.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest 2015 journée 1 - partie 4

1ère partie :

Le : 19-06-2015

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 07-07-2015

En même temps que la chaleur, la pression (sans mauvais jeu de mots...) monte au Hellfest, sur toutes les scènes et notamment sur la Warzone. Après la petite déception Despise You, on attend un peu plus de Twitching Tongues. Clairement les américains vont vite faire oublier ceux qui les ont précédé et pas qu'un peu. Le groupe des frères Young, sans être des génies du genre, mettra tout le monde d'accord en deux temps trois mouvements. Avec le hardcore, ça passe ou ça casse et au vu des mouvements de foule, Twitching Tongues aura su être convaincant. Il faut dire que le groupe était particulièrement en forme et n'a pas laissé l'occasion de se faire remarquer, jouant au passage un morceau de leur nouvel album à venir. Même si ils ne sont pas le groupe le plus virevoltant du monde, ils ont montré une belle agressivité tout en évitant les redondances du genre. Dans le fonds, Twitching Tongues nous rassure. On avait un peu peur que Despise You n'ai jeté un sort à la Warzone avec des concerts en demi-teinte. Finalement, ils ont bien relevé la barre. En même temps, il n'y avait pas trop de mal. Twitching Tongues a remis les pendules à l'heure. On peut enfin serrer les dents et lever le poings.

On monte aussi d'un échelon (voire de plusieurs) sous la Valley avec Truckfighters. Ils étaient déjà passé en 2013 mais on s'en fout puisqu'on les avait loupé. Devoir de rattrapage donc. D'après ce que l'on a entendu dire, Truckfighters avait mis une bonne claque à l'assemblée de la Valley à une heure plus matinale. Les choses auront-elles changé deux ans plus tard  ? Et bien non, pas vraiment. Truckfighters, mené par les deux déglingos Oskar Cedermalm et Niklas Källgren, ne se sont pas calmés et mèneront les débats avec force détermination et sans se prendre vraiment au sérieux. Les suédois ont le sens du show, de l'harangue et de la débauche d'énergie. Ils enfoncent le clou et ne semblent pas être rassasiés. Leurs morceaux prennent alors une dimension qu'ils n'avaient pas forcément sur disque. Ils les magnifient sur scène et Truckfighters confirment qu'ils sont plus à l'aise sur les planches même si leurs disques sont tout à fait délectables. Du bonheur, simplement du bonheur à l'état brut. On se dit que la journée est véritablement lancée et que tout ce qui a précédé (peut-être à l'exception de Bölzer) n'étaient que de simples apéritifs.

La question est désormais de savoir si Defeater sera capable de faire mieux ou aussi bien sur la Warzone. En fait, on s'en fout un peu. On prend les concerts comme ils viennent sans espérer à chaque fois le coup de génie.Et de coup de génie il n'y aura pas vraiment mais Defeater est un groupe qui se défend plutôt bien sur scène et vaut même un peu plus que la moyenne. Sans doute à cause d'un chanteur au four et au moulin et de musiciens réellement investis. Defeater saura aussi ne pas être dans le frontal tout azimut, prenant le risque de jouer des morceaux plus «  apaisés  » mais aussi plus travaillés que ce que le hardcore basique propose généralement. Finalement, Defeater est un bonne surprise, peut-être pas de celle qui feront le plus plaisir aux purs et durs mais les américains ont su faire varier les plaisirs sans dénaturer vraiment l'esprit du genre. Belle performance donc.

Retour à la Valley pour Orchid avec leur classic-rock tout droit sorti des seventies. Oui, parce que quand on les écoute on ne peut pas dire autrement et c'est une tendance qui s'est largement développée cette année. Pas mal de groupes du même gabarit de Orchid sont déjà passés au Hellfest. Un Hellfest qui est loin d'avoir épuisé le filon d'ailleurs. Quoi qu'il en soit, Orchid investi la Valley et ce n'est pas pour faire du rock de babouses. Exit, donc, les fleurs, la philosophie hippie obsolète de nos jours et la musique de feu de camp. Non, Orchid, ce sont bien les riffs lourds, les solis épiques, le chant puissant, les mélodies qui sentent bon le fin fonds de l'Amérique. Orchid, dans cette veine impressionne au point même de faire presque oublier ceux qui, les années précédentes, s'étaient pointés au Hellfest en essayant, comme eux, de faire ressortir les vieux démons rock'n'rollesques du passé. Bon, on exagère un petit peu mais il indéniable que Orchid fait une très bonne impression au public de la Valley venu en masse. C'est comme un retour aux sources et ça fait énormément de bien.

Crédits Photos : Fabien Pondard

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