre de péripéties. On verra bien et on fait déjà l'expérience de la pluie en attendant que les portes s'ouvrent. Et celles-ci ne s'ouvriront pas à l'heure prévue. La faute à quoi  ? On ne sait pas trop. Sans doute à cause de certains décalages au niveau de la prog. En soi, on devait commencer par Psykup. Mais ceux-ci ont été décalé un peu plus tard dans la journée et c'est bien par Nesseria et Belenos que l'on va entamer ce cru 2015. On attend donc sous un pluie fine qui ne dérange pas grand monde dans le fonds mais on patientera au moins ¾ d'heure avant que les portes s'ouvrent. Une fois ouvertes les lieux seront assez vite investis.

Ce sont donc bien trois scènes qui vont accueillir les groupes cette année. Des scènes dont les doux noms font honneur au festival : Dave Mustage, Suppositor Stage et la Massey Ferguscène. On y verra même un «  pipicultor  » pour les envies pressantes de ces messieurs.

On commence donc par Nesseria qui a sorti les vêtements de pluie pour ne pas trop subir le temps pour le moins humide. Ceci dit ce n'est pas pour cela que les français joueront à moitié. Bien au contraire. Ce ne sont pas quelques gouttes d'eau et une température en berne qui vont les faire plier. Bien au contraire, Nesseria va essayer d'enflammer le public pas encore très nombreux mais aussi motivé qu'eux. Le combo a la lourde tâche d'ouvrir le festival et s'en acquitte plutôt bien malgré des conditions assez moyennes. Ils envoient du lourd comme on dit sans donner l'impression de flamber. Nesseria c'est du sérieux comme dirait l'autre. Et de toute façon ce n'est pas le genre de groupe à faire dans la demi-mesure. Les débuts sont donc bons sur la Suppositor Stage.

A l'inverse et au même moment, on est resté un peu sur notre faim avec Belenos sur la Massey Ferguscene. Non pas qu'ils étaient à côté de leurs pompes mais bien parce qu'on n'a pas ressenti la même énergie qu'avec Nesseria. Certes ce n'est pas le même registre, certes Belenos n'est pas un groupe connu pour sauter dans tous les sens et leur musique est plutôt dans une veine sombre, brutale et mélancolique (non ce n'est pas incompatible). En soi c'est assez raccord avec le temps maussade de ce début d'après midi. Et, au moins, le groupe a ce courage de jouer dans son apparat habituel. On les aurait mal vu, de toute façon, arriver en k-way... En tout cas, Belenos est, assez fidèle à eux même. Un set sans chichis et bien dans la tradition black/pagan. Classique.

Croyant qu'on allait voir Gutalax, c'est bien Psykup que l'on va voir sur la Dave Mustage. Les métalleux porcins de Gutalax n'ayant pas pu arriver en temps et en heure (ils joueront finalement le dimanche) c'est Psykup qui comble le trou. Et là, franchement, c'est bien la première bonne grosse claque de la journée. Groupe atypique parce qu'il n'hésite pas à sortir des sentiers battus, Pyskup ne met pas longtemps à mettre le feu aux poudres. Avec un concert débridé, le groupe imprime le rythme parfait pour tous les festivaliers. Certains mêmes se demandent d'où peuvent bien sortir ces hurluberlus. D'autres se posent moins de questions (et ils ont bien raisons) et entrent entièrement dans la chevauchée sauvage de Psykup. Et pourtant, il fallait se motiver car la pluie ne cessait de tomber et il ne semblait pas avoir d'accalmie à l'horizon. De quoi refroidir les ardeurs. Visiblement, Psykup a fait plus que le job et c'est fort heureux, car on en avait tous besoin.

Il nous faudra pas plus d'une minute pour rejoindre la Massey Ferguscène. La circulation se fait assez facilement ce qui n'est pas négligeable. Mais ce n'est pas ce qui nous intéresse le plus mais bien de voir les remuants Birds in Row. Et à ce niveau on ne sera vraiment pas déçu. Birds in Row, comme à chacun de ses concerts d'ailleurs, se donnera corps et âme, sans calculer. C'est l'avantage de la jeunesse, le groupe fonçant tête baissée et semblant emporter tout sur son passage quitte à parfois laisser l'impression de quelque chose d'un peu brouillon. Pour autant, on ne peut pas nier que Birds in Row soit un groupe qui ait de la gueule sur scène. C'est surtout grâce au chanteur, plein de rage, et à un bassiste au bord de la crise de nerfs que Birds in Row parvient à tout emporter sur son passage. Le batteur n'est pas en reste mais, de part sa position, il est un peu en retrait. Pourtant il se démène et n'est jamais neutre, se mettant dans les pas de ses deux comparses. Explosif.

Crédits Photos : Fabien Pondard

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