.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Hellfest Journée 1, Partie 8

1ère partie :

Le : 20-06-2014

Lieu : Clisson

compte rendu proposé par Fabien et publié le 03-04-2015

Soyons clair, Pro Pain ce n'est pas forcément le choix du cœur mais il n'est pas pire qu'un autre. Et surtout, ça fait parti des classiques désormais. Et puis, il fallait en profiter, Pro Pain n'est pas encore sur la pente descendante. Cela viendra, fatalement. Gary Meskil et ses sbires sont encore dans le bon wagon. Leur passage à la Warzone en a été la preuve même s'ils n'ont pas été le groupe le plus marquant de la journée, loin s'en faut. Ce qu'on ne pourra pas leur enlever c'est d'avoir été efficace, sans fioritures, bien dans les codes mais, et c'est que l'on a pu regretter, sans folie particulière, sans débordement ou de réelle mise en danger. Pro Pain a fait le taf comme on dit et ne s'est contenté que de ça. On a senti que l'envie était encore là, que l'exécution des morceaux se faisait avec application et détermination. Pourtant, malgré leurs qualités, Pro Pain n'a fait qu'un set honnête qui, sur le moment, pouvait faire plaisir mais ne restera pas forcément dans les annales du festival. C'est dommage, on attendait peut-être un peu mieux d'un groupe qui a toujours bonne réputation malgré tout.

La semi-déception ne sera que de courte durée puisqu'à suivre Walls of Jericho investira les lieux avec la tourbillonnante et body-buildée Candace Kucsulain dont on ne sait où la transformation musculaire va s'arrêter. Alors qu'ils avaient eu le droit à la Main Stage lors de leur précédent passage, les américains se retrouvent donc à l'ambiance plus cosy mais pas moins dévastatrice de la Warzone. D'ailleurs, l'impression donnée par le groupe est que quelle que soit la scène celui-ci donne le meilleur de lui même. Bien sur et comme d'habitude, l'attention se focalise sur l'impressionnante rousse qui met en avant son imposante et sculpturale carrure. L'erreur serait de s'arrêter à ça car, bien évidemment, l'intérêt de Walls of Jericho ne réside pas uniquement en sa chanteuse. Le groupe est bien en place et ne laisse rien au hasard. Le grain de folie, reste à la charge de l'incendiaire Kucsulain. En gros, Walls of Jericho, à son aise, nous livre une fois de plus un set à vous péter la mâchoire. C'est devenu une habitude et c'est tant mieux.

A suivre, on va retrouver Electric Wizard dont on avait déjà croisé la route sur une édition précédente. En 2011, plus exactement, avec un show un peu plus brumeux. Ici, exit les fumigènes (enfin beaucoup moins) mais on a gardé les films en arrière plan. Là où en 2011 Electric Wizard faisait passer des films gothiques de cinéma de quartier (petit clin d'œil à Jean-Pierre Dionnet), le groupe choisira une imagerie plus psychédélique à la limite du dégoût. Pour autant, ce n'est pas vraiment ce qui nous intéressera. Bien évidemment, notre attention va se fixer sur le groupe qui écrasera tout sur son passage, dégageant une aura qui ne connaît que peu d'équivalent. Voilà donc un groupe qui sait parfaitement explorer les abysses sans donner dans le sensationnel de pacotille ou le grandiloquent.

Godflesh maintenant et ce pour bien finir la soirée avec le groupe qui a eu le moins de chance avec le Hellfest et qui continue à ne pas en avoir. Leur précédente venue avait été entachée par de gros problèmes techniques ce qui avait réduit considérablement le set du duo. Cette fois-ci, le groupe a du repousser son passage à une heure plus tardive à cause de problème de locomotion. Jusqu'au dernier moment on a bien cru qu'ils ne monteraient jamais sur scène. Heureusement, Dieu Metal est avec nous et c'est une lumière rouge sang que Godflesh imposera sa présence sur les planches de la Valley derrière un décor pour le moins spartiate. Les deux comparses sont fidèles à eux mêmes. Sous une attitude tout en tension, G.C.Green est à la limite de l'impassibilité alors que Justin Broadrick hurle dans son micro de la manière la plus expressive possible. Quoi qu'il en soit, Godflesh reste Godflesh et même s'il n'y a pas de grosse surprise, on se prend une bonne charge en pleine figure. Inimitable, jamais personne n'est arrivé à leur cheville depuis qu'ils existent et dans le registre où ils officient. Ce soir là, il y avait bien Godflesh et les autres. Plus de 25 ans après leurs débuts, le doute n'est plus permis.

Crédits Photos : Fabien Pondard

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